Jiimmy a écrit : Malheureusement on connait la musique, on l'a déjà bien trop souvent entendue. On nous l'avait déjà fait entendre au Biafra, en Irak (avec les fioles), au Tchad lors de la l'intervention des troupes Libyennes contre Habré, au Rwanda etc....
Il faut définitivement que l'histoire nous serve de leçon afin d'éviter de retomber dans les mêmes pièges vus dans le passé.
Comment pouvez-vous imaginer une seule seconde que nos dirigeants sont capables de dépenser des millions et des millions d'euros gratuitement pour les beaux yeux des Libyens (le pensez-vous au fond de vous-même ?).
L'ambassadeur de France à Tripoli lui-même niait le fait qu'il y avait des bombardement effectués sur les populations.
Il faut savoir que l'histoire de la Libye est très complexe et qu'il y a depuis l'indépendance une sorte de tension entre la Cyrénaique (d'où est partie la révolte) et la Tripolitaine et que le contexte du printemps Arabe a justement servi de prétexte à cette région (la Cyrénaique) afin de tenter de s'émanciper enfin de la tutelle de la Tripolitaine. Nous ne sommes intervenus que pour des intérêts financiers (et éventuellement faire taire d'anciens financeurs de campagne gênants). Ensuite, l'on put voir le chef d'état s'y rendre avec un avion rempli de dirigeants d'entreprises (tels les marchands d'esclaves suivants les armées romaines afin de racheter les captifs) afin de signer des contrats très avantageux pour notre économie.
Ps: pour ce qui est de l'imploration. Sommes-nous intervenus dans l'état d'Akan en Birmanie afin de répondre aux appels désespérés des Rohingas qui subissent un véritable génocide ? Non bien entendu. Evidemment, nous n'avons rien à y gagner.
En même temps c'est un peu le boulot de nos dirigeants de ne pas dépenser des millions gratuitement!
Et si on peut allier intérêts économiques et destitution d'un dictateur psychopathe, c'est pas plus mal.
Et tous les Libyens qui ne veulent pas rester dans leur pays pour le reconstruire devraient se tourner vers les riches pays musulmans qui les entourent, dont la culture et la religion sont quand même plus proche de la leur que la notre.

