Anne32 a écrit : @Lotus
Je ne suis pas d'accord avec votre manière d'interpréter les faits dans cette malheureuse affaire
Vous soulevez l'incompétence des magistrats en matière d'expertise
Qu'en savez vous vraiment, ce n'est qu'une supposition qui ne repose sur rien
A L'ENM, tous les élèves apprennent toutes les ficelles du métier et savent aussi interpréter des expertises, même et surtout si elles sont contradictoires.Car sauf à avoir suivi vous même ces cours, pouvez me contredire?
Non bien sûr, je ne vous contredirai pas là dessus, mais la question n'est pas là ...
il y a tout de même une grosse différence entre savoir interpréter des expertises, et avoir la science ou technologie qui permet de les réaliser ou les contester, vous pouvez l'admettre, non ?
je crois d'ailleurs que les magistrats ont la possibilité de nommer des experts judiciaires, ne serait ce pas une solution dans le contexte présent pour éliminer les doutes de partialité dans les enquêtes effectuées ?
Vous reprochez ensuite la diffusion sur la place publique de la vie de la malheureuse conductrice.
Alors que faire?
Vous avez les mêmes qui ici se disent compétents en tout, se contredisent en peu de temps
On lit: le Proc parle trop,c'est honteux (s'il se tait on récriminera en feulant qu'il dissimule des informations)
Soit on lit:Ouin, la Justice n'est pas assez efficace ni assez rapide (car il faut des calendriers pour chaque catégorie d'affaire

)
Deux lignes après on lit: ouin, la Justice traîne, regardez les années qu'il lui faut pour traiter une affaire (faudrait savoir)
ni l'opinion publique ni les médias ne font la loi, et personne ne devrait céder à cette pression en communiquant de façