En accordant une promotion à l'ancienne présidente du syndicat de la magistrature (SM) mise en examen dans l'affaire du Mur des Cons, la ministre Belloubet n'a pas tardé à retrouver les vieilles habitudes de l'État vis-à -vis des syndicalistes.
La peu connue ministre Belloubet en fait la triste expérience à ses dépens: de nos jours, peu d'informations restent cachées bien longtemps. Ainsi, quelques jours après sa nomination inattendue, la garde des Sceaux attire l'attention en accordant une promotion (en l'espèce la vice-présidence de la Cour d'Appel de Bordeaux) à François Martres, ancienne présidente du Syndicat de la Magistrature, épinglée en son temps à cause de son Mur des Cons.
Françoise Martres, symbole d'une magistrature arrogante et partisane
On se souvient de cette affaire du mur des cons: le local du Syndicat de la Magistrature avait un mur couvert de photos de "cons", parmi lesquels on comptait essentiellement des hommes politiques de droite et des justiciables qui avaient osé contester le fonctionnement de la justice.
La révélation de cette étrange totem peu compatible avec l'image d'impartialité qui devrait coller à la magistrature avait fait scandale. Elle jetait une lumière crue sur le peu de cas que certains magistrats en France font du justiciable et de ses droits.

