OGM : le Burkina Faso va se passer du coton de Monsanto
Pour le géant américain Monsanto, le continent africain est une terre promise. Le Burkina Faso fait une marche arrière spectaculaire, il abandonne le coton transgénique et revient aux semences traditionnelles.
Elles peuvent chanter ces ramasseuses de coton, un sac rempli de coton posé sur la tête. La récolte vient à peine de commencer au Burkina Faso et déjà elle s'annonce fructueuse, bien meilleure que l'an passé. Cette récolte c'est la première depuis que le Burkina Faso, un des pays les plus pauvres du monde, a décidé de chasser le géant Monsanto de ses champs de coton. Fini les OGM, le pays tout entier revient au coton traditionnel.
Fibre du coton trop courte
En 2009 pourtant, plein d'espoir, le Burkina Faso fait le pari de Monsanto. Sur ordre des grandes sociétés cotonnières, tous les cultivateurs du sud du pays se mettent comme un seul homme à planter ces graines de coton transgénique mises au point dans les laboratoires américains de Monsanto. Mais sept ans plus tard, les producteurs burkinabés ne s'y retrouvent pas. En cause, la qualité du coton OGM dont la fibre est trop courte.
http://www.francetvinfo.fr/economie/emp ... 89731.html
Ben oui, les OGM ou le miroir aux alouettes. Bravo au Burkina!
M la maudite "out of Africa"?
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Re: M la maudite "out of Africa"?
Merci au Burkina Faso de fournir du Coton certainement plus saint.
.....Rajoutons en plus que le Coton est de meilleur qualité comme indiqué dans l'article.
.....Rajoutons en plus que le Coton est de meilleur qualité comme indiqué dans l'article.
Aux mains de l'Etat,la force s'appelle Droit....Aux mains de l'individu,elle se nomme le crime....
Si tu m'as pris pour un clown tu t'es trompé de Carnaval...
...La mort avant le déshonneur!
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Re: M la maudite "out of Africa"?
et le préjudice subi, qui va le chiffrer ? monsanto se doit de réparer.
nankurunaisa
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Re: M la maudite "out of Africa"?
Plus saint!Crapulax a écrit : Merci au Burkina Faso de fournir du Coton certainement plus saint.
.....Rajoutons en plus que le Coton est de meilleur qualité comme indiqué dans l'article.
Meilleure qualité sans aucun doute..meilleure qualité environnementale aussi, le coton BT diffuse en permanence de l'insecticide Bt qui ne peut que développer des résistances à cette protéine Bt qui est utilisée(peu ou prou la même) en agriculture biologique, avec la conséquence inévitable qui est de rendre obsolète le traitement bio...
On pourrait être mauvaise langue et dire que tout cela est calculé par Monsanto, car à qui profiterait le crime?
Mais on n'est pas mauvaise langue, les valeurs morales de Monsanto sont démontrées depuis l'agent orange.
- Moriarty
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Re: M la maudite "out of Africa"?
Question qui fâche; préjudice de qui? les agriculteurs? certainement, oui, mais la nature? Les OGM Bt sont une plaie pour l'environnement; les résistances donc, mais aussi les dommages sur les cours d'eau jusqu'à 6 mois après la fin des cultures (études de Rosi Marshall)tisiphoné a écrit : et le préjudice subi, qui va le chiffrer ? monsanto se doit de réparer.
Témoignage d'agriculteurs;
« Lorsqu’on nous a proposé des nouvelles semences, nous ne savions pas ce que voulait dire “OGM”. Il nous a juste été expliqué que nous allions produire beaucoup, beaucoup plus : au moins 30 % de plus qu’avec le coton conventionnel », se souvient Mathieu Tinsoaba Basbila, 40 ans, cotonnier comme son père et ses aïeuls, qui a consacré ses 10 hectares au coton BT. Dès la première année, celui-ci a vu ses rendements passer de 700 kg à 800 kg par hectare. Cependant, « à la troisième campagne, nous avons commencé à nous poser des questions, car la rémunération de notre récolte avait brutalement chuté », raconte Mathieu Tinsoaba Basbila, qui, avec l’ensemble des dix-neuf autres membres de son groupement de producteurs de Fada, dans la province de Gourma, dans l’est du pays, a alors finalement décidé de revenir au coton conventionnel. De fait, avec le coton BT, leur bénéfice annuel à l’hectare était tombé de 245 000 francs CFA (372 euros) à 225 000 francs CFA (342 euros), alors que le coût des intrants (semences, engrais, pesticides) était « au moins » multiplié par trois.
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Chose étonnante; le Burkina est le jardin de Pierre Rabhi; c'est là qu'il conduit ses premières expériences ..
C’est dans la terre du Burkina Faso que les équations rabhiennes donneront leurs tout premiers résultats. C’est en 1981, dans un pays qui s’appelait encore la Haute Volta, que les premières graines sont semées, les agriculteurs locaux initiés aux exigences particulières de l’agriculture écologique en zones arides en utilisant que des engrais naturels.
Séduits, ces derniers renouvellent l’expérience et s’affranchissent des pesticides et autres poisons chimiques. Du maraîchage à l’élevage et au reboisement, c’est un nouveau rapport à la terre qui s’amorce patiemment. Le président Thomas Sankara a placé l’autosuffisance alimentaire au cœur de son projet politique et n’a pas tardé à prendre langue avec le coopérant si particulier.
Le courant passe très bien, les deux hommes s’admirent selon un témoin de l’époque, Jean Ziegler. De retour en France, Pierre Rabhi apprend que le président des paysans est assassiné. Ce fut un choc et une épreuve. La première expérience de 1981 fut décisive et aujourd’hui, au Burkina Faso comme dans toute la région (Bénin, Mali, Niger, Togo), on continue à transmettre le savoir-faire agroécologique pour assurer aux plus démunis une autonomie alimentaire, avec le concours de Terre et Humanisme, une ONG initiée par Pierre Rabhi. Avis aux agriculteurs.
En cause, la moindre qualité des variétés transgéniques sélectionnées, dont les fibres se sont révélées plus abondantes mais plus courtes, et les graines plus petites et plus légères que celles du coton conventionnel cultivé dans le pays. Ce qui a conduit à un déclassement de la production nationale sur le marché international, et à une perte pour les producteurs, un même poids exigeant plus de fleurs de coton.
Sans compter qu’au bout de la troisième année, la variété transgénique a commencé à perdre sa résistance aux insectes. « Et la substance chimique que sécrète en permanence le BT n’est pas sans conséquence sur les sols, les appauvrissant », souligne Christian Legay, de l’ONG belge Autre Terre, présente au Burkina
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2 ... _3212.html