Sexisme et sanctions dans un Lycée public de Valence.
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Sexisme et sanctions dans un Lycée public de Valence.
Tenue correcte exigée à la cité scolaire Emile-Loubet. Depuis plusieurs semaines, les filles de l'établissement public sont soumises à des contrôles quotidiens : jupes trop courtes et jeans troués sont bannis, sous peine d'être privées de cours.
«Tenue indécente, tu ne reviens pas comme ça» : dérives sexistes dans un lycée à Valence
«Là, ça ne va pas du tout la tenue.» Voilà comment sont accueillies certaines adolescentes du collège et du lycée Emile-Loubet à Valence, dans la Drôme. Tous les matins, la directrice et son adjointe inspectent leurs élèves, en visant exclusivement les filles, et leur demandent de mesurer la longueur des jupes et shorts avec les mains, leur refusent les rouges à lèvres trop foncés et les jeans troués. De simples remarques sexistes aux exclusions indéterminées, les sanctions sont devenues insoutenables pour les lycéennes, impuissantes face à de telles pratiques. Devant les autres élèves de l’établissement public, les jeunes filles sont sommées de respecter «une tenue décente» selon le règlement intérieur, désormais placardé dans les locaux, qui précise les restrictions vestimentaires. L’une d’entre elles, qui portait un jean troué, a été exclue de son lycée une journée. Quelques jours plus tard, elle revient avec le même pantalon, avant d’être exclue à durée indéterminée. Elle ne pourra plus retourner en cours avant que la directrice n’accepte sa tenue, qu’elle lui présentera tous les matins à l’entrée de l’établissement.
C’est sur la base de ce constat que Norden Gail, membre du collectif Réseau d’opération solidaire et d’action (Rosa) à Valence, a décidé de rencontrer les filles concernées par ces humiliations quotidiennes, de condamner les pratiques sur Twitter et d’appeler à un rassemblement contre le sexisme à Loubet. Depuis les révélations des pratiques, la militante a dû rendre privé son compte sur le réseau social. Contactée par Libération, elle raconte la situation de lycéennes démunies et des sanctions qui montent crescendo. «Ça commence par des réflexions mielleuses, des mains sur les épaules, et ça se termine en critique devant les autres camarades "là ça ne va pas du tout la tenue, c’est indécent". Mais seules les filles sont concernées, les garçons, non», explique-t-elle.
«Dévisagées de haut en bas»:
En plus des jupes et shorts jugés trop courts, le maquillage aussi pose problème, surtout le rouge à lèvres : «Le rose pâle, ok. Mais un rouge vif, un marron ou un noir, ce n’est pas la peine», explique Norden Gail. Charlotte, en terminale littéraire, se souvient d’une fille qui a dû retirer son rouge à lèvres car «trop foncé, trop noir». Elle décrit son lycée comme étant assez «strict, où les allées et venues sont surveillées». Mais pour elle, «ce n’est pas normal de faire craquer les filles comme ça. Un groupe a été ciblé dès le départ, elles sont dévisagées de haut en bas dès qu’elles arrivent». Et souvent, la proviseure demande que les adolescentes concernées aillent se changer pour pouvoir accéder à leurs cours : «Non tu ne rentres pas, tu retournes chez toi.» Laure ne comprend pas qu’on puisse ordonner un changement de tenue. Elle a déjà été ciblée par l’un de ces contrôles, mais n’avait pas la possibilité de rentrer chez elle. «On m’a refusé l’accès, j’ai attendu un peu et j’ai réussi à rejoindre ma classe.»
De manière générale, les élèves ne savent pas comment de telles mesures ont pu être mises en place, «alors qu’il n’y avait jamais rien eu avant», et dénoncent des règles qui ne sont toujours pas claires. Un rassemblement est prévu mardi 4 avril devant l’établissement, où chacun est appelé à se vêtir de «jeans troués, shorts et jupes courtes, jusqu’à l’abandon de ce type de mesures». C’est Norden Gail qui organise l’événement «au nom des lycéennes, qui craignent les sanctions si elles le font en leur nom propre». Le problème selon elle est que l’on conditionne «l’accès à l’éducation sur la seule base de la tenue vestimentaire». L’avis est partagé par Elsa (1), en classe de terminale, qui nous confie que «l’école est faite pour étudier, ce n’est pas l’endroit où l’on peut nous dire comment nous habiller».
