Les candidats au départ avaient jusqu'à vendredi pour bénéficier du plan proposé par la direction après la grève historique de 31 jours qui a paralysé la chaîne en octobre et novembre. Selon le dernier décompte du compte Twitter des grévistes d'i-Télé, 94 salariés ont officialisé leur départ dans une rédaction qui comptait 120 journalistes avant la grève. La direction n'a pas fourni de chiffres précis.
Dans l'attente de recrutements
Parmi les dernières annonces de départ, la journaliste politique Camille Langlade a dit sur Twitter qu'elle partait pour BFMTV.
Si les annonces de départ ont été nombreuses, les annonces d'embauches l'ont été bien moins, selon Les Jours, qui affirme que moins d'une dizaine d'embauches ont eu lieu depuis le début de la crise. La semaine dernière, la chaîne d'info annonçait la nomination de l'un de ses anciens cadres, le journaliste Thomas Bauder, en tant que directeur délégué à l'information. Cette nomination était l'une des rares concessions accordées par la direction à l'issue de la grève.
Le directeur de la chaîne Serge Nedjar, proche du patron du groupe Canal+ Vincent Bolloré, s'était engagé auprès du CSA à remplacer d'ici la fin de l'année tous les partants, point sur lequel le régulateur avait dit qu'il serait vigilant. Le CSA attendait également la mise en place d'un comité éthique, annoncé par la chaîne mardi mais dont la composition (deux des trois membres appartiennent au comité d'éthique de Canal+).

