Les questions dont je parle concernent votre définition de la santé et d'un mode de vie et d'ub corps sains.
Je n'ai justement jamais considérés que la Médecine n'était pas discutable, hermétique aux non initiés.
C'est pour cela que j'ai réagi à vos propos avec mes connaissances (je ne suis pas médecin mais le sujet me concerne et m'intéresse, comme tout le monde) dont certains, je persiste à le penser, sont injustes et infondés, voire...peu étayés.
La médecine n'est pas "pasteurienne", par exemple.
Pasteur a été une
étape fondamentale, une rupture radicale avec les anciennes idées sur l'origine des maladies et les soins. Avec la génétique (trop privilégiée selon moi, à la suite de la lecture d'un livre de Jacques Testard), on est passé à autre chose, par exemple.
Et on commence seulement à prendre la vraie mesure de l'apport de Darwin quant à la sélection des souches de germes résistants aux antibiotiques PAR les antibiotiques.
Si, si, la recherche médicale et la médecine se posent des questions et se remettent parfois en question (mais pas à la légère), même si ce ne sont pas celles que vous aimeriez qu'elles se posent.
La société rend les gens malades, nous sommes d'accord (et la médecine le dit de plus en plus).
Il y a divergence sur les moyens de soigner.
Si j'avais un cancer demain, je n'hésiterais pas une seconde: je me ferais soigner par un médecin oncologue.
Vous savez vous, comment, concrètement, arrêter le développement d'une tumeur?
Et quelles sont les causes d'une schizophrénie, guérie par le jeûne, l'ortie et l'abandon du gluten et du lait?
Sommes nous d'accord pour admettre qu'une des conditions pour qu'une maladie disparaisse (et que le malade guérisse) est de faire disparaître ses causes, et que c'est cela qui détermine le traitement?
Alors, concrètement, comment arrête-t-on et guérit-on un cancer du poumon?
Expliquez-le simplement sans donner de longues lectures.
La science dont je parle est celle qui s'est développée (sans y rester fixée) consciemment sur la base de la méthode exposée par Claude Bernard. Je donne un lien...
http://classiques.uqac.ca/classiques/be ... ne_exp.pdf
En effet, la médecine d'observation pure ne peut pas être acceptée par les praticiens, car elle conclut à l'expectation. Or, l'expectation en pratique n'a jamais eu de succès ; les malades veulent être traités. Il n'y a pas un seul hippocratiste pur, même parmi ceux qui préconisent le plus Hippocrate, parce que aucun d'eux ne se résout à faire de l'expectation.
Cependant l'observation comme méthode scientifique doit nécessairement être adoptée. L'empirisme est aussi la seule manière de procéder d'abord pour la médecine. Dès qu'un médecin arrive auprès d'un malade il se pose deux questions. Qu'est-ce qu'unmalade ?
Que faut-il lui faire ?
La première question se résout scientifiquement, c'est-à -dire que le diagnostic et le pronostic ne sont que le résultat de
l'observation et de la connaissance de la marche de la maladie. Quant à la seconde question, elle est empirique, parce qu'elle manque de points de comparaison pour savoir comment la maladie se terminerait sans traitement.
Dans tous les cas, la médecine expérimentale doit comprendre le mécanisme des symptômes morbides et le mécanisme de l'action des médicaments. Le tout fondé sur la connaissance de la réaction des éléments sains et morbides dans l'ensemble des phénomènes de l'organisme
Il n'est pas nécessaire de lire le texte pour me répondre

Elle a fait ses preuves: malgré tout, on vit plus longtemps qu'avant qu'elle n'apparaisse.
Colonisation: tête de pont de la barbarie dans une civilisation d'où, à n'importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation. Aimé Césaire "Discours sur le colonialisme"