En France, la culture du viol continue de faire des ravages

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alain_33
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En France, la culture du viol continue de faire des ravages

Message par alain_33 »

VIOLENCES Un livre sur le scandale survenu dans une université américaine dresse le portrait d'une société où la culture du viol continue de sévir. Comme en France...

http://www.20minutes.fr/societe/1944535 ... re-ravages
Sans consentement. Enquête sur le viol (Ed. Presses de la cité. Le titre du livre de Jon Krakauer publié ce mercredi en France est sans fioriture. Le journaliste américain s’est penché sur le retentissant scandale de l’université de Missoula, dans le Montana. Entre 2008 et 2012, près de 350 dépositions pour agressions sexuelles y ont été enregistrées dont quelques-unes ont donné lieu à une enquête. Dans ce récit très documenté, Krakauer dresse le portrait d’une société où la culture du viol continue de sévir.

Malheureusement pour la France, de nombreuses études révèlent une situation similaire, voire pire. Quand Krakauer constate que 20 % des victimes de viols déposent plainte aux Etats-Unis, en France, ce chiffre tombe à 10 %, soit 1 sur 10. Selon l’Observatoire national des violences faites aux femmes, 84.000 femmes sont violées chaque année en moyenne dans l’Hexagone. Elles seraient donc… 75.600 à ne pas engager de poursuites judiciaires.

« Ça aurait été parole contre parole »

Plusieurs raisons expliquent une telle situation. Contrairement à une idée répandue, la victime connaît son agresseur dans 90 % des cas. « Elle n’identifie pas toujours qu’elle a été victime de viol. Lorsqu’on pense à un violeur, on imagine un inconnu dans la rue. En Suède par exemple, les femmes sont plus nombreuses à déposer plainte car elles sont mieux informées sur la définition légale du viol et la notion de consentement », commente Nolwenn Weiler, co-auteure du livre Le viol, un crime presque ordinaire (Ed. Cherche Midi).

Ce n’est pourtant pas la raison qui a poussé Sarah* à garder son histoire pour elle. La jeune femme a été agressée chez elle un soir de 2015. Après avoir flirté dans un bar de son quartier plusieurs jours d’affilée avec son agresseur, elle a décidé de le faire monter chez elle. Les choses ont alors dégénéré. « J’ai vite compris que je venais de me faire violer, mais je n’avais aucune preuve matérielle. J’avais bu et des témoins du bar auraient pu confirmer que j’avais l’air tout à fait consentante en partant avec lui. Ça aurait été parole contre parole », indique-t-elle.

Des idées reçues qui n’aident personne

Pourtant, « en cas de crime sexuel, les enquêteurs recherchent un faisceau d’indices concordants : état de santé de la victime (arrêt de travail, tentatives de suicide, prescription de médicaments), un récit circonstancié des faits qui ne varie pas. Le témoignage de l’entourage est aussi pris en compte », objecte Nolwenn Weiler. Les victimes, comme le reste de la société, subissent la culture du viol : une série de croyances généralement fausses permettant de nier et de justifier l’agression sexuelle.
Selon une enquête menée en 2016 par l'institut Ipsos pour l’association de la mémoire traumatique et victimologie, 40 % des Français estiment que la responsabilité du violeur est atténuée si la victime a une attitude provocante en public, et 38 % si elle a flirté avec lui. Pour la psychiatre Muriel Salmona, « les victimes ont très peur de ne pas être crues. Elles éprouvent de la culpabilité et de la honte d’avoir été utilisée comme un objet et sont souvent trop traumatisées pour porter plainte. »

Un parcours du combattant

Et pour celles qui parviennent à en parler, les procédures pénales et judiciaires peuvent s’avèrer brutales. « La façon dont elles sont reçues reste très inégale en France, estime Nolwenn Weiler. Il y a des commissariats et des gendarmeries où les gens sont bien formés, et d’autres dans lesquels on propose à la victime de déposer une main courante au lieu d’une plainte. » La confrontation avec l’agresseur est aussi source de souffrance pour la plaignante. « Dans certains pays, elle est d’ailleurs considérée comme une torture », indique Muriel Salmona.

Sans compter que l’issue de la procédure reste incertaine. Au final, 3 % des viols finissent aux assises, beaucoup étant déqualifiés en agression sexuelle. « Dans certains tribunaux, près de la moitié des affaires sont classées sans suite ou obtiennent un non-lieu », révèle Nolwenn Weiler. Lorsque les faits ne sont pas prescrits quand la victime trouve la force de les dénoncer.
C'est en voyant un moustique se poser sur ses testicules qu'on réalise que tous les problèmes ne peuvent pas se résoudre par la violence.....
le cid
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Re: En France, la culture du viol continue de faire des ravages

Message par le cid »

pas étonnant que la Sarah dont on parle n'ait pas porté plainte d'une part en raison des circonstances mais aussi car elle sait bien que l'avocat de son adversaire aurait tout fait pour la faire passer pour une nymphomane ce qui aurait affaibli sa position
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Re: En France, la culture du viol continue de faire des ravages

Message par lambertini »

avec l arrivé massif des sans papiers musulmans
les violes et agressions sexuel augmente de façons alarmante
tous les musulmans ne sont pas des terroristes
mais tous les terroristes sont musulmans
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Kelenner
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Re: En France, la culture du viol continue de faire des ravages

Message par Kelenner »

C'est pas forcément si binaire que le présente l'article... Il y a le viol véritable, commis sur une fille clairement non consentante. Et puis il y a les relations sexuelles consenties, qui "dérapent" d'une façon ou d'une autre et qui laissent à la victime le sentiment d'avoir été violée, sans que l'"agresseur" en soit forcément conscient. En toute bonne foi, il existe des cas où on peut croire l'autre consentant alors qu'il ne l'est plus. Toute la difficulté étant effectivement qu'il n'existe en général pas de preuves matérielles, et que c'est la parole de l'un contre celle de l'autre.
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Re: En France, la culture du viol continue de faire des ravages

Message par Allora »

Kelenner a écrit : C'est pas forcément si binaire que le présente l'article... Il y a le viol véritable, commis sur une fille clairement non consentante.
Et puis il y a les relations sexuelles consenties, qui "dérapent" d'une façon ou d'une autre et qui laissent à la victime le sentiment d'avoir été violée, sans que l'"agresseur" en soit forcément conscient.
En toute bonne foi, il existe des cas où on peut croire l'autre consentant alors qu'il ne l'est plus. Toute la difficulté étant effectivement qu'il n'existe en général pas de preuves matérielles, et que c'est la parole de l'un contre celle de l'autre.
et bien tu vois Kelenner des fois on est d'accord ! .
C'est bien de parler du viol par dérapage , très bien ! merci !
ça existe et on en parle pas bcp - peu de victimes n'osent porter plainte ..et pour cause.
Si ces viols par dérapages étaient comptabilisés cela serait des centaines de milliers.. :twisted:

faudrait aussi parler du viol conjugal mais ça c'est encore tabou - même si c'est puni par la loi ..
tout comme le viols d'hommes par d'autres.. là les chiffres doivent être inconnus et pourtant !!

C'est bien les mecs qui dénoncent le viol .. et en parlent !
on avance mine de rien .. :twisted:
http://i86.servimg.com/u/f86/16/39/51/81/dictat10.jpg
"Les prophètes font parler Dieu, comme un ventriloque fait parler sa marionnette" P. Gripari.
"Ce n'est pas parce que l'on n'est pas d'accord avec l'autre qu'on a raison "
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Re: En France, la culture du viol continue de faire des ravages

Message par bister »

le viol est une calamité, signe la dégénérescence du respect de la vie, en général ça s’apparente à la guerre, celui qui vient violer est un ennemi du Pays à Protéger, en général les violeurs sont les forces occupantes
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sihanouk
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Re: En France, la culture du viol continue de faire des ravages

Message par sihanouk »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Vacher

Les viols à Paris se comptaient par dizaines chaque nuit à Paris, sous Louis XVI.

Encore des gratte-papier qui n'ont rien à faire de leur temps. Le viol est vieux comme le Monde.

Oui à la réouverture des bordels.
La Sagesse n'est pas de ce monde.
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Victor
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Re: En France, la culture du viol continue de faire des ravages

Message par Victor »

Kelenner a écrit : C'est pas forcément si binaire que le présente l'article... Il y a le viol véritable, commis sur une fille clairement non consentante. Et puis il y a les relations sexuelles consenties, qui "dérapent" d'une façon ou d'une autre et qui laissent à la victime le sentiment d'avoir été violée, sans que l'"agresseur" en soit forcément conscient.
On sent comme une expérience vécue ... Je ne te jette pas la pierre, car quand on est jeune, parfois on ne sait pas où il faut s'arrêter. On sort avec une fille, on s'embrasse, puis on a envie d'aller plus loin, puis au départ la fille se laisse faire donc pour nous c'est un top départ ...
Mais j'ai connu l'expérience aussi inverse quand j'étais ado, des filles qui m'ont pris pour un gros ballot parce que je m'étais arrêté en cours de route parce que je n'avais pas compris qu'elle voulait aller plus loin.
Dans les fac US, ce débat est très fort car on est passé du "Non, c'est non" à tant que ce n'est pas oui c'est non. C'est à dire du non explicite à un oui explicite et aujourd'hui la norme est si il n'y a pas un "oui" explicite c'est un viol alors qu'auparavant c'est le non explicite qui justifiait le viol.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville
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