Capture d'écran du compte Twitter de Norden Gail
Des contrôles quotidiens mais aléatoires:
Seules les filles sont concernées par ces contrôles, mais pas toutes. Pour Léa, en terminale Economique et sociale (ES), tout a démarré lorsqu’une fille avec une jupe a été prise à part par la proviseure et son adjointe, mais à la vue des autres élèves. Elle explique que les deux femmes «usent de leur pouvoir pour lui parler et lui reprocher sa tenue. Sauf qu’il est huit heures, c’est-à-dire l’heure à laquelle tout le monde arrive en cours. Et cette fille n’a aucun moyen de défense. Elle reste polie, leur sourit, mais elle sera jugée comme étant une fille indécente, avant de repartir en larmes». La jeune fille en question a par la suite posté les photos de sa tenue sur Twitter, dans un message relayé plus de 12 000 fois, mobilisant les élèves de son lycée.
Léa, qui a fait toute sa scolarité à Emile-Loubet, ne comprend pas comment ces règles ont pu être instaurées. «Ce n’était jamais arrivé avant, il n’y avait aucun problème. Et là c’est un peu à la tête de la personne. A moi par exemple, on ne m’a jamais rien dit, alors que je porte aussi des jupes et des shorts.» Louis confirme les dires de sa camarade, précisant que les contrôles «sont un peu faits au physique. Si tu corresponds aux critères de beauté qui sont souvent établis, on ne te reprochera pas d’avoir une jupe trop courte. Aucun garçon n’a eu de reproches sur sa tenue, alors qu’ils portent des jeans troués. C’est du sexisme pur !» Le règlement intérieur a par ailleurs été affiché dans tout l’établissement depuis quelques semaines, demandant aux élèves «d’éviter les pantalons fendus ou troués, ainsi que les shorts et jupes trop courts».
Les étudiants, épaulés par le collectif Rosa, ont décidé de distribuer des tracts dans leur établissement mais aussi à Valence pour sensibiliser les habitants au sexisme ordinaire. Elsa en est sûre, «plus on est nombreux, moins ils peuvent nous attaquer». Leur objectif est d’obtenir des explications de la direction, mais aussi de montrer que les filles «ont des droits, et qu’elles n’ont pas à subir ça», continue Léa.
Source:Libération.
«Tenue indécente, tu ne reviens pas comme ça» : dérives sexistes dans un lycée à Valence
«Là, ça ne va pas du tout la tenue.» Voilà comment sont accueillies certaines adolescentes du collège et du lycée Emile-Loubet à Valence, dans la Drôme. Tous les matins, la directrice et son adjointe inspectent leurs élèves, en visant exclusivement les filles, et leur demandent de mesurer la longueur des jupes et shorts avec les mains, leur refusent les rouges à lèvres trop foncés et les jeans troués. De simples remarques sexistes aux exclusions indéterminées, les sanctions sont devenues insoutenables pour les lycéennes, impuissantes face à de telles pratiques. Devant les autres élèves de l’établissement public, les jeunes filles sont sommées de respecter «une tenue décente» selon le règlement intérieur, désormais placardé dans les locaux, qui précise les restrictions vestimentaires. L’une d’entre elles, qui portait un jean troué, a été exclue de son lycée une journée. Quelques jours plus tard, elle revient avec le même pantalon, avant d’être exclue à durée indéterminée. Elle ne pourra plus retourner en cours avant que la directrice n’accepte sa tenue, qu’elle lui présentera tous les matins à l’entrée de l’établissement.
