Relax a écrit : La primaire du PS sera certainement intéressante à suivre, mais à ce stade, on peut pas trop extrapoler parce que tous les candidats ne sont pas encore déclarés.
Mais déjà, on comprend bien que Montebourg veut se positionner sur l'aile gauche du PS et piquer des électeurs à Mélenchon.
Mais pas que !
La forte remise en cause de la politique et de la structure-même de l'UE est allée assez loin.
Et c'est un des cotés intéressants de son positionnement.
Il n'existe pas de majorité à ce jour pour sortir de l'UE et c'est pas l'exemple foiré du brexit qui donne envie de se tirer un coup de bazooka dans le pied !
Mais redéfinir les objectifs, les politiques et le fonctionnement de l'UE, c'est nécessaire et ça sera possible si les français le souhaitent.
L'UE pourrait être un thème décisif pour les primaires et l'élection elle-même.
Je ne crois pas.
Au contraire, le candidat qui ne parlera pas d'Europe et évitera soigneusement le sujet prendra la bonne décision.
Aujourd'hui l'UE est globalement mal perçue dans l'opinion publique, à tord ou à raison.
Des choses sont sûrement à amender ou à changer plus profondément dans les objectifs et la gouvernance de l'UE.
Mais je ne pense pas que l'opinion publique soit prête à un débat serein sur l'UE.
Il suffit de lire certains commentaires sur ce forum où l'UE est accusée de tous les maux. On peut dire que l'UE est aujourd'hui le bouc émissaire désignée par les populistes de tout poil. Le rapport des peuples avec l'UE est faussée, dès que quelque chose va mal, on accuse systématiquement l'UE comme pour éviter de regarder la poutre dans son propre œil.
Il suffit de regarder la Grèce ... Sans l'UE et la banque centrale européenne qui injecte sans arrêt de l'argent dans l'état grec, ... Où en serait la Grèce ? Il y a bien longtemps que les retraites ne seraient plus versées et que les fonctionnaires ne seraient plus payés, mais bon, malgré cela, l'opinion accuse l'Europe de couler la Grèce ...
A mon humble avis, les candidats les plus malins éviteront le sujet UE ou devront l'aborder "en souplesse".
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville