Anaïs a écrit : sacamalix a écrit :
Mais il faudrait déjà se demander où se trouve la démocratie...
Disons que, techniquement, le raisonnement est valable. Après tout, il aura été élu démocratiquement, qui plus est au suffrage universel, contester immédiatement ses mesures si elles figuraient dans son programme, c'est un peu dérangeant.
Reste la façon de faire. Digne de celui qui est, dans l'esprit collectif, "droit dans ses bottes", "sec et cassant", bref, des méthodes qui restent un peu brutales. Mais finalement, mettons-nous à sa place : le cirque parlementaire accoucherait de débats à rallonge sur des amendements accessoires, et la moindre loi prendrait des mois à être votée. Dans ce laps de temps, on le critiquerait pour son inaction (le fameux bilan des 100 jours

).
Donc bien que je ne sois pas du tout d'accord avec le fond du programme, je comprends et approuve à moitié le procédé. A moitié seulement, car je regrette que le circuit législatif soit devenu tellement caricatural qu'il faille passer par ce genre de pirouette pour faire avancer une réforme.
Il n'y absolument aucun mérite à exciter les gens. Le vrai héros c'est celui qui apaise.
La laïcité n'est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l'ordre public.