C’est sur la base de ce constat que Norden Gail, membre du collectif Réseau d’opération solidaire et d’action (Rosa) à Valence, a décidé de rencontrer les filles concernées par ces humiliations quotidiennes, de condamner les pratiques sur Twitter et d’appeler à un rassemblement contre le sexisme à Loubet. Depuis les révélations des pratiques, la militante a dû rendre privé son compte sur le réseau social. Contactée par Libération, elle raconte la situation de lycéennes démunies et des sanctions qui montent crescendo. «Ça commence par des réflexions mielleuses, des mains sur les épaules, et ça se termine en critique devant les autres camarades "là ça ne va pas du tout la tenue, c’est indécent". Mais seules les filles sont concernées, les garçons, non», explique-t-elle.
«Dévisagées de haut en bas»:
En plus des jupes et shorts jugés trop courts, le maquillage aussi pose problème, surtout le rouge à lèvres : «Le rose pâle, ok. Mais un rouge vif, un marron ou un noir, ce n’est pas la peine», explique Norden Gail. Charlotte, en terminale littéraire, se souvient d’une fille qui a dû retirer son rouge à lèvres car «trop foncé, trop noir». Elle décrit son lycée comme étant assez «strict, où les allées et venues sont surveillées». Mais pour elle, «ce n’est pas normal de faire craquer les filles comme ça. Un groupe a été ciblé dès le départ, elles sont dévisagées de haut en bas dès qu’elles arrivent». Et souvent, la proviseure demande que les adolescentes concernées aillent se changer pour pouvoir accéder à leurs cours : «Non tu ne rentres pas, tu retournes chez toi.» Laure ne comprend pas qu’on puisse ordonner un changement de tenue. Elle a déjà été ciblée par l’un de ces contrôles, mais n’avait pas la possibilité de rentrer chez elle. «On m’a refusé l’accès, j’ai attendu un peu et j’ai réussi à rejoindre ma classe.»
De manière générale, les élèves ne savent pas comment de telles mesures ont pu être mises en place, «alors qu’il n’y avait jamais rien eu avant», et dénoncent des règles qui ne sont toujours pas claires. Un rassemblement est prévu mardi 4 avril devant l’établissement, où chacun est appelé à se vêtir de «jeans troués, shorts et jupes courtes, jusqu’à l’abandon de ce type de mesures». C’est Norden Gail qui organise l’événement «au nom des lycéennes, qui craignent les sanctions si elles le font en leur nom propre». Le problème selon elle est que l’on conditionne «l’accès à l’éducation sur la seule base de la tenue vestimentaire». L’avis est partagé par Elsa (1), en classe de terminale, qui nous confie que «l’école est faite pour étudier, ce n’est pas l’endroit où l’on peut nous dire comment nous habiller».
Capture d'écran du compte Twitter de Norden Gail
Des contrôles quotidiens mais aléatoires:
Seules les filles sont concernées par ces contrôles, mais pas toutes. Pour Léa, en terminale Economique et sociale (ES), tout a démarré lorsqu’une fille avec une jupe a été prise à part par la proviseure et son adjointe, mais à la vue des autres élèves. Elle explique que les deux femmes «usent de leur pouvoir pour lui parler et lui reprocher sa tenue. Sauf qu’il est huit heures, c’est-à-dire l’heure à laquelle tout le monde arrive en cours. Et cette fille n’a aucun moyen de défense. Elle reste polie, leur sourit, mais elle sera jugée comme étant une fille indécente, avant de repartir en larmes». La jeune fille en question a par la suite posté les photos de sa tenue sur Twitter, dans un message relayé plus de 12 000 fois, mobilisant les élèves de son lycée.
