Une pincée d’austérité, une bonne dose de libéralisme
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Une pincée d’austérité, une bonne dose de libéralisme
Finances publiques : une pincée d’austérité, une bonne dose de libéralisme .
Au début de l’été, le gouvernement a réduit de 4,5 milliards d’euros les dépenses publiques pour 2017.
Dans le même temps, il a confirmé les grandes orientations fiscales fixées par Emmanuel Macron pendant la campagne électorale. Les entreprises et les détenteurs de capitaux en sont les premiers bénéficiaires.
L’été commence par des coupes budgétaires. Le 29 juin, la Cour des comptes rend au gouvernement son audit sur les finances publiques et pointe 8 milliards de dépenses non financées. Dès le 11 juillet, Bercy annonce un plan d’économies de 4,5 milliards d’euros pour respecter ses engagements auprès de l’Union européenne. À savoir, ramener le déficit budgétaire de l’État pour 2017 en dessous des 3 % du Produit intérieur brut (PIB). Le 20 juillet, le gouvernement publie deux décrets. Ils annulent 3,3 milliards de crédits, auxquels s’ajoutent 1,2 milliard d’économies de « dépenses de guichet ».
Au début de l’été, le gouvernement a réduit de 4,5 milliards d’euros les dépenses publiques pour 2017.
Dans le même temps, il a confirmé les grandes orientations fiscales fixées par Emmanuel Macron pendant la campagne électorale. Les entreprises et les détenteurs de capitaux en sont les premiers bénéficiaires.
L’été commence par des coupes budgétaires. Le 29 juin, la Cour des comptes rend au gouvernement son audit sur les finances publiques et pointe 8 milliards de dépenses non financées. Dès le 11 juillet, Bercy annonce un plan d’économies de 4,5 milliards d’euros pour respecter ses engagements auprès de l’Union européenne. À savoir, ramener le déficit budgétaire de l’État pour 2017 en dessous des 3 % du Produit intérieur brut (PIB). Le 20 juillet, le gouvernement publie deux décrets. Ils annulent 3,3 milliards de crédits, auxquels s’ajoutent 1,2 milliard d’économies de « dépenses de guichet ».
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"Ceux qui luttent, ne sont pas sûrs de gagner, mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu" (Berthold Brecht).
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"Le monde ne sera sauvé, s'il peut l'être, que par des insoumis. " André Gide
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Re: Une pincée d’austérité, une bonne dose de libéralisme
L’été commence par des coupes budgétaires. Le 29 juin, la Cour des comptes rend au gouvernement son audit sur les finances publiques et pointe 8 milliards de dépenses non financées. Dès le 11 juillet, Bercy annonce un plan d’économies de 4,5 milliards d’euros pour respecter ses engagements auprès de l’Union européenne.
À savoir, ramener le déficit budgétaire de l’État pour 2017 en dessous des 3 % du Produit intérieur brut (PIB). Le 20 juillet, le gouvernement publie deux décrets. Ils annulent 3,3 milliards de crédits, auxquels s’ajoutent 1,2 milliard d’économies de « dépenses de guichet ».
Et les retraités vont voir leur pouvoir d'achat diminuer de 1,7% ........
À savoir, ramener le déficit budgétaire de l’État pour 2017 en dessous des 3 % du Produit intérieur brut (PIB). Le 20 juillet, le gouvernement publie deux décrets. Ils annulent 3,3 milliards de crédits, auxquels s’ajoutent 1,2 milliard d’économies de « dépenses de guichet ».
Et les retraités vont voir leur pouvoir d'achat diminuer de 1,7% ........
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UBUROI
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Re: Une pincée d’austérité, une bonne dose de libéralisme
J'en suis! Je suis altruiste! Y a des + malheureux que moi alors je donne volontiers. Pas catho, mais solidaire. Je donne et je triche pas avec mes impôts, un saint le macronienProfil-Expiré a écrit : L’été commence par des coupes budgétaires. Le 29 juin, la Cour des comptes rend au gouvernement son audit sur les finances publiques et pointe 8 milliards de dépenses non financées. Dès le 11 juillet, Bercy annonce un plan d’économies de 4,5 milliards d’euros pour respecter ses engagements auprès de l’Union européenne.
À savoir, ramener le déficit budgétaire de l’État pour 2017 en dessous des 3 % du Produit intérieur brut (PIB). Le 20 juillet, le gouvernement publie deux décrets. Ils annulent 3,3 milliards de crédits, auxquels s’ajoutent 1,2 milliard d’économies de « dépenses de guichet ».
Et les retraités vont voir leur pouvoir d'achat diminuer de 1,7% ........
