Victor a écrit :
Ne vois-tu pas que la CGT ne s'inscrit pas dans le projet de société français ?
Un projet de société apaisée, avec un dialogue social à l'Allemande et des syndicats de concertation obtiennent des résultats tangibles ?
Que la CGT, est à l'opposé de cela ? Quelle est un syndicat politisé, obnubilé par "la lutte des classes", le "mouvement ouvrier" et autres vieilles lunes marxistes. Que le but de la CGT n'est pas défendre les salariés et ses adhérents mais de promouvoir des idées politiques révolutionnaires marxistes.
La preuve, toi le pur marxiste à l'ancienne comme on n'en fait plus, où es-tu syndiqué ? à la CGT !
Où est-il, le projet de société "français"?
A part dans vos fantasmes, bien sûr!
Dans les programmes électoraux des partis qui mentent pour être élus?
Un dialogue social, Ã l'Allemande...
C'est VOUS (et vos semblables SEULS) qui rêvez de cela.
En fait d'apaisement en Allemagne, le taux de syndicalisation (déjà loin d'être majoritaire) recule tandis que le nombre de jours de grèves augmente.
Taux de syndicalisation allemand 25,3 % en 1999, actuellement 18 %.
http://www.clesdusocial.com/les-taux-de ... -en-europe
Mais en général, le taux est en recul depuis quelques années dans la plupart des pays. Par exemple, le DGB a perdu 48 % d’adhérents depuis le début des années 90.
Le nombre de jours de grève a été multiplié par plus de cinq par rapport à l'année précédente. La faute à de gros conflits comme celui chez Deutsche Post.
L'Allemagne, pays aux relations sociales traditionnellement plutôt paisibles, a connu en 2015 son année la plus chargée en grèves depuis 10 ans, avec deux millions de jours de grève, à cause de plusieurs gros conflits.
http://www.lesechos.fr/03/03/2016/lesec ... 10-ans.htm
Il se pourrait bien que vous deviez bientôt devoir aller chercher ailleurs un autre "modèle".
La société française apaisée?
Mais savez-vous de quoi vous parlez?
Le Medef est à l'offensive, tente d'augmenter son pouvoir de disposer du travail ET DE LA VIE des gens comme bon lui semble, augmente le chômage et la misère et vous voudriez la paix?
Mais c'est la lutte des classes!
Que disait Denis Kessler (2nd du Medef) en 2007, en comptant sur Sarkozy pour faire le boulot?
Et qui explique d'ailleurs très bien tout son quinquennat.
https://blogs.mediapart.fr/republicain/ ... mme-du-cnr
Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s'y emploie.
Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme...
A y regarder de plus près, on constate qu'il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là . Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !
A l'époque se forge un pacte politique entre les gaullistes et les communistes. Ce programme est un compromis qui a permis aux premiers que la France ne devienne pas une démocratie populaire, et aux seconds d'obtenir des avancées - toujours qualifiées d’«historiques» - et de cristalliser dans des codes ou des statuts des positions politiques acquises.
Ce compromis, forgé à une période très chaude et particulière de notre histoire contemporaine (où les chars russes étaient à deux étapes du Tour de France, comme aurait dit le Général), se traduit par la création des caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction publique, l’importance du secteur public productif et la consécration des grandes entreprises françaises qui viennent d’être nationalisées, le conventionnement du marché du travail, la représentativité syndicale, les régimes complémentaires de retraite, etc.
Cette «architecture» singulière a tenu tant bien que mal pendant plus d'un demi-siècle. Elle a même été renforcée en 1981, à contresens de l’histoire, par le programme commun. Pourtant, elle est à l’évidence complètement dépassée, inefficace, datée. Elle ne permet plus à notre pays de s’adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales. Elle se traduit par un décrochage de notre nation par rapport à pratiquement tous ses partenaires.
Le problème de notre pays est qu'il sanctifie ses institutions, qu’il leur donne une vocation éternelle, qu’il les «tabouise» en quelque sorte. Si bien que lorsqu’elles existent, quiconque essaie de les réformer apparaît comme animé d’une intention diabolique. Et nombreux sont ceux qui s’érigent en gardien des temples sacrés, qui en tirent leur légitimité et leur position économique, sociale et politique. Et ceux qui s’attaquent à ces institutions d’après guerre apparaissent sacrilèges.
Il aura fallu attendre la chute du mur de Berlin, la quasi-disparition du parti communiste, la relégation de la CGT dans quelques places fortes, l’essoufflement asthmatique du Parti socialiste comme conditions nécessaires pour que l’on puisse envisager l’aggiornamento qui s’annonce. Mais cela ne suffisait pas. Il fallait aussi que le débat interne au sein du monde gaulliste soit tranché, et que ceux qui croyaient pouvoir continuer à rafistoler sans cesse un modèle usé, devenu inadapté, laissent place à une nouvelle génération d’entrepreneurs politiques et sociaux. Désavouer les pères fondateurs n’est pas un problème qu’en psychanalyse.
Denis Kessler
En passant un petit coucou à le chimple à propos de ce Général qui aurait "DONNE" la Sécurité Sociale aux Français.
Kessler est un salaud, mais il est lucide.
Mais les gauchistes le sont aussi (lucides).
Vous vous voudriez la soumission, la capitulation, c'est tout.
Aujourd'hui bon nombre de salariés N'OSENT PAS se syndiquer et faire grève de peur d'être licencié, pour n'avoir pas su ou pu résister collectivement en temps utile.
Ce chantage au licenciement, illégal, est toléré par l'Etat, pourtant chargé de faire respecter le droit.
Je suis frappé de voir la trouille des salariés qui ont peur d'arriver en retard au boulot un jour de grève des cheminots ou des salariés de la RATP. Ils disent tous craindre d'être virés.
Voilà une arme (le chantage) entre les mains du patronat, qui, pourtant devrait "logiquement" être indulgent et compréhensif face à un cas de force majeure.
Ils préfèrent bien sûr maintenir la pression pour que les grévistes cèdent et ils font ce qu'ils veulent avec tout ce chômage.
Que doit faire alors un syndicat qui fait son boulot de syndicat?
Servir le café au Medef?
Qu'est ce que vous pouvez écrire comme sottises!
La CGT révolutionnaire!!!
Ce n'est pas son rôle.
Il se trouve qu'elle est le syndicat le plus représentatif en France.
Ca se mesure en nombre de syndiqués malgré le chantage patronal qui oppose son pouvoir de propriétaire à la loi, mais aussi et surtout en nombre de voix aux élections aux CE et surtout aux prud'hommales, car le vote est
anonyme.
Je suppose que si la CGT reste en tête, c'est parce qu'elle est considérée comme le syndicat qui défend le mieux les salariés.
Vous avez beau baver de haine, il est peu probable que ça change dans le sens de vos espoirs, car vous avez la mémoire très courte.
En 2010, il y a eu un mouvement long utilisant les mêmes moyens d'action et ça n'a pas affaibli la CGT.
Colonisation: tête de pont de la barbarie dans une civilisation d'où, à n'importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation. Aimé Césaire "Discours sur le colonialisme"