lotus95 a écrit : on peut compiler des centaines de pages de rapports d'enquête et de théories basées sur des reconstitutions ...
mais qu'est ce qui effacera la photo du gamin prise juste après l'accident et envoyée à son père où on voit une barrière levée et apparemment intacte ? si le bus l'avait tordue ou même cassée en la forçant, cela se verrait, non ? peut être même qu'elle n'aurait pas pu se relever ...
qu'est ce qui effacera les témoignages des enfants présents dans le bus ?
et surtout, comment expliquer qu'une conductrice, consciencieuse au point d'anticiper ses trajets, attachée aux enfants qu'elle transporte tous les jours, puisse sciemment enfoncer une barrière baissée à 12 kms/h par un temps clair et sans gêne de visibilité, sur un trajet qu'elle pratique de surcroît plusieurs fois par jour ???
je ne crois pas à une défaillance de la conductrice, cela relève du bon sens et pas besoin de deux mois (ou plus) d'enquête pour le comprendre ... dans l'hypothèse de sa responsabilité, les preuves reposent sur des constats visuels et devraient être simples à constituer, voire quasi immédiates, et surtout indiscutables (barrières endommagées, traces sur le bus, traces de peinture sur barrière ...) ... si l'enquête traîne en longueur plusieurs semaines, c'est que cette hypothèse ne tient pas la route et que les preuves matérielles ne sont pas indiscutables
et dans le cas d'une défaillance technique, on peut compter sur l'armée d'experts "indépendants" pour faire traîner les choses et laisser planer le doute ...
toujours est il que l'on n'entend parler dans la presse que de la responsabilité présumée de la conductrice du bus, des traitements anxiolytiques qu'elle prend depuis 20 ans ... rien sur la Sncf et les dysfonctionnements des PN, en clair une information très "équilibrée"
Tu as écrit ce que je perçois de ce drame.
Tu dis:
photo du gamin prise juste après l'accident et envoyée à son père où on voit une barrière levée et apparemment intacte
... Je crois avoir vu QQchose qui y ressemble sur le net, mais je doute que la barrière levée soit celle côté car; je pense que c'est celle positionnée sur l'autre voie, intacte après l'accident.
Côté car, y a un véritable problème:
- le car mesurant 12m, a été percuté à environ 4m des phares avant; le car a été disloqué et envoyé sur la poussée du train qui roulait à 75 kms/h de part et d'autre de la voie. Ainsi environ 8m des 2/3 arrière du car ont été envoyés contre cette barrière et le clignotant. N'oublions pas que c'est une voie ferrée à 1 seule voie et qu'il y a un espace étroit entre les 2 barrières qui ferment chacune un sens de la circulation (entre 5 et 8m à peine)
Mon hypothèse, si la conductrice dit vrai, c'est que la barrière levée
a été arrachée,et sous l'impact le mécanisme de cette barrière s'est mis en position basse...
En tout état de cause, les témoignages sont contradictoires et seule l'expertise du bus (traces sur l'avant au niveau du phare) et des mécanismes de la barrière diront "leur"vérité.
Regrettons aussi que des
caméras ne s'imposent pas sur les trains et les cars de transport de passagers; elles n'éviteraient pas les accidents mais nous donneraient les info nécessaires.
Quant à moi, je considère que le
non classement de ce PN dans les "dangereux" est une hérésie: situé sur les passages obligés de cars scolaires, le matin et le soir, dans un "S" d'à peine 30m d'envergure dont le franchissement demande de manoeuvrer à basse vitesse, le regard du chauffeur devant se concentrer
- sur les priorités
- les zébras en dur avec des poteaux
- la signalisation du PN
- sur les 2 virages à faire
Merci de ne pas me dire comme d'hab que je n'y comprends rien et que seule la Justice sait et fait ce qu'il faut!
En tout cas, je continuerai à suivre ce dossier même si Johnny occupe bien des esprits chagrins