Victor a écrit :
T'avoueras que pour être encore coco en 2016, faut en tenir une sacrée couche !
Tu as lu quelques livres de Soljenitsyne ?
Tu faisais quoi à la fin des 70s et au début des 80s ?
Merde quoi ,à la fin. On vous a tellement bourré le mou que vous n'avez rien vu ?
Non, même sous la torture je n'avouerai pas...
J'ai lu "Une journée d'Ivan Denissovitch" et "L'archipel du Goulag" et n'en ai gardé que de vagues souvenirs.
Un Russe blanc 40 ans après, nostalgique de la Russie tsariste.
J'étais bien opposant mais pas comme lui, pas du même bord.
Non, le communisme, ce n'est pas ça.
Je n'avais pas besoin de lui pour découvrir les crimes du Stalinisme...que je connaissais avant que le premier de ses livres ne soit traduit et publié en France.
D'autres auteurs, comme Trotsky, Victor Serge, et bien sûr les témoignages sur les camps, comme Vorkuta.
Ou des procès comme celui décrit par "L'aveu" d'Artur London, vu au cinéma ensuite.
A la fin des années 70, je faisais mon service militaire mon cher, et ensuite je suis devenu ouvrier sans qualification, manoeuvre (on disait OS), quoi...et j'ai découvert les joies de l'exploitation du travail. D'abord du travail intérimaire, assez varié, puis un CDI.
Ca a été l'occasion de rencontres décisives.
Mais de toutes façons, il y avait eu l'intervention en Tchéquoslovaquie en 1968.
J'étais déjà assez grand pour comprendre que c'était grave.
Je n'oublierai jamais les regards désespérés des gens (sur les photos) qui tentaient de parler aux tankistes de l'Armée Rouge.
Et je lisais, écoutais beaucoup (de façon critique, mais avec respect) les anciens qui avaient vécu par eux-mêmes les événements.
Je n'ai pas tardé à découvrir qu'il y en avait eu une autre en Hongrie en 1956.
C'est bien plus tard que je suis devenu trotskiste sans passer ni par la case PCF, ni par la case PS.
On n'a pas eu le même parcours, vous et moi.
Mais je me demande si vous oseriez dire à cette dame, face à face, ce que vous avez dit d'elle.
Colonisation: tête de pont de la barbarie dans une civilisation d'où, à n'importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation. Aimé Césaire "Discours sur le colonialisme"