lotus95 a écrit :merci Maitre Capello
je ne savais pas pour le point, perso c'est plus pour une question de lisibilité des chiffres que d'anglicisme acharné
Ne le prenez pas pour vous hein. Déformation professionnelle, c'est une manie.
Ces chiffres révèlent autre chose, un problème davantage social et de quasi-addiction (et bien réel et inquiétant) que l'appel téléphonique intensif ayant des effets néfastes au niveau cérébral. En moyenne, par mois, un Français utilise 2h30 de communication, ce qui est raisonnable pour le cerveau et largement supportable. Mais c'est plus inquiétant pour les professionnels qui ont le portable greffé à l'oreille parfois 15 heures par mois ou les personnes accro aux appels téléphoniques.
c'est pourquoi je parle d'études controversées ... cela dit, il y a urgence de trancher sur la question dans la mesure où le phénomène est de grande ampleur chez les jeunes ; et s'il y a véritablement un lien entre usage intensif et tumeurs au cerveau, les risques sont d'autant plus importants que l'individu y a été exposé tôt ; d'autant plus que l'on parle de plus en plus de véritable dépendance à travers la "nomophobie" (trouble anxieux lié à la peur d'être séparé de son mobile)
au delà de ces points, on peut aussi s'inquiéter de l'impact des enjeux financiers colossaux sur l'avancement réel des recherches scientifiques et leur objectivité (comme dans d'autres domaines

)
Effectivement, une exposition en période de développement est un risque accru suspecté déjà évoqué. J'apprécie votre prudence.
Cependant évitez de tomber dans le travers conspi' : les études se multiplient et étudient l'impact sanitaire et induit de plus en plus de recommandations sanitaires par les autorités publiques des différents pays. Il ne faut pas exagérer la menace et craindre la falsification abusivement. La plupart des études sont fiables, relues et contrôlées par les paires et soumises à reproduction pour vérification.
Bon j'ai dérivé du sujet initial, mais la comparaison élargie à la pollution n'a pas de visée scientifique ; elle permet juste de souligner l'incohérence des raisonnements sur le cannabis comparativement à des risques sanitaires bien plus importants, et de pointer du doigt la question des enjeux financiers dans ces schémas de décision.
Ce qui ne veut pas dire que j'amoindris les effets nocifs d'une consommation excessive de cannabis, loin de là
C'est assez honnête de votre part. Mais la rigueur exige qu'on préfère les comparaisons à produit comparables pour justement bien mettre en exergue le rapport bénéfice/risque et donc briser justement tout jugement a priori infondé sur cette substance.
Force est de constater que le cannabis demeure l'un des produits parmi les moins problématiques question santé que l'alcool, dont la neurotoxicité et le risque mortel est très nettement plus élevé. La dangerosité comportemental du cannabis est aussi plus faible : l'alcool peut rendre violent et induit des comportements à risques plus importants que le cannabis n'induit pas ou peu.
lotus95 a écrit :
si tu vas un peu plus loin que le lien youtube, tu t'apercevras qu'il s'agit d'une émission qui s'appelle "Cash Investigation" présentée par Elise Lucet.
Mais pas assez fiable concernant les sciences, comme c'est souvent le cas avec la presse généraliste. Je le sais que trop bien. Il vaut mieux lire la presse spécialisée et les études.