L’unique phare de Paris a été démoli. Le Gwenn ha du (drapeau breton) qui y trônait a été descendu. Vous ne le saviez peut-être pas, mais la capitale française possédait son propre phare, implanté rue Castagnary, dans le XVe arrondissement. Construit dans les années 90, l’ouvrage surplombait une poissonnerie, aujourd’hui fermée.
Le saviez-vous ? Il y avait un phare à Paris. Un vrai. Réplique d'une tour lumineuse bretonne, il dominait la rue Castagnary, dans le XVe arrondissement de la capitale. Et les voies de chemins de fer de la gare Montparnasse, toute proche. Amer remarquable, il signalait la position d'une grande halle aux poissons et aux huîtres. Celle-ci ayant fermé, le phare a été détruit.
D’accord, la nuit, Paris voit le faisceau lumineux de la tour Eiffel tourner au-dessus des toits de zinc à intervalles réguliers. Mais ça n’en fait pas un phare. Tout juste un symbole, celui de la ville lumière, d’une capitale éclairée, d’une cité qui ne dort jamais.
En revanche, rue Castagnary, dans le XVe arrondissement de Paris, se tenait un vrai phare. Une tour blanche percée d’étroites fenêtres, dominée par une tourelle rouge. Erigé en 2001, ce phare se voulait emblématique des phares bretons. En plein quartier Montparnasse, il servait à signaler, non un récif hostile ou un havre accueillant, mais une gigantesque criée aux poissons et aux huîtres, d'abord baptisée « La criée du phare », puis « Les samouraïs des mers ».
251 studios à la place de la tour
La grande halle a fermé en 2012. Le phare a d'abord tenu bon face aux tempêtes immobilières qui en voulaient à ses murs. Mais il a fini par céder sous les coups de boutoir des promoteurs. Le symbole a été mis à bas. À sa place, dans quelques mois, sera érigée une résidence sociale de 251 studios pour étudiants, jeunes travailleurs et travailleurs migrants (traduction : pour des immigrés sans papiers ,en pleine force de l'age venus " pour rien branler " , comme ils disent )
Une idée lumineuse ? Sans doute pour celles et ceux qui en bénéficieront. Mais pas pour les habitants d’un quartier ancré à l’Ouest depuis l’arrivée du chemin de fer et la construction de la gare Montparnasse, en 1840. Eux étaient fiers de leur phare, l’unique phare de Paris. Des touristes venaient tout exprès se prendre en photo au pied de cet amer remarquable. Aujourd’hui ne reste plus que l’amer.
source >>> Ouest France / LCI / FdeS



