86% des demandeurs d'emploi justifient d'une recherche active
bien que, comme dans tous les domaines, des profiteurs sévissent et qu'il faut les cibler, on peut quand même se demander pourquoi on focalise tant sur ce point, alors qu'il est loin de répondre véritablement à la problématique du chômage
La vraie priorité, c'est la création d'emplois : comment arriver à absorber la masse de demandeurs d'emplois, alors que la France n'a créé que 200.000 emplois en 2016, censée être une des meilleures années depuis la crise en 2008 ? qui plus est dans un contexte de robotisation amplifiée, de recours au personnel détaché, et de facilitation des licenciements ???
En faisant tout pour les entreprises sans aucune contrepartie, on n'a fait que favoriser le "ruissellement horizontal" ...
à quand de véritables mesures pour favoriser la création d'emplois pérennes, pour éviter que le chômage ne soit finalement qu'une grande baignoire qui s'emplit et se désemplit cycliquement, au gré des CDD et des contrats de chantier encouragés par la politique actuelle ?
https://www.lesechos.fr/economie-france ... 128546.php
EXCLUSIF - Généralisé il y a un peu plus d'un an, le contrôle de la recherche effective d'emploi a conduit à 14 % de radiations, pour 270.000 contrôles menés.Emmanuel Macron a promis d'aller plus loin en multipliant les effectifs de contrôleurs par cinq.
Les chiffres devraient mettre fin à bien des débats. Plus d'un an et demi après avoir été généralisé par Pôle emploi, le contrôle de la recherche effective de travail par les chômeurs ne fait pas ressortir l'existence de bataillons de « profiteurs » : selon nos informations, 86 % des personnes contrôlées ont démontré qu'elles remplissaient bien leurs obligations. Et sur les 14 % radiées in fine, une proportion tout de même non négligeable, seules 40 % étaient indemnisées par l'Unédic, les autres relevant soit du régime de solidarité (23 %) ou ne touchant plus rien (36 %).
Bien que l'accomplissement « d'actes positifs et répétés en vue de retrouver un emploi, de créer ou de reprendre une entreprise » fasse partie des obligations légales pour toute personne inscrite à Pôle emploi, les contrôles sont longtemps restés rares. Les débats se sont envenimés en 2013 quand le ministre du Travail d'alors, François Rebsamen, a fait part de sa volonté de les renforcer, y voyant (comme le patronat) un remède aux offres d'emploi non pourvues.
Un tabou est tombé
L'idée a suscité à l'époque un tollé à gauche et chez les syndicats , obligeant François Hollande à botter en touche. Le tabou, pourtant, est vite tombé au point que le conseil d'administration de Pôle emploi a approuvé en mai 2015 à la quasi-unanimité la généralisation de ces contrôles , dans la foulée du résultat jugé satisfaisant des expérimentations menées en Paca, Poitou-Charentes et Franche-Comté.
Macron veut aller plus loin
Pour les autres, 55 ont démontré qu'elles étaient bien dans les règles après une simple vérification administrative. Sur les 34 restantes, avec qui un conseiller a pris contact pour échanger, 20 ont pu le faire ou ont été remobilisées, notamment grâce à un accompagnement renforcé. Restaient donc 14 personnes radiées pour lesquelles les droits ont été suspendus 15 jours, conformément à la loi.
Emmanuel Macron s'est engagé à aller plus loin en multipliant les effectifs de contrôleurs par cinq. Ce serait, aux yeux du chef de l'Etat, la contrepartie normale de l'extension annoncée de l'Assurance-chômage aux démissionnaires ou aux indépendants . Parce qu'elle est jugée unanimement très difficilement applicable, la promesse de sanctions en cas de refus de deux offres raisonnables d'emploi risque, en revanche, de rester lettre morte.
