lionel59 a écrit :
Bonjour,
Pas du tout, Victor, je suis très loin d' être un expert dans ce domaine. Quand je vois que mon pays a une ardoise de 2.1 billions, je suis curieux, inquiet et je me renseigne.
Si vous voulez des explications détaillées, vous partez de l'article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973, puis de l'article 104 du Traité de Maastricht et enfin de l'article 124 du traité de Lisbonne.
Ces articles stipulent que ce ne sont plus les Etats via leur banque centrale nationale ou européenne qui créent la monnaie.
A partir de ce constat, vous vous demandez qui crée cette monnaie et qu'elle est sa contrepartie.
Mais ce n'est plus vrai pour la Grèce. Plus aucune banque ne veut prêter le moindre euro à la Grèce, vu les pertes que ces banques ont déjà dû provisionner sur la Grèce. C'est ce qu'on appelle le plan de sauvegarde de la Grèce ... Cela veut dire que le risque grec n'est plus porté par des organismes financiers privés mais publics ... BCE, ... Je ne sais pas si tu vois ce que cela signifie.
Ce qui veut dire, que l'état grec aurait dû faire une banqueroute.
=> plus aucun financement pour les retraites et les salaires des fonctionnaires ... car les impôts, cotisations prélevées sont largement insuffisantes pour les financer ...
Cela aurait été socialement très très dur, et politiquement cela aurait pu déboucher sur un chaos politique que l'UE a voulu éviter. Mais en contre-partie on se retrouve dans une situation où les opinions publiques grecs et européennes ne comprennent plus rien et tous les populismes démagogiques, podemos, Mélenchon, FN en profitent pour vendre aux européens qu'une fuite en avant de la dette publique est possible.
Alors oui, je pense qu'il ne fallait pas "sauver" la Grèce.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville