Moriarty a écrit : Anne32 a écrit :
Trouvez moi un texte qui ait légalisé la torture en Algérie
C'est l'arme fatale pour dénigrer encore et encore l'oeuvre Française.
Je pourrais vous soulever l'action des "Barbouzes" qui ont torturé leurs propres compatriotes, la condamnerez vous?
Condamnerez vous aussi toutes les tortures pratiquées par le FLN????
Quand on se prétend grand humaniste, on englobe tout le problème, sans en détacher un seul.....
Vous étiez en Algérie à partir de 54.....quel âge aviez vous donc? et de quel droit pouvez vous faire autorité en matière d'analyse historique?
Je ne lis que les historiens quand je cherche une analyse historique;
Extrait de Pierre Vidal Naquet, "la torture dans la république" ;
Un pays de tradition libérale peut-il voir en quelques années ses institutions, son armée, sa justice, sa presse, corrodées par la pratique de la torture, par le silence et le mensonge observés autour de questions vitale qui mettent en cause la conception même que l’Occident affirme se faire de l’homme ? Peut-il une fois la page tournée reprendre son chemin comme si rien n’était survenu ? Tel est le problème que nous voudrions traiter, brièvement, dans ces pages. La torture, et avec elle bien d’autres procédés de répression, des exécutions sommaires aux déplacements massifs de population, ont été couramment employés pendant la guerre qui s’est achevée en 1962 le fait n’est nié par aucun esprit sérieux mais, précisément, les esprits sérieux s’imaginent volontiers que ce qu ‘ils savent est connu et assimilé par autrui. L’enquête la plus sommaire montre qu’il n’en est rien, et les esprits sérieux ont une part de responsabilité dans cette ignorance fort générale. Certes, tous les témoignages possibles et imaginables ont été publiés : témoignages des victimes et témoignages des bourreaux. Tout dernièrement, le plus notoire d’entre ces derniers, le général Massu, a pris la parole et fait l’apologie d’une torture fonctionnelle, comparable à l’acte médical du chirurgien ou du dentiste. Sur le plan des faits, la portée du témoignage est fiable. Le général Massu n’a pratiquement rien révélé qui ne fut très largement connu, mais connu, répétons-le, de ceux-là seuls qui ont eu la volonté, ou ont été dans l’obligation, de s’informer. Un débat public qui a duré ce que durent les débats publics s’en est suivi. Mais il me semble que le problème n’a pas été posé dans sa totalité. On a évoqué son aspect moral le plus évident, on a évoqué ses conséquences immédiates, le rôle qu’ont joué ou que n’ont pas joué ces méthodes dans la perte de l’Algérie. Mais ce qui n’a pas, à mon sens, été traité, c’est précisément l’essentiel, la dimension proprement politique de la torture quand elle est une institution d’État, ce qu’elle fait à des titres divers pendant la guerre d’Algérie, dans l’Allemagne de Hitler, dans l’U.R.S.S. de Staline.
Je peux vous citer un général aussi Anne qui parle de ces tortures surtout après 57 quand l'armée remplace la police; Jacques Pâris de Bollardière; il a même été pus loin que refuser, il a dénoncé les pratiques du général Massu; la torture a été utilisée pour gagner la bataille d'Alger; elle sera généralisée ensuite dans l'armée jusqu'à la fin du conflit.
Voilà un passage qu'il a publié lorsqu'il a été sanctionné par la grande muette, enfermé dans une forteresse.
En cherchant à résoudre des problèmes humains par la violence, elle obtient des résultats inverses de ceux qu’elle recherche. Ce que nous avions à défendre en Algérie, c’étaient des valeurs de civilisation. Or l’armée s’est acharnée à les fouler aux pieds.
Une autre historienne, Raphaëlle Branche, La torture et l’armée pendant la guerre d’Algérie, 1954-1962.
A partir de 57, la police cède la place à l'armée. La recherche de renseignements fait que très vite le suspect devient coupable, la non obligation de preuve pour produire une accusation devient la norme qui a conduit à tous les excès.
(surtout après la bataille d'Alger entre 57 et 58)
Il n'y a plus de doutes sur ce sujet, la torture en Algérie a été légalisée. Macron est dans l'analyse historique Anne, et vous vous êtes dans le beau roman national qui efface toutes les exactions de la France qui vous dérangent.
La colonisation a eu quelques effets positifs aussi, je ne conteste rien, mais la torture légalisée est un crime contre l'humanité.
Et l'Algérie indépendante une évidence que personne animé de valeurs humanitaires ne peut nier, les français n'avaient rien à faire en Algérie.
On voit que vous n'êtes pas bien renseigné à mon égard
La plupart des anciens de ce forum savent que je suis pied noire, fière de l'être, que je
suis née sur une terre que tout le monde y compris vos parents considéraient comme Française
Que j'y ai vécu jusqu'à l'âge de trente ans, obligée de retourner en Métropole de par le lâchage brutal du Gouvernement de l'époque
Alors sachez que j'ai vécu tous les drames, subi le terrorisme enceinte, jusqu'aux oreilles, que grâce à la protection de l'armée, nous avons pu retrouver un certaine sécurité, et que je ne permettrai jamais qu'on la salisse.
Vous citez les noms d'écrivains qui ont surtout condamné notre action et nos sacrifices, permettez moi de vous conseiller d'en lire d'autres qui vous permettront de rectifier le tir
Les Mémoires des Généraux Salan, Challe, Zeller, Jouhaud, qui eux ont été aux premières loges et qui savaient de quoi ils parlaient
Une autre rafale de noms: Jeanine Verdès-Leroux, Francine Desaigne, Marie Elbe, Michel Déon, Pierre Schendorfer, Jacques Laurent etc......
Aussi je le répète, cette histoire de torture pour faire pleurer Margot, est assez grotesque, quand on sait que ceux qui vous apitoient etaient des terroristes convaincus, prêts à faire sauter des lieux publics.