Kelenner a écrit :UBUROI a écrit : STOP
la Mélenche saisit ces épithètes pour tenter de galvaniser des troupes improbables. Classique du genre, et Macron devrait être plus clair quand il attaque de front des français.
Sur LCI ce soir, des commentateurs connus penchent pour une interprétation moins polémique des propos de Macron.
Ils rappellent que Macron avait dû subir les blocages, les inerties, les freins véritablement idéologiques de FONCTIONNAIRES DES MINISTERES sur sa seconde loi de" révolution économique", et celles de VALLS...
C'est ces groupes de pouvoir, chez les POLITIQUES et dans les MINISTERES qui semblent avoir été la cible du triptyque macronien:
FAINEANTS
CYNIQUES
EXTREMES
qui freinent les réformes dans notre pays.
Sérieusement, tu crois vraiment à ce que tu écris ?
Tu penses qu'un Président de la République en exercice sort ce genre de phrase pour pointer du doigt quelques obscurs gratte-papiers de ministères que personne ne connaît et dont tout le monde se branle ?Non, bien entendu. Il essaye, très maladroitement pour le coup, d'envoyer un clin d'oeil à son électorat pour mieux stigmatiser ses opposants en se dédouanant au passage, du genre : vous, vous êtes les braves français qui bossez dur (faux dans la plupart des cas, mais passons), mais ces vilains pas gentils qui m'empêchent de mener ma politique sont responsables de mes échecs... C'est cela que tout le monde comprend, et à juste titre.
Sauf que maintenant, il n'est plus candidat, mais chef de l'Etat, et qu'il ne pourra pas longtemps s'en sortir avec des pirouettes de ce genre : il va falloir assumer sa politique, ses piteux résultats aisément prévisibles, et insulter ses concitoyens ne le sortira pas de l'ornière.
C'est ta position.
La mienne, c'est qu'en effet, on peut tout à fait valablement présenté les choses telles que les commentateurs de LCI le 9/9 dont un du Nouvel Obs, et Jean Garrigues l'ont fait.
D'ailleurs Macron avait menacé les DIRECTIONS des ministères de mutation si elles résistaient aux réformes.
SARKOZY lui même se plaignait: il disait
"Quand je demande 100, j'en obtiens 60 voir 40!" C'est à dire l'inertie au changement dans ces "trucs parisiens" qui, en réalité, avaient le pouvoir.
Et comme aucun d'entre vous, ce que je peux comprendre du meneur ici de PHI - un ayatollah inféodé - qui pollue ce forum de sujets de propagande - n' a rapporté les propos de Macron, je vous les mets pour vous faire une idée:
« Alors oui, je vous le dis. Des choses qui paraissent terriblement infaisables : réformer le droit du travail, transformer la formation des chômeurs, réformer le marché du logement, les transports, tout ce qui a fait hésiter, bégayer l'histoire en France depuis tant de décennies, nous allons le faire. Sans brutalité, avec calme, avec explications, avec sens. Parce que je ne veux répondre en ces matières à aucune jalousie ou à aucune directive de l’un ou de l’autre. Je veux juste que notre pays soit plus fort pour pouvoir être plus juste. Soit plus fort pour porter l'Europe dans cette ambition que je décrivais. Soit plus fort pour défendre ce qu'il est et qu'il a toujours été à travers le monde.
Nous sommes là, dans ce jardin. Il y a quinze ans, j'aurais sans doute tenu un autre discours. On aurait pu peut-être imaginer une forme de fin de l'histoire. Ce pays pensait que la croissance lui était offerte désormais, que tout irait bien et que l'Europe était une forme de créature devenue évidente qui pouvait s'assoupir. C'est un peu ce qui s'est passé. Les quinze dernières années nous ont montré que rien n'était ainsi.
Et aujourd'hui les valeurs, la force, tout ce qui a porté ce projet français et grec qui nous réunit est bousculé par le monde qui va. Sur les autres rives de la Méditerranée, ceux qui nous attaquent détruisent les œuvres d'art qu’ici on protège et on fouille. C'est pourquoi je crois tant à la culture, en ce qu'elle dit de notre civilisation, en ce qu'elle dit de nos valeurs, en ce qu'elle dit de ce que nous sommes et de ce que nous voulons faire. Mais tout cela nous a rappelé une chose : la démocratie ici inventée est fragile ; la paix que nous avons inventée en Europe après guerre est fragile ; l'esprit de culture que nous avons défendu et porté ici est fragile ; cette volonté d'universel qui vous fait là est fragile.
Alors c'est parce que c'est fragile que je veux vous dire, pour terminer, deux choses. Je serai d'une détermination absolue et je ne cèderai rien ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. Et je vous demande d'avoir, chaque jour, la même détermination. Ne cédez rien ni aux égoïstes, ni aux pessimistes, ni aux extrêmes. Vous êtes une part d'Europe ici, une part d'Europe redoublée. »
Eh bien, moi j'applaudis des 2 mains! Ca bouscule le Landerneau médiatique, politique, voire syndical , tant mieux.