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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voileux
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Re: Une pincée d’austérité, une bonne dose de libéralisme
Alors que parallèlement l'ISF sera supprimée, rappelons que les 50 fortunes françaises auraient du payer 220 millions , mais que grâce à Eckert et Sapin et sans nul doute Macron en réalité ils ont payé 21 millions soit 10 fois moins...Par contre l'ouvrier au smic et le retraité s'est vu bloquer ses revenus pendant 5 ans et cela continue...Profil-Expiré a écrit : L’été commence par des coupes budgétaires. Le 29 juin, la Cour des comptes rend au gouvernement son audit sur les finances publiques et pointe 8 milliards de dépenses non financées. Dès le 11 juillet, Bercy annonce un plan d’économies de 4,5 milliards d’euros pour respecter ses engagements auprès de l’Union européenne.
À savoir, ramener le déficit budgétaire de l’État pour 2017 en dessous des 3 % du Produit intérieur brut (PIB). Le 20 juillet, le gouvernement publie deux décrets. Ils annulent 3,3 milliards de crédits, auxquels s’ajoutent 1,2 milliard d’économies de « dépenses de guichet ».
Et les retraités vont voir leur pouvoir d'achat diminuer de 1,7% ........
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Re: Une pincée d’austérité, une bonne dose de libéralisme
voileux a écrit :Alors que parallèlement l'ISF sera supprimée, rappelons que les 50 fortunes françaises auraient du payer 220 millions , mais que grâce à Eckert et Sapin et sans nul doute Macron en réalité ils ont payé 21 millions soit 10 fois moins...Par contre l'ouvrier au smic et le retraité s'est vu bloquer ses revenus pendant 5 ans et cela continue...Profil-Expiré a écrit : L’été commence par des coupes budgétaires. Le 29 juin, la Cour des comptes rend au gouvernement son audit sur les finances publiques et pointe 8 milliards de dépenses non financées. Dès le 11 juillet, Bercy annonce un plan d’économies de 4,5 milliards d’euros pour respecter ses engagements auprès de l’Union européenne.
À savoir, ramener le déficit budgétaire de l’État pour 2017 en dessous des 3 % du Produit intérieur brut (PIB). Le 20 juillet, le gouvernement publie deux décrets. Ils annulent 3,3 milliards de crédits, auxquels s’ajoutent 1,2 milliard d’économies de « dépenses de guichet ».
Et les retraités vont voir leur pouvoir d'achat diminuer de 1,7% ........
C'est aussi ça le macro-hollandisme, mais ça va leur peter au bec en septembre .....
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NSC
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Re: Une pincée d’austérité, une bonne dose de libéralisme
Dis donc a propos de ca, ton l'autre fois ne fonctionais pas, tu peu me redonner l'info?voileux a écrit :Alors que parallèlement l'ISF sera supprimée, rappelons que les 50 fortunes françaises auraient du payer 220 millions , mais que grâce à Eckert et Sapin et sans nul doute Macron en réalité ils ont payé 21 millions soit 10 fois moins...Par contre l'ouvrier au smic et le retraité s'est vu bloquer ses revenus pendant 5 ans et cela continue...Profil-Expiré a écrit : L’été commence par des coupes budgétaires. Le 29 juin, la Cour des comptes rend au gouvernement son audit sur les finances publiques et pointe 8 milliards de dépenses non financées. Dès le 11 juillet, Bercy annonce un plan d’économies de 4,5 milliards d’euros pour respecter ses engagements auprès de l’Union européenne.
À savoir, ramener le déficit budgétaire de l’État pour 2017 en dessous des 3 % du Produit intérieur brut (PIB). Le 20 juillet, le gouvernement publie deux décrets. Ils annulent 3,3 milliards de crédits, auxquels s’ajoutent 1,2 milliard d’économies de « dépenses de guichet ».
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Re: Une pincée d’austérité, une bonne dose de libéralisme
On tiens le pariProfil-Expiré a écrit :voileux a écrit :
Alors que parallèlement l'ISF sera supprimée, rappelons que les 50 fortunes françaises auraient du payer 220 millions , mais que grâce à Eckert et Sapin et sans nul doute Macron en réalité ils ont payé 21 millions soit 10 fois moins...Par contre l'ouvrier au smic et le retraité s'est vu bloquer ses revenus pendant 5 ans et cela continue...
C'est aussi ça le macro-hollandisme, mais ça va leur peter au bec en septembre .....
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Re: Une pincée d’austérité, une bonne dose de libéralisme
NSC a écrit :On tiens le pariProfil-Expiré a écrit :
C'est aussi ça le macro-hollandisme, mais ça va leur peter au bec en septembre .....
Je vais en parler à mon cheval de bois .
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Re: Une pincée d’austérité, une bonne dose de libéralisme
Ne fume pas devant lui tu risque de l'enflammer surtout si c'est du sapin.Profil-Expiré a écrit :NSC a écrit :
On tiens le pari
Je vais en parler à mon cheval de bois .
Vive le liberalisme.
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Re: Une pincée d’austérité, une bonne dose de libéralisme
Pour que cela pète, il faudrait que la situation économique soit mauvaise et s'aggrave de jour en jour.Profil-Expiré a écrit :voileux a écrit :
Alors que parallèlement l'ISF sera supprimée, rappelons que les 50 fortunes françaises auraient du payer 220 millions , mais que grâce à Eckert et Sapin et sans nul doute Macron en réalité ils ont payé 21 millions soit 10 fois moins...Par contre l'ouvrier au smic et le retraité s'est vu bloquer ses revenus pendant 5 ans et cela continue...
C'est aussi ça le macro-hollandisme, mais ça va leur peter au bec en septembre .....
Ce n'est pas ce que nous vivons. Le chômage est revenu au niveau de 2012 et est toujours en diminution.
Dans ce contexte, des mesures impopulaires peuvent passer relativement facilement, avec bien entendu quelques manifs mais je ne pense pas à ce que cela "pète".
Pour ta formation, tu dois savoir que des mesures impopulaires ne sont pas obligatoirement mauvaises.
Le fait que des mesures soient populaires ou impopulaires n'indiquent rien sur leur pertinence économique.
Les mesures impopulaires sont tout simplement plus difficile à faire accepter. C'est tout.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Re: Une pincée d’austérité, une bonne dose de libéralisme
ah Victor, ton optimisme béat nous manquait ...Victor a écrit :Pour que cela pète, il faudrait que la situation économique soit mauvaise et s'aggrave de jour en jour.Profil-Expiré a écrit :
C'est aussi ça le macro-hollandisme, mais ça va leur peter au bec en septembre .....
Ce n'est pas ce que nous vivons. Le chômage est revenu au niveau de 2012 et est toujours en diminution.
Dans ce contexte, des mesures impopulaires peuvent passer relativement facilement, avec bien entendu quelques manifs mais je ne pense pas à ce que cela "pète".
Pour ta formation, tu dois savoir que des mesures impopulaires ne sont pas obligatoirement mauvaises.
Le fait que des mesures soient populaires ou impopulaires n'indiquent rien sur leur pertinence économique.
Les mesures impopulaires sont tout simplement plus difficile à faire accepter. C'est tout.
ça ne te gêne pas que les chiffres Pole Emploi disent le contraire de ceux de l'Insee ??
et pour cause, l'Insee considère qu'il y a emploi dès 1 heure travaillée sur une semaine, qui plus est, via des enquêtes portant sur environ 100.000 personnes ...
que dire des médias qui choisissent de diffuser des chiffres basés sur du vent, parce qu'il va dans le bon sens, alors qu'ils disposent de données bien plus palpables
en prenant la peine d'analyser les statistiques Pôle Emploi, voilà ce que l'on constate :
DE catégorie A (sans aucune activité)
06/2012...........2 944 100
06/2017...........3 483 200
Var + 539 100 (+18%)
DE catégorie A/B/C (sans activité + activité temps partiel et/ou temporaire)
06/2012...........4 397 500
06/2017...........5 562 600
Var + 1 165 100 (+26.5%)
pour le reste, je ne crois pas non plus que ça pètera vraiment à la rentrée ... non pas parce qu'il n'y a pas matière à descendre dans la rue, mais parce qu'il y a beaucoup d'endormis et de gens qui n'ont pas encore compris ce qui va leur tomber sur la tête ... peut être plus tard ...
À la télé ils disent tous les jours : 'Y a trois millions de personnes qui veulent du travail.' C'est pas vrai : de l'argent leur suffirait." Coluche
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Re: Une pincée d’austérité, une bonne dose de libéralisme
Dans le cas de Victor ce n'est pas de l'optimisme c'est carrément de la béatitude.Victor a écrit :Pour que cela pète, il faudrait que la situation économique soit mauvaise et s'aggrave de jour en jour.Profil-Expiré a écrit :
C'est aussi ça le macro-hollandisme, mais ça va leur peter au bec en septembre .....
Ce n'est pas ce que nous vivons. Le chômage est revenu au niveau de 2012 et est toujours en diminution.
Dans ce contexte, des mesures impopulaires peuvent passer relativement facilement, avec bien entendu quelques manifs mais je ne pense pas à ce que cela "pète".
Pour ta formation, tu dois savoir que des mesures impopulaires ne sont pas obligatoirement mauvaises.
Le fait que des mesures soient populaires ou impopulaires n'indiquent rien sur leur pertinence économique.
Les mesures impopulaires sont tout simplement plus difficile à faire accepter. C'est tout.
Pour ce qui est des mesures impopulaires, les Français savent très bien se serrer la ceinture. Par contre une mesure devient impopulaire quand elle ressentie comme une injustice. Par exemple retirer cinq euros aux APL des plus pauvres et dans le même temps prôner l'abolition de l' ISF pour les plus riches, rien de mieux pour rendre un gouvernement impopulaire, alors que Fillon avec dans son cartable toute une série de mesure très dure caracolait en tête des sondage.
Les Français savent accepter la pertinence économique si elle est accompagné d'un esprit de justice et de transparence.
* il pleut doucement sur la ville *
* Et le poète soul engueulait l' Univers *
(Rimbaud)
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Re: Une pincée d’austérité, une bonne dose de libéralisme
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ce n'est pas que "les affaires" c'est aussi un vrai journal, avec par exemple des tribunes très intéressantes.
Et ce matin, mon abonneur (je suis abonné à un abonneur!) m'envoie cette tribune qui répond au sujet. Je vous la colle ici, car elle vaut la lecture; Romaric Godin y écrit souvent des tribunes (il est de LA TRIBUNE!) d'actualité et aujourd'hui une tribune qui explique pourquoi Macron dévisse et surtout dévie de sa logique" ni de droite ni de gauche" pour enfourcher le cheval de bataille de ses 2 ministres LR - Le Maire et Darmanin.
ce n'est pas que "les affaires" c'est aussi un vrai journal, avec par exemple des tribunes très intéressantes.
Et ce matin, mon abonneur (je suis abonné à un abonneur!) m'envoie cette tribune qui répond au sujet. Je vous la colle ici, car elle vaut la lecture; Romaric Godin y écrit souvent des tribunes (il est de LA TRIBUNE!) d'actualité et aujourd'hui une tribune qui explique pourquoi Macron dévisse et surtout dévie de sa logique" ni de droite ni de gauche" pour enfourcher le cheval de bataille de ses 2 ministres LR - Le Maire et Darmanin.
Les choix économiques expliquent les difficultés politiques de Macron
En choisissant de donner la priorité à la consolidation budgétaire, Emmanuel Macron a modifié la logique de son programme économique et s’est aliéné une partie de l’opinion. Les efforts pour tenter de sauver la face d’une politique de « l’en même temps » et du « ni droite, ni gauche » ont achevé d’affaiblir sa position.
Plus de 100 jours après son entrée à l’Élysée, la politique économique d’Emmanuel Macron commence à prendre forme… Et le président de la République rencontre ses premiers problèmes, financiers, économiques et politiques. Dans les jours qui ont suivi le second tour des élections législatives, le 18 juin, un tournant de rupture avec le programme du candidat Macron a été engagé. Il s’est achevé vers le 10 juillet avec trois priorités : la consolidation budgétaire, les baisses d’impôts et les « réformes structurelles ». Cette redéfinition s’est accompagnée d'un affaiblissement inédit et prononcé du sentiment positif qui entourait le début du quinquennat.
Certes, ces trois éléments étaient présents dans le programme très vaste du candidat d’En Marche!. Le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, peut avec raison, dans une interview à La Provence du 17 août, affirmer que le budget « répondra aux promesses du président de la République ». Mais la logique programmatique choisie depuis début juillet est très différente. Soucieux de bâtir une offre « ni de droite, ni de gauche », le futur président entendait mener une politique plus équilibrée que celle proposée par le candidat Les Républicains, François Fillon, qui, lui, annonçait faire de la baisse des dépenses sa priorité.
Si, en effet, la baisse des dépenses publiques figurait dans le programme d’Emmanuel Macron, à hauteur de 60 milliards d’euros,la priorité était alors donnée aux réformes (censées, dans la logique du fondateur d’En Marche!, dynamiser la croissance) et au plan d’investissement de 50 milliards d’euros. Bref, on renforçait d’abord le potentiel de croissance du pays avant de réduire les dépenses publiques. Cette position construite par l’économiste Jean Pisani-Ferry prenait ainsi en compte l’échec du concept « d’austérité expansive », autrement dit d’une croissance dopée par la contraction des dépenses publiques.
Ce concept, développé dans les années 1990 et 2000, avait conduit au désastre de la gestion de la crise de la dette européenne en 2010. Or, plusieurs économistes soutiens d’Emmanuel Macron, dont Jean Pisani-Ferry, Olivier Blanchard ou Charles Wyplosz, avaient fortement critiqué ce concept, tout en défendant les vertus des « réformes ». Leur position, reprise par le programme d’Emmanuel Macron, était de se libérer de la logique comptable pour renforcer l’attractivité et le potentiel productif du pays, ces deux éléments permettant de réduire le déficit et de donner, ensuite, de la marge de manœuvre pour la baisse des dépenses. Cette vision pouvait séduire une partie de l’électorat de centre gauche favorable aux réformes mais non à l’austérité.
Gérald Darmanin, ministre de l'action et des comptes publics Gérald Darmanin, ministre de l'action et des comptes publics
Mais dès les premiers jours de la nouvelle majorité, cette logique a été abandonnée, provoquant un inévitable basculement à droite de la politique gouvernementale. La priorité a été inversée et donnée à la baisse des dépenses. Le discours gouvernemental a, dès lors, rejoint celui de « l’austérité expansive ». « En retrouvant la maîtrise de nos finances, nous pourrons enfin réduire les impôts et les charges qui grèvent le pouvoir d’achat des Français et la compétitivité de nos entreprises », affirmait Gérald Darmanin le 6 juillet, lors du lancement des États généraux des comptes de la Nation. Et d’ajouter deux jours plus tard dans le JDD : « Moins de dépenses publiques, c’est donc moins de déficit et donc moins d’impôts. » Un discours qui n’est pas sans rappeler celui de Jean-Claude Trichet, le 24 juin 2010, lorsqu’il affirmait que « l’idée que des mesures d’austérité peuvent déclencher la stagnation est incorrecte ». L’ancien président de la Banque centrale européenne s’est lourdement trompé. L’actuel gouvernement n’hésite pas à mettre ses pas dans les siens.
Dès lors, une partie de l’opinion jusqu’ici favorable à Emmanuel Macron s’est sentie trahie par le nouvel exécutif. Charles Wyplosz s’est ainsi mis à douter de la politique du nouveau président. D’autant que la justification de ce premier vrai tournant a été très peu convaincante. La Cour des comptes et le premier ministre, Édouard Philippe, ont en effet joué un numéro de duettistes, alternant alarmisme et feinte surprise devant un supposé « dérapage » budgétaire qui obligerait à ce tournant politique. Alors que les calculs de la Cour des comptes (qui ne prend pas en compte l’accélération de la croissance nominale) tablaient sur une baisse de 0,2 point à 3,2 % du PIB du déficit, le gouvernement a poussé des cris d’orfraie, parlé de « dérapage alarmant » des comptes publics et joué sur la corde sensible de la dette « léguée à nos enfants ». Gérald Darmanin fustige alors « l’insincérité » du budget précédent et se proclame « ministre de la défense budgétaire » dans l’interview accordée au JDD déjà citée. Le budget devient la « mère de toutes les batailles », affirme-t-il, en confirmant le changement de logique de la politique économique.
Cet alarmisme a bien du mal à passer. D’abord parce que, parallèlement, le gouvernement annonçait une nouvelle inflexion à droite de ses choix. Devant la grogne d’un patronat qui refuse de payer sa part de la consolidation budgétaire et donc de voir les baisses d’impôts, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur les revenus du capital et la fin de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) repoussés à plus tard, comme l’avait suggéré Édouard Philippe dans son discours de politique générale le 3 juillet, Emmanuel Macron arbitre en faveur de la ligne de Bruno Le Maire. Les baisses d’impôts auront bien lieu dès 2018, alors même que l’objectif budgétaire ne changera pas.
Effet redistribution sur les classes de revenus des mesures fiscales du gouvernement © OFCE Effet redistribution sur les classes de revenus des mesures fiscales du gouvernement © OFCE
Dès lors, la politique choisie devient clairement d’inspiration néolibérale. Elle oblige à des ajustements budgétaires encore plus violents, portant exclusivement sur les dépenses publiques qui, désormais, doivent être coupées à hauteur de 80 milliards d’euros sur le quinquennat, dont 20 milliards d’euros sur le seul exercice 2018. Parallèlement, ces coupes ne visent plus seulement à rester dans les clous de Maastricht, elles visent à financer un transfert de richesse vers les plus fortunés, notamment par la suppression de l’ISF, la baisse de l’impôt sur les sociétés et le PFU sur les revenus du capital, comme l’a montré une étude détaillée de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).
À la théorie contestée de « l’austérité expansive », le gouvernement rajoute donc désormais son ralliement à celle, encore moins crédible, du « ruissellement ». On sait en effet que cette théorie qui veut que le surplus de richesse des plus fortunés renforce la prospérité globale d’une société n’est plus justifiée, comme l’a rappelé récemment un article de l’économiste en chef de l’Agence française du développement, Gaël Giraud.
Cette double évolution dessine donc une politique très différente de celle promise par le candidat Macron. Et, naturellement, elle a contribué à éloigner une partie de l’opinion du nouveau président. La partie investissement et relance de l’économie est laissée dans le plus grand flou, au pire repoussée à plus tard, au mieux réduite à quelques artifices et fonds de tiroir. Ainsi, le financement des investissements d’avenir serait assuré par des privatisations à hauteur de 10 milliards d’euros, mais une telle opération est loin de faire l’unanimité. Et l’on est encore très loin des 50 milliards d’euros promis. Incontestablement, l’accent n’est pas mis sur ces investissements, mais bien sur la baisse de trois points de PIB sur le quinquennat du ratio de dépenses publiques sur la richesse nationale.
L’exécutif a sous-estimé la fatigue d’une partie de la population face aux restrictions budgétaires qui ont été mises en place en France depuis 2011 et qui touchent notamment des secteurs comme la défense, la santé, l’éducation, la justice ou les collectivités locales. Cet aveuglement n’a rien d’étonnant dans la mesure où, depuis plusieurs années, les milieux libéraux français nient tout effort budgétaire français, au prétexte que la baisse du déficit est plus faible en France qu’ailleurs. Et, souvent, la conséquence du discours est d’appeler à une « vraie austérité ».
L’État a pourtant bel et bien serré les dépenses dans plusieurs secteurs clés depuis plusieurs années (selon la Cour des comptes, la baisse des dépenses s’élève à 27 milliards d’euros entre 2015 et 2017), entraînant une dégradation de la qualité des services publics et des conditions de travail des fonctionnaires. Le point d’indice des fonctionnaires a été gelé pendant de nombreuses années, les hôpitaux regroupés, les dépenses de la justice comprimées.
L’appel à « l’austérité expansive » de l’actuel gouvernement n’avait donc que peu de chances d’être entendu et accepté par une large partie de l'opinion. Ce n’est pas là un défaut de « pédagogie », comme le prétendent certains, mais bien un rejet d’une politique qui a déjà été menée et qui est une des raisons de l’échec politique du quinquennat de François Hollande. En choisissant l’austérité renforcée et en pratiquant de vieilles recettes comme la baisse du budget de la défense et le gel du point d’indice des fonctionnaires, le gouvernement a donné le sentiment non seulement de faire comme son prédécesseur, mais même de faire « pire ». Et tout cela pour une politique considérée comme injuste socialement. L’opinion ne pouvait que le sanctionner. La très maladroite décision de réduire au 1er octobre de 5 euros les aides personnalisées au logement pour un bénéfice budgétaire mineur (100 millions d’euros en 2017) a été considérée comme l’exemple même de cette injustice
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: Une pincée d’austérité, une bonne dose de libéralisme
Un très long pavé que j'ai pris soin de lire avec deux phrases phares : ces coupes ne visent plus seulement à rester dans les clous de Maastricht, elles visent à financer un transfert de richesse vers les plus fortunés, notamment par la suppression de l’ISF, la baisse de l’impôt sur les sociétés et le PFU sur les revenus du capital, comme l’a montré une étude détaillée de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).UBUROI a écrit : Mediapart
ce n'est pas que "les affaires" c'est aussi un vrai journal, avec par exemple des tribunes très intéressantes.
Et ce matin, mon abonneur (je suis abonné à un abonneur!) m'envoie cette tribune qui répond au sujet. Je vous la colle ici, car elle vaut la lecture; Romaric Godin y écrit souvent des tribunes (il est de LA TRIBUNE!) d'actualité et aujourd'hui une tribune qui explique pourquoi Macron dévisse et surtout dévie de sa logique" ni de droite ni de gauche" pour enfourcher le cheval de bataille de ses 2 ministres LR - Le Maire et Darmanin.Les choix économiques expliquent les difficultés politiques de Macron
En choisissant de donner la priorité à la consolidation budgétaire, Emmanuel Macron a modifié la logique de son programme économique et s’est aliéné une partie de l’opinion. Les efforts pour tenter de sauver la face d’une politique de « l’en même temps » et du « ni droite, ni gauche » ont achevé d’affaiblir sa position.
Plus de 100 jours après son entrée à l’Élysée, la politique économique d’Emmanuel Macron commence à prendre forme… Et le président de la République rencontre ses premiers problèmes, financiers, économiques et politiques. Dans les jours qui ont suivi le second tour des élections législatives, le 18 juin, un tournant de rupture avec le programme du candidat Macron a été engagé. Il s’est achevé vers le 10 juillet avec trois priorités : la consolidation budgétaire, les baisses d’impôts et les « réformes structurelles ». Cette redéfinition s’est accompagnée d'un affaiblissement inédit et prononcé du sentiment positif qui entourait le début du quinquennat.
Certes, ces trois éléments étaient présents dans le programme très vaste du candidat d’En Marche!. Le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, peut avec raison, dans une interview à La Provence du 17 août, affirmer que le budget « répondra aux promesses du président de la République ». Mais la logique programmatique choisie depuis début juillet est très différente. Soucieux de bâtir une offre « ni de droite, ni de gauche », le futur président entendait mener une politique plus équilibrée que celle proposée par le candidat Les Républicains, François Fillon, qui, lui, annonçait faire de la baisse des dépenses sa priorité.
Si, en effet, la baisse des dépenses publiques figurait dans le programme d’Emmanuel Macron, à hauteur de 60 milliards d’euros,la priorité était alors donnée aux réformes (censées, dans la logique du fondateur d’En Marche!, dynamiser la croissance) et au plan d’investissement de 50 milliards d’euros. Bref, on renforçait d’abord le potentiel de croissance du pays avant de réduire les dépenses publiques. Cette position construite par l’économiste Jean Pisani-Ferry prenait ainsi en compte l’échec du concept « d’austérité expansive », autrement dit d’une croissance dopée par la contraction des dépenses publiques.
Ce concept, développé dans les années 1990 et 2000, avait conduit au désastre de la gestion de la crise de la dette européenne en 2010. Or, plusieurs économistes soutiens d’Emmanuel Macron, dont Jean Pisani-Ferry, Olivier Blanchard ou Charles Wyplosz, avaient fortement critiqué ce concept, tout en défendant les vertus des « réformes ». Leur position, reprise par le programme d’Emmanuel Macron, était de se libérer de la logique comptable pour renforcer l’attractivité et le potentiel productif du pays, ces deux éléments permettant de réduire le déficit et de donner, ensuite, de la marge de manœuvre pour la baisse des dépenses. Cette vision pouvait séduire une partie de l’électorat de centre gauche favorable aux réformes mais non à l’austérité.
Gérald Darmanin, ministre de l'action et des comptes publics Gérald Darmanin, ministre de l'action et des comptes publics
Mais dès les premiers jours de la nouvelle majorité, cette logique a été abandonnée, provoquant un inévitable basculement à droite de la politique gouvernementale. La priorité a été inversée et donnée à la baisse des dépenses. Le discours gouvernemental a, dès lors, rejoint celui de « l’austérité expansive ». « En retrouvant la maîtrise de nos finances, nous pourrons enfin réduire les impôts et les charges qui grèvent le pouvoir d’achat des Français et la compétitivité de nos entreprises », affirmait Gérald Darmanin le 6 juillet, lors du lancement des États généraux des comptes de la Nation. Et d’ajouter deux jours plus tard dans le JDD : « Moins de dépenses publiques, c’est donc moins de déficit et donc moins d’impôts. » Un discours qui n’est pas sans rappeler celui de Jean-Claude Trichet, le 24 juin 2010, lorsqu’il affirmait que « l’idée que des mesures d’austérité peuvent déclencher la stagnation est incorrecte ». L’ancien président de la Banque centrale européenne s’est lourdement trompé. L’actuel gouvernement n’hésite pas à mettre ses pas dans les siens.
Dès lors, une partie de l’opinion jusqu’ici favorable à Emmanuel Macron s’est sentie trahie par le nouvel exécutif. Charles Wyplosz s’est ainsi mis à douter de la politique du nouveau président. D’autant que la justification de ce premier vrai tournant a été très peu convaincante. La Cour des comptes et le premier ministre, Édouard Philippe, ont en effet joué un numéro de duettistes, alternant alarmisme et feinte surprise devant un supposé « dérapage » budgétaire qui obligerait à ce tournant politique. Alors que les calculs de la Cour des comptes (qui ne prend pas en compte l’accélération de la croissance nominale) tablaient sur une baisse de 0,2 point à 3,2 % du PIB du déficit, le gouvernement a poussé des cris d’orfraie, parlé de « dérapage alarmant » des comptes publics et joué sur la corde sensible de la dette « léguée à nos enfants ». Gérald Darmanin fustige alors « l’insincérité » du budget précédent et se proclame « ministre de la défense budgétaire » dans l’interview accordée au JDD déjà citée. Le budget devient la « mère de toutes les batailles », affirme-t-il, en confirmant le changement de logique de la politique économique.
Cet alarmisme a bien du mal à passer. D’abord parce que, parallèlement, le gouvernement annonçait une nouvelle inflexion à droite de ses choix. Devant la grogne d’un patronat qui refuse de payer sa part de la consolidation budgétaire et donc de voir les baisses d’impôts, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur les revenus du capital et la fin de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) repoussés à plus tard, comme l’avait suggéré Édouard Philippe dans son discours de politique générale le 3 juillet, Emmanuel Macron arbitre en faveur de la ligne de Bruno Le Maire. Les baisses d’impôts auront bien lieu dès 2018, alors même que l’objectif budgétaire ne changera pas.
Effet redistribution sur les classes de revenus des mesures fiscales du gouvernement © OFCE Effet redistribution sur les classes de revenus des mesures fiscales du gouvernement © OFCE
Dès lors, la politique choisie devient clairement d’inspiration néolibérale. Elle oblige à des ajustements budgétaires encore plus violents, portant exclusivement sur les dépenses publiques qui, désormais, doivent être coupées à hauteur de 80 milliards d’euros sur le quinquennat, dont 20 milliards d’euros sur le seul exercice 2018. Parallèlement, ces coupes ne visent plus seulement à rester dans les clous de Maastricht, elles visent à financer un transfert de richesse vers les plus fortunés, notamment par la suppression de l’ISF, la baisse de l’impôt sur les sociétés et le PFU sur les revenus du capital, comme l’a montré une étude détaillée de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).
À la théorie contestée de « l’austérité expansive », le gouvernement rajoute donc désormais son ralliement à celle, encore moins crédible, du « ruissellement ». On sait en effet que cette théorie qui veut que le surplus de richesse des plus fortunés renforce la prospérité globale d’une société n’est plus justifiée, comme l’a rappelé récemment un article de l’économiste en chef de l’Agence française du développement, Gaël Giraud.
Cette double évolution dessine donc une politique très différente de celle promise par le candidat Macron. Et, naturellement, elle a contribué à éloigner une partie de l’opinion du nouveau président. La partie investissement et relance de l’économie est laissée dans le plus grand flou, au pire repoussée à plus tard, au mieux réduite à quelques artifices et fonds de tiroir. Ainsi, le financement des investissements d’avenir serait assuré par des privatisations à hauteur de 10 milliards d’euros, mais une telle opération est loin de faire l’unanimité. Et l’on est encore très loin des 50 milliards d’euros promis. Incontestablement, l’accent n’est pas mis sur ces investissements, mais bien sur la baisse de trois points de PIB sur le quinquennat du ratio de dépenses publiques sur la richesse nationale.
L’exécutif a sous-estimé la fatigue d’une partie de la population face aux restrictions budgétaires qui ont été mises en place en France depuis 2011 et qui touchent notamment des secteurs comme la défense, la santé, l’éducation, la justice ou les collectivités locales. Cet aveuglement n’a rien d’étonnant dans la mesure où, depuis plusieurs années, les milieux libéraux français nient tout effort budgétaire français, au prétexte que la baisse du déficit est plus faible en France qu’ailleurs. Et, souvent, la conséquence du discours est d’appeler à une « vraie austérité ».
L’État a pourtant bel et bien serré les dépenses dans plusieurs secteurs clés depuis plusieurs années (selon la Cour des comptes, la baisse des dépenses s’élève à 27 milliards d’euros entre 2015 et 2017), entraînant une dégradation de la qualité des services publics et des conditions de travail des fonctionnaires. Le point d’indice des fonctionnaires a été gelé pendant de nombreuses années, les hôpitaux regroupés, les dépenses de la justice comprimées.
L’appel à « l’austérité expansive » de l’actuel gouvernement n’avait donc que peu de chances d’être entendu et accepté par une large partie de l'opinion. Ce n’est pas là un défaut de « pédagogie », comme le prétendent certains, mais bien un rejet d’une politique qui a déjà été menée et qui est une des raisons de l’échec politique du quinquennat de François Hollande. En choisissant l’austérité renforcée et en pratiquant de vieilles recettes comme la baisse du budget de la défense et le gel du point d’indice des fonctionnaires, le gouvernement a donné le sentiment non seulement de faire comme son prédécesseur, mais même de faire « pire ». Et tout cela pour une politique considérée comme injuste socialement. L’opinion ne pouvait que le sanctionner. La très maladroite décision de réduire au 1er octobre de 5 euros les aides personnalisées au logement pour un bénéfice budgétaire mineur (100 millions d’euros en 2017) a été considérée comme l’exemple même de cette injustice
Puis ; Cette double évolution dessine donc une politique très différente de celle promise par le candidat Macron. Et, naturellement, elle a contribué à éloigner une partie de l’opinion du nouveau président. La partie investissement et relance de l’économie est laissée dans le plus grand flou, au pire repoussée à plus tard, au mieux réduite à quelques artifices et fonds de tiroir. Ainsi, le financement des investissements d’avenir serait assuré par des privatisations à hauteur de 10 milliards d’euros, mais une telle opération est loin de faire l’unanimité. Et l’on est encore très loin des 50 milliards d’euros promis...
Cela me semble clair....Du baratin et du flou artistique pour gérer , un seul objectif prendre aux plus pauvres et aux classes moyennes pour arroser les financiers ... Avec l'espoir idiot que cela passera comme une lettre à la poste...
Merci cependant pour cet article
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Re: Une pincée d’austérité, une bonne dose de libéralisme
Le problème de l'impopularité de Macron ce n'est pas l'austérité programmée, c'est comme l'explique Voileux, l'acharnement à taper sur les pauvres et sur à la classe moyenne et à favoriser au maximum la classe des puissants et des riches. Le pire c'est que tout ça était déjà clair et net avant même son élection, tous les milliardaires étaient déjà là pour pousser à la roue avec toute la puissance de leurs médias. Maintenant nous avons le paquet de lessive promis par la pub, celui qui ne lave pas plus blanc mais qui enfume le peuple et protège la caste des puissants.
* il pleut doucement sur la ville *
* Et le poète soul engueulait l' Univers *
(Rimbaud)
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(Rimbaud)