Fonck1 a écrit : ah ben ça alors c'est grave.
moi, j'ouvre les yeux.
sur les chantiers,c'est les arabes
dans les champs,c'est les arabes.
qui nettoie les merdes des français? c'est les arabes.
et les français,sont où?
ils regardent les anges de la téléréalité ou les marseillais au bengladesh en bouffant de la merde de chez lidl avec le RSA.
la voila la réalité.
Même dans les milieux évolués dans la société, il y'a des embûches qui paralysent une carrière...
"On a l'expérience, on a les connaissances et former les internes fait implicitement partie du boulot", explique t-il.
Le problème ? L'absence de reconnaissance par l'institution : les FFI sont moins bien payés que les internes, moins même que les
aides-soignantes.
"Vous devriez vous estimer heureux".
Devenu chirurgien thoracique, Redha Souilamas devient rapidement un
spécialiste de la greffe pulmonaire. Mais dans les yeux des autres, il sent qu'il a toujours un "bracelet électronique", comme il dit.
"Ceux que j'ai formé sont devenus professeurs, il y a dix ans", dit t-il. Lui, n'a jamais accédé à ce Graal, cette "carotte universitaire".
Avec ses nombreuses publications scientifiques et la première mondiale qu'il réalise en 2003 en réalisant une couveuse à organes, Redha Souilamas a pourtant la stature pour enseigner et faire de la recherche. Mais il se heurte à un plafond de verre : "vous devriez vous estimer heureux", lui répète-t-on régulièrement dans les jurys
Et puis, il y a ce doyen qui lui lance "nous vous devons une nomination de professeur" avant de laisser entendre que "ce sera compliqué" du fait de son patronyme algérien. "C'est comme pour un mariage, il faut que les deux parties soient d'accord", ose même l'universitaire.
"Attention, personne ne m'a traité de 'sale arabe' mais tout le temps, à tous les niveaux, il y a un système d'exclusion", analyse Redha Souilamas qui parle de
"réseaux" et de "racisme social".
Lui qui n'a jamais été nommé professeur ou chef de service en France, accédera à ce rang en quittant l'Hexagone. Nommé Professeur à l'Hôpital Erasme de l'Université Libre de Bruxelles (ULB), la direction de l'établissement n'en revient pas que l'Hôpital Georges Pompidou laissiez partir ce chirurgien bardé de diplômes et qui dispose d'une expertise rare en transplantation pulmonaire.
Alors qu'il s'apprête à partir travailler aux Etats-Unis, il fait mine de provoquer : "soit la France a raison, et je suis un imposteur et les Belges et les Américains sont bêtes, soit on a un problème en France".
Et celui qui a "beaucoup donné" à l'hôpital public et qui aurait pu devenir millionnaire s'il avait cédé aux sirènes du privé de s'interroger sur cette société française qui accepte mieux les footballeurs et les comiques d'origine maghrébine que les grands scientifiques.
A 58 ans, Redha Souilamas a tout de même un espoir : "J'ai une fille qui étudie la médecine à Paris. J'espère qu'elle ne vivra pas ce que j'ai vécu".
.