looping a écrit : On peut dire ce qu'on veut , n'empêche qu'une entrecôte saignante et une bouteille de Bordeaux me feront toujours plus saliver qu'un steak au foin et un verre de lait de soja !
Je ne réagirais pas à un tel message dans un sujet sur le changement climatique (relation avec le sujet: la part de l'élevage dans l'augmentation du taux atmosphérique de GES): la reconnaissance de la réalité mesurée a du mal à progresser dans le cerveau de certains.
Mais là il ne s'agit pas de vous priver de votre entrecôte saignante et de votre pinard.
Il s'agit des méthodes d'abattage et de leur cruauté, qui peuvent être modifiées pour causer le moins de souffrance possible (la méthode la plus radicale restant bien entendu d'assécher le marché de la viande).
Votre réaction, cher looping ne peut donc être interprétée que comme une négation de ou de l'indifférence pour la souffrance des animaux abattus.
Et là , il y a beaucoup à dire sur cette posture éthique, que j'ai du mal à qualifier de philosophique, qu'il ne sert à rien de discuter.
Je fais remarquer, avant de poursuivre, que la justification (quand il y en a une) de ces "méthodes", leurs rationalisations évoquent toutes la nécessité de la productivité, de la compétitivité, du rendement, de la pression de la hiérarchie de l'USINE.
Dans ce cadre l'animal n'est rien de plus qu'un objet dont on se sert.
Donc on peut élever des animaux et les abattre de façon industrielle comme s'ils n'étaient que des choses destinées à être vendues et consommées.
Ca, c'est la réalité en amont de votre entrecôte.
Tout le système repose là dessus (y compris la démographie) et tend au toujours plus.
Seulement....
Ce matin j'ai pris connaissance de deux informations qui annoncent un manque d'avenir pour votre entrecôte/
1) La baisse de rendement des cultures (dont celles destinées à alimenter le bétail) ...qui se concrétise comme tendance.
Deux facteurs:
-la mort des sols (intrants chimiques: engrais et pesticides).
-la baisse de la pluviosité pendant la période de végétation : les années exceptionnelles se banalisent peu à peu.
2) La crainte de voir apparaître une (au moins) bactérie pathogène résistante à tout traitement antibiotique.
Les antibiotiques sont utilisés préventivement à cause de la promiscuité et l'entassement des animaux dans les élevages industriels et productivistes.
Donc, savourez bien votre entrecôte.
Petit p
Colonisation: tête de pont de la barbarie dans une civilisation d'où, à n'importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation. Aimé Césaire "Discours sur le colonialisme"