Quand les universités françaises vont-elles enfin pouvoir sélectionner leurs étudiants à l'entrée en fac, en première année ?Université : le gouvernement entérine le tirage au sort
Une circulaire a été publiée ce mardi au bulletin officiel pour sécuriser cette pratique décriée.
Alors qu’il reste un mois aux bacheliers pour finaliser leurs vœux d’orientation dans l’enseignement supérieur, le gouvernement a décidé d’avancer sur le terrain miné du tirage au sort. Une pratique utilisée depuis plusieurs années pour départager les trop nombreux candidats à l’entrée de certaines filières universitaires surbookées. Une circulaire a été publiée le 27 avril au bulletin officiel, gravant dans le marbre ce recours à l’aléa en dernier ressort, une fois le critère géographique et celui de l’ordre des vœux des bacheliers effectués sur la plate-forme d’Admission postbac (APB) appliqués.
Face au boom démographique qui arrive aux portes de l’université, avec plus de 30 000 étudiants supplémentaires chaque année, certaines licences sont prises d’assaut, sans avoir les places nécessaires pour répondre à la demande. Elles ont progressivement mis en place des capacités d’accueil limitées.
Tout le monde s’oppose
Et pour certaines, comme les Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) ou la psychologie, des tirages au sort laissent sur le carreau des candidats de l’académie qui ont pourtant placé ces licences en tête de leurs vœux : 3 500 jeunes à la rentrée 2016, d’après les chiffres du ministère, n’ont ainsi pas obtenu de place dans leur premier vœu à l’université.
A quelques jours de la fin du quinquennat, cette circulaire vise essentiellement à sécuriser la situation juridique pour la prochaine rentrée.Car ce système de tri, pratiqué dans la seule filière de l’enseignement supérieur public où la sélection est interdite, ne dispose pas d’une réglementation suffisante, d’après les quelques arrêts rendus par des tribunaux administratifs saisis par des bacheliers déçus.
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Ce laxisme à la française coûte une fortune au pays en terme d'équipements universitaires, de profs, d'encadrants.
Alors que le taux d'échec dans les premières années de fac est toujours aussi élevé. Et que de très nombreux jeunes perdent des années dans des formations universitaires, pour finalement, en catastrophe après avoir perdu 2 ou 3 années reprendre des formations plus courtes.
C'est un véritable gâchis humain et financier. Et faute de pouvoir sélectionner, quand les facs ne peuvent vraiment plus physiquement accueillir les étudiants, on en est réduit à cette pitoyable procédure de tirage au sort.
Il est vraiment temps que la France se réforme.

