Parce que je bosse dedans. Je le sais.gare au gorille a écrit : Comment peux tu écrire qu'il existe une autonomie des journaliste dans le choix des sujets et leur angle de traitement.
Ça arrive plus fréquemment qu'on le croit. Sauf si vous vous contentez de la télévision comme principale source d'information.Imagines un instant un journaliste sortant un papier hostile à l'U.E. ou pire, un reportage non hostile au parti FN.
D'une part son papier ne sortira jamais, le reportage censuré et le journaliste mis au placard.
Mais non, c'est pas si simple. En qualité de professionnelle bossant dans ce domaine, l'autonomie existe. Mais comme je l'explique, elle est bornée la très large partie du temps par des impératifs de rentabilité, plus qu'autre chose.Dans ces conditions, le terme autonomie des journalistes est très "déplacé", les journalistes ne sont autorisés à aller mais seulement du bon coté. La ligne éditoriale ce sont les financiers patrons des médias qui la dictent et malheur au journaliste qui sort des clous.
Natacha Polony est une chroniqueuse qui a encore du boulot et n'est pas black listé : elle bosse à France Inter, elle publie une chronique hebdomadaire dans les pages "Débats et opinions" de l'édition du week-end du Figaro, etc.Natacha Polony a essayé un moment d'exprimer ses pensées, elle s'est vu obligé de faire marche arrière et elle est presque devenue une plante verte n'exprimant plus rien de subversif pour pouvoir encore passer dans une émission de télé.
Faut pas exagérer : la situation n'est pas si simpliste avec les "meuchants financiers maître du monde" qui fliquent le moindre journaliste. Si c'était vraiment le cas, des papiers comme les Luxleaks, Paradise Papers et Panama Papers n'auraient simplement jamais vu le jour.