Léa, qui a fait toute sa scolarité à Emile-Loubet, ne comprend pas comment ces règles ont pu être instaurées. «Ce n’était jamais arrivé avant, il n’y avait aucun problème. Et là c’est un peu à la tête de la personne. A moi par exemple, on ne m’a jamais rien dit, alors que je porte aussi des jupes et des shorts.» Louis confirme les dires de sa camarade, précisant que les contrôles «sont un peu faits au physique. Si tu corresponds aux critères de beauté qui sont souvent établis, on ne te reprochera pas d’avoir une jupe trop courte. Aucun garçon n’a eu de reproches sur sa tenue, alors qu’ils portent des jeans troués. C’est du sexisme pur !» Le règlement intérieur a par ailleurs été affiché dans tout l’établissement depuis quelques semaines, demandant aux élèves «d’éviter les pantalons fendus ou troués, ainsi que les shorts et jupes trop courts».
Les étudiants, épaulés par le collectif Rosa, ont décidé de distribuer des tracts dans leur établissement mais aussi à Valence pour sensibiliser les habitants au sexisme ordinaire. Elsa en est sûre, «plus on est nombreux, moins ils peuvent nous attaquer». Leur objectif est d’obtenir des explications de la direction, mais aussi de montrer que les filles «ont des droits, et qu’elles n’ont pas à subir ça», continue Léa.
Source:Libération.
Aux mains de l'Etat,la force s'appelle Droit....Aux mains de l'individu,elle se nomme le crime....
Si tu m'as pris pour un clown tu t'es trompé de Carnaval...
...La mort avant le déshonneur!
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- Anne32
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Re: Sexisme et sanctions dans un Lycée public de Valence.
IL faut reconnaître quand même que certaines filles ont des tenues tout juste décentes.
Il suffit de se poster à la sortie des Lycées pour en être persuadé.
Je me souviens de l'époque où le port des tabliers etait imposé.
C'est peut être ringard, mais ça avait au moins l'avantage de mettre tout le monde sur un pied d'égalité, et dissimulait soit des
vêtements trop provocateurs, soit des tenues trop modestes......
Je ne dis pas qu'il faudrait y revenir, mais il faut reconnaître que ça evitait bien des polémiques
Il suffit de se poster à la sortie des Lycées pour en être persuadé.
Je me souviens de l'époque où le port des tabliers etait imposé.
C'est peut être ringard, mais ça avait au moins l'avantage de mettre tout le monde sur un pied d'égalité, et dissimulait soit des
vêtements trop provocateurs, soit des tenues trop modestes......
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Une chose dont on ne parle pas n'a jamais existé - Oscar Wilde
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Re: Sexisme et sanctions dans un Lycée public de Valence.
Je savais qu'il y avait des "hommes avec des grands impers avec des bonbons pleins les poches" à la sortie des écoles, mais là je tombe des nus (je préfère les brunes avec une queue de cheval)... il y aurait même des cougars avec des déambulateurs qui surveilleraient nos chères chicoufs, vulnérables petites colombes soumises au regard perverti des adultes!
Je vais mettre en garde mes petites filles;vous aussi, mettez des impers, ou même mieux, des Tchadri pour tenir à l'écart les dévoyés
Je vais mettre en garde mes petites filles;vous aussi, mettez des impers, ou même mieux, des Tchadri pour tenir à l'écart les dévoyés
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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hornby
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Re: Sexisme et sanctions dans un Lycée public de Valence.
La solution serait d'imposer un uniforme et le port de la blouse en classe pour les lycées et collèges, comme dans les pays anglo-saxons, et comme ça existait autrefois en France quand son école valait quelque chose.
- crepenutella
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Re: Sexisme et sanctions dans un Lycée public de Valence.
Il y a des uniformes dans les pays anglo-saxons, mais les écoles ne valent rien donc ça ne veut rien dire. Sauf évidemment les grandes écoles pour milliardaires comme Cambridge ou autre on est d'accord.
10:5 Dans quelque maison que vous entriez, dites d'abord: Que la paix soit sur cette maison!
10:6 Et s'il se trouve là un enfant de paix, votre paix reposera sur lui; sinon, elle reviendra à vous.
10:6 Et s'il se trouve là un enfant de paix, votre paix reposera sur lui; sinon, elle reviendra à vous.
- Anne32
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Re: Sexisme et sanctions dans un Lycée public de Valence.
Ca m'étonnerait que ces écoles Anglo-saxonnes ne valent rien, c'est une accusation sans fondementcrepenutella a écrit : Il y a des uniformes dans les pays anglo-saxons, mais les écoles ne valent rien donc ça ne veut rien dire. Sauf évidemment les grandes écoles pour milliardaires comme Cambridge ou autre on est d'accord.
Le port d'un tablier n'est pas très onéreux, à la portée de tous, et il règlerait bien des problèmes
Mais que ne ferait on pas au nom de la sacro sainte liberté....ben elle s'arrête là ou s'installe la necessité de résoudre un problème
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Re: Sexisme et sanctions dans un Lycée public de Valence.
Je ne suis pas forcément contre l'uniforme, mais faut pas se leurrer c'est surtout un gadget. Ca ne réglera ni les problèmes de discipline, ni le manque de moyens, ni et surtout les énormes différences qui existent entre établissements, et que le gouvernement actuel tente timidement de combler -ce qui est à mettre à son crédit.
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Re: Sexisme et sanctions dans un Lycée public de Valence.
Je ne sais absolument rien sur ce lycée de Valence, mais il me semble qu'il serait bon que les jeunes ( filles ET garçons) apprennent le plus tôt possible qu'on ne porte pas la même tenue selon qu'on va travailler ou qu'on va faire du sport, danser, etc.
Expérience vécue : un petit magasin de pose de fenêtres s'était ouvert dans mon quartier, nous avions demandé la visite d'un de leurs employés pour l'établissement d'un devis. Le gars, tout jeune, est arrivé avec 3/4 d'heure de retard ( sans explications ni excuses), jean malpropre, baskets, et en mâchonnant du chewing-gum...Je ne sais plus du tout s'il nous avait envoyé un devis ou pas, mais je sais que la boutique a fermé au bout de très peu de temps.
Je ne demandais pas le costume cravate ( souvent de rigueur en pareil cas, d'ailleurs) mais il aurait du savoir depuis longtemps qu'on ne s'habille pas comme ça pour aller voir des clients potentiels.
Et ça peut s'apprendre dès la maternelle !
Expérience vécue : un petit magasin de pose de fenêtres s'était ouvert dans mon quartier, nous avions demandé la visite d'un de leurs employés pour l'établissement d'un devis. Le gars, tout jeune, est arrivé avec 3/4 d'heure de retard ( sans explications ni excuses), jean malpropre, baskets, et en mâchonnant du chewing-gum...Je ne sais plus du tout s'il nous avait envoyé un devis ou pas, mais je sais que la boutique a fermé au bout de très peu de temps.
Je ne demandais pas le costume cravate ( souvent de rigueur en pareil cas, d'ailleurs) mais il aurait du savoir depuis longtemps qu'on ne s'habille pas comme ça pour aller voir des clients potentiels.
Et ça peut s'apprendre dès la maternelle !
Que l'importance soit dans ton regard et non dans la chose regardée.
Plus un corps tombe moins vite, moins sa vitesse est plus grande.
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Re: Sexisme et sanctions dans un Lycée public de Valence.
L'habit ne fait pas le moine!
C'est comme comparé le fond et la forme
C'est comme comparé le fond et la forme
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
- Crapulax
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Re: Sexisme et sanctions dans un Lycée public de Valence.
UBUROI a écrit : L'habit ne fait pas le moine!
C'est comme comparé le fond et la forme
Je suis en accord avec ça......
A réflexion disons plus psychologique je pense que c'est surtout des "normes" dont il s'agit....Enfin "normes" dans le sens d'une sorte de Morale "libertaire" ou plus communément appelé un fond de Morale....
....Ces normes qui restent présentes dans le conscient de pas mal de gens,généralement plus ancrées chez les plus âgés puisque les normes se redéfinissent au fil du temps,ce qui fait que les générations qui suivent l'ancienne gardent un fond commun même si ce dernier sera plus nuancé que l'ancien.....Et donc ce qui précipite "le déficit" de compréhension avec celles qui seront plus éloignées...
C'est donc à partir des normes définies à chaque époque qu'ils vécurent que les gens s'expriment,ce qui provoque une sorte de référence plus liée au souvenir qu'à la réalité de maintenant.
Sur un autre axe il faudrait aussi prendre en compte de ceux qui vécurent tel ou tel principe et qui sciemment ou inconsciemment ne comprennent pas que l'on puisse sortir de "leurs normes" ou encore le fait tout simple de vouloir y échapper.
........Je ne vais pas parler des histoires de marques de vêtements ou de matérialisme mais plutôt de liberté personnelle......Liberté de pensée,Liberté de conscience,liberté de contester,liberté de s'exprimer,liberté de militer....Liberté tout court.....Indépendance d'esprit et application de son propre mode de réflexion,libre de ses choix et fiers de les assumer....
Laissez les gosses s'habiller comme ils veulent,beaucoup s'en servent pour avoir l'impression d'exister,pas mal pour montrer leur mal-être et d'autre encore pour des raisons de ne pas justement rentrer dans les normes ou exprimer un mécontentement......
.........Je me refuserai toujours à jouer le Vieux con de service que je maudissais tant dans ma Jeunesse....Et ne venez pas me dire que cela a à voir avec le respect,la politesse ou quoi que ce soit parce que c'est totalement faux.....Ces derniers points sont d'ordre éducatif et c'est aux parents d'assumer cette tâche et non à l'école....
A tous les jeunes Rebelles:"Le Savoir est une arme et je sors toujours armé"............
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Si tu m'as pris pour un clown tu t'es trompé de Carnaval...
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Re: Sexisme et sanctions dans un Lycée public de Valence.
.................1987..................
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Re: Sexisme et sanctions dans un Lycée public de Valence.
Je pense que beaucoup de gosses ne s'habillent pas comme ils le veulent mais suivent plutôt des tendances qui leur sont extérieures afin de se conformer aux normes du groupe au sein duquel ils souhaiteraient s'insérer ou bien se maintenir.Crapulax a écrit :
Sur un autre axe il faudrait aussi prendre en compte de ceux qui vécurent tel ou tel principe et qui sciemment ou inconsciemment ne comprennent pas que l'on puisse sortir de "leurs normes" ou encore le fait tout simple de vouloir y échapper.
........Je ne vais pas parler des histoires de marques de vêtements ou de matérialisme mais plutôt de liberté personnelle......Liberté de pensée,Liberté de conscience,liberté de contester,liberté de s'exprimer,liberté de militer....Liberté tout court.....Indépendance d'esprit et application de son propre mode de réflexion,libre de ses choix et fiers de les assumer....
Laissez les gosses s'habiller comme ils veulent,beaucoup s'en servent pour avoir l'impression d'exister,pas mal pour montrer leur mal-être et d'autre encore pour des raisons de ne pas justement rentrer dans les normes ou exprimer un mécontentement......
Certains vivent d'autant plus mal cette situation qu'ils n'ont pas les ressources financières pour développer l'hexis corporelle (manière de se vêtir, de se tenir etc...) vers lequel ils aimeraient tendre, ce qui les conduit dans des états psychologiques qui peuvent être difficiles à vivre. Le port de l'uniforme, à défaut de constituer une panacée, pourrait néanmoins constituer un moindre remède susceptible de gommer des différences, en terme d'origine sociale, que ces jeunes auront tout le loisir de constater une fois rentrés dans le monde des adultes.
Pour ce qui est de la liberté de ceci ou de cela. Elle n'existe réellement nulle part. Chaque société, chaque structure formalise des limites aux libertés octroyées. Une liberté n'est jamais totale. On ne peut s'habiller en pyjama à l'école, on ne peut dire tout ce que l'on pense, on ne peut contester toutes les décisions etc....
Et ces limites sont, entre autres, fonction de la moralité telle qu'appréciée par la structure (famille; école; état; association etc...) qui sera chargée d'édicter ces normes.
Qu'on restreigne la liberté de s'habiller ne me semble donc pas particulièrement choquant puisque cela est ainsi en tout lieu.
Beaucoup de jeunes semblent désormais plus concentrés sur l'image qu'ils renverront, sur le succès que leur physique obtiendra que sur les études qu'ils sont censés mener. Mettre un frein au détournement de leur attention qui a lieu, que ce soit par le biais de l'uniforme ou par des mesures plus strictes, me semble d'une nécessite absolue et ce pour leur propre devenir.
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Re: Sexisme et sanctions dans un Lycée public de Valence.
n'importe quel anglo saxon vous dira que l'uniforme ne change rien au fait qu'on peut le porter de plusieurs façons différentes.Anne32 a écrit :Ca m'étonnerait que ces écoles Anglo-saxonnes ne valent rien, c'est une accusation sans fondementcrepenutella a écrit : Il y a des uniformes dans les pays anglo-saxons, mais les écoles ne valent rien donc ça ne veut rien dire. Sauf évidemment les grandes écoles pour milliardaires comme Cambridge ou autre on est d'accord.
Le port d'un tablier n'est pas très onéreux, à la portée de tous, et il règlerait bien des problèmes
Mais que ne ferait on pas au nom de la sacro sainte liberté....ben elle s'arrête là ou s'installe la necessité de résoudre un problème
puis un uniforme,ça peut être aussi indécent
"Le fascisme ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons."
Henry de MONTHERLANT (1895-1972)
“Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres.”
Romain Gary De Romain Gary
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Re: Sexisme et sanctions dans un Lycée public de Valence.
en ce moment,c'est la mode du jean moulant et jean a trous.
c'est sur,ça plait pas aux profs de mater des petits culs moulés ou des fesses qui sortent des trous.
d'ailleurs,c'est pas parce que le jean est à trou qu'on a un trou dans la cervelle.
c'est sur,ça plait pas aux profs de mater des petits culs moulés ou des fesses qui sortent des trous.
d'ailleurs,c'est pas parce que le jean est à trou qu'on a un trou dans la cervelle.
"Le fascisme ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons."
Henry de MONTHERLANT (1895-1972)
“Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres.”
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Re: Sexisme et sanctions dans un Lycée public de Valence.
Il ne faut pas confondre non-conformisme et Mode,ce sont deux choses différentes.Je pense que beaucoup de gosses ne s'habillent pas comme ils le veulent mais suivent plutôt des tendances qui leur sont extérieures afin de se conformer aux normes du groupe au sein duquel ils souhaiteraient s'insérer ou bien se maintenir.
Tu remarqueras que certains jeunes s'habillent à peu prés à l'identique dans certaines zones de France et parfois même adoptent le "même langage" en plus du "code vestimentaire"...Ce qui leur permet entre eux de se "situer" voir de se "reconnaitre"...
L'école publique a toujours été un mélange de couches populaires différentes.Mais depuis tout le temps certaines "Classes" disons plus aisées financièrement placent leurs enfants dans des écoles privées ce fait qu'il est rare de constater de grosses différences dans le Public,le panel étant "limité" en soi-même.Certains vivent d'autant plus mal cette situation qu'ils n'ont pas les ressources financières pour développer l'hexis corporelle (manière de se vêtir, de se tenir etc...) vers lequel ils aimeraient tendre, ce qui les conduit dans des états psychologiques qui peuvent être difficiles à vivre. Le port de l'uniforme, à défaut de constituer une panacée, pourrait néanmoins constituer un moindre remède susceptible de gommer des différences, en terme d'origine sociale, que ces jeunes auront tout le loisir de constater une fois rentrés dans le monde des adultes.
As-tu remarquer quelque chose?
A propos des marques dont tu dis qu'elle provoquerait des états psychologiques difficiles à vivre tu ne constates pas que ce sont parmi les plus "touchés" socialement que ces dernières sont plus ou moins communes?
Tu vois pas mal de marques de luxe dans les quartiers ou de marques tout court,c'est légion........Comme quoi ce ne sont pas les plus pauvres les plus mal habillés,c'est faux.
(Je connais aussi le système de tess....Les tombés du camions,les fins de stocks,les falsch du Bled et j'en passe...Tout ce qui justifie le fait que les marques circulent dans des endroits dits défavorisés).
La Blouse représente l'uniformité et l'uniformité tue la conscience puisqu'elle la dessine suivant des contours similaires à tous....
Si je suis ton raisonnement ce serait donc(dans le sens imagé) un cache-misère?
Lorsque les Parents élèvent leurs enfants alors ils leurs enseignent de ne pas se moquer des plus démunis qu'eux et de ne pas se moquer.....
Maintenant on ne peut emp^cher les enfants d'un certain âge d'être "cruel" parfois dans leurs réflexions mais cela a toujours existé....Nous ne sommes pas là pour faire des gosses des adultes mais bien pour qu'ils s'instruisent donc qu'ils fassent murir leur tête mais pas leur esprit.Les enfants ont le droit à la diversité parce que le monde qui les entoure en est une preuve.
Comme je le précisais la aussi il ne faut pas confondre Normes et éducation ce sont deux points distincts.Pour ce qui est de la liberté de ceci ou de cela. Elle n'existe réellement nulle part. Chaque société, chaque structure formalise des limites aux libertés octroyées. Une liberté n'est jamais totale. On ne peut s'habiller en pyjama à l'école, on ne peut dire tout ce que l'on pense, on ne peut contester toutes les décisions etc....
Et ces limites sont, entre autres, fonction de la moralité telle qu'appréciée par la structure (famille; école; état; association etc...) qui sera chargée d'édicter ces normes.
Qu'on restreigne la liberté de s'habiller ne me semble donc pas particulièrement choquant puisque cela est ainsi en tout lie
Un enfant peut-être poli,bien élevé,respectueux mais aussi en même temps révolté,Rebelle ou braqué contre certaines Institutions.....
Un petit Agité est généralement en conflit avec l'autorité parentale pour commencer,généralement envers la structure Patriarcale représentant un autre temps qui leur semble totalement désuet.
On commence par brouter des libertés comme celle de vouloir s'habiller comme on veut mais ou vas t'on?
....C'est le signe d'une société malade qui pour soi-disant se protéger de ceci ou cela édicte des normes qui se rajouteront aux normes qui elles-même finiront par carrément museler toute forme de liberté individuelle.
.....Une fille s'habille comme elle le désire,un garçon aussi ce ne sont pas des poupées ni des jouets.....
Les parents là aussi font office d'autorité c'est leur rôle et pas celui de leur professeur.
Si c'est pour donner une jeunesse aseptisée ce n'est pas la peine....Pour fabriquer d'autres moutons ce n'est pas bien non plus....Beaucoup de jeunes semblent désormais plus concentrés sur l'image qu'ils renverront, sur le succès que leur physique obtiendra que sur les études qu'ils sont censés mener. Mettre un frein au détournement de leur attention qui a lieu, que ce soit par le biais de l'uniforme ou par des mesures plus strictes, me semble d'une nécessite absolue et ce pour leur propre devenir.
Ce serait un moyen supplémentaire d'exclure encore plus les jeunes qui ne se sentent pas bien dans leur peau ou qui sont vraiment en "guerre" contre toutes formes d'autorités.........Et si il y a bien une partie de cette jeunesse qui part en vrille il ne serait pas bon de la laisser à la dérive.......Et donc de l"enfoncer"...
.....Et c'est justement là que l'école a une Mission à remplir....Celle comme j'en avais parlé d'aller au contact de ces jeunes afin de renouer un dialogue et de ne pas les laisser s'éloigner de trop......
Aux mains de l'Etat,la force s'appelle Droit....Aux mains de l'individu,elle se nomme le crime....
Si tu m'as pris pour un clown tu t'es trompé de Carnaval...
...La mort avant le déshonneur!
Si tu m'as pris pour un clown tu t'es trompé de Carnaval...
...La mort avant le déshonneur!