gare au gorille a écrit : La lutte contre les abus de la directive des travailleurs détachés était une des priorités du FN. Ici même je me faisais traité de xénophobe chaque fois que je soulignais ce problème de concurrence déloyale que je subis sur les chantiers. Voilà donc que Macron en arrive au même conclusions. J'espère que vous n'allez pas le traiter de xénophobe??
Vivement la prochaine étape, si Macron se met à avoir du bon sens et continue de pomper les idées du programme je vais finir pro Macron.
on sait très bien que l'idéologie du Fn, c'est pas le problème récurent du travailleur détaché, mais de tout ce qui n'est pas français.
Macron, en espérant qu'il arrive à ses fins, est en train de démontrer que l'on peut faire bouger les choses en europe, à condition de mettre le paquet sur les sujets fâcheux.
1 Raccourcir la durée maximale du détachement
Une entreprise européenne peut aujourd'hui envoyer un de ses employés à l'étranger pendant trois ans au maximum. La France veut limiter la durée de ces détachements à douze mois sur une période de deux ans. La Commission européenne proposait en mai une limitation à deux ans, ce qui a poussé Emmanuel Macron à faire bloquer le vote de la réforme. Sur ce point, Paris se rapproche de l'Autriche, qui avait plaidé pour une limitation du détachement à six mois.
Par ailleurs, Paris souhaite que le détachement d'un salarié soit comptabilisé dès le premier jour de travail à l'étranger. "Aujourd'hui, le compteur ne tourne qu'au bout de six mois", souligne en effet l'Elysée, cité par Le Point. Cette disposition permettrait aujourd'hui à certaines entreprises de contourner la durée maximale du détachement en multipliant les missions courtes.
2"A travail égal, rémunération égale"
La directive Bolkenstein n’impose pas le principe du travail égal/salaire égal pour les salariés venus d'un autre pays de l'UE. A un même poste, un Roumain ou un Bulgare peut toucher le smic, tandis que son collègue français est payé davantage. Emmanuel Macron veut mettre fin à ces différences. "A travail égal, rémunération égale", a-t-il scandé à Vienne (Autriche). Il avait déjà formulé cette demande durant sa campagne présidentielle : "Un travailleur détaché doit venir travailler aux conditions françaises, il ne peut pas y avoir un travailleur détaché européen qui travaille en dessous du smic."
"A travail égal, salaire égal", a également repris Pierre Moscovici sur Europe 1. Mais le commissaire européen a posé des réserves sur la possibilité d'atteindre cet objectif. Selon lui, il ne faut pas "bercer les Français d’illusions" sur une éventuelle harmonisation sociale de l’Union européenne, car il faudrait l'unanimité des 28 Etats membres. "Je crois plus à un socle social commun qu’à une vraie harmonisation sociale."
3 Renforcer les contrôles contre les fraudes
Emmanuel Macron souhaite également renforcer les contrôles contre les fraudes au système. Sont notamment visées les sociétés "boîte aux lettres", faussement domiciliées dans les pays de l'Est, mais contrôlées en réalité par des structures d'autres pays. En juin, Paris regrettait déjà que "les textes en discussion n’apportent pas de solutions satisfaisantes pour mieux lutter contre la fraude et les contournements", dans un document de travail alors consulté par Le Monde (article abonnés).
La France revient une nouvelle fois à la charge en réclamant un meilleur échange d'informations entre les systèmes de gestion sociale, précise Le Point, mais également de réelles sanctions, en cas d'abus. "Il faut développer les contrôles et les possibilités de contrôles sur le plan bilatéral", a précisé Emmanuel Macron.
4 Inclure les transports routiers (mais pas tout de suite)
La France voulait que la réforme s'applique également aux transporteurs routiers, ce qui a mis en colère les professionnels roumains et bulgares. Mais cette position a suscité de très fortes réticences en Espagne et au Portugal. Pour obtenir un accord, Paris a donc accepté de lâcher du lest. Emmanuel Macron a précisé que cette question serait séparée des autres discussions. "Nous aurons ensuite une autre négociation sur le transport routier."
espérons qu'il arrive à ses fins.
ses mesures sont justes pour tout le monde.
"Le fascisme ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons."
Henry de MONTHERLANT (1895-1972)
“Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres.”
Romain Gary De Romain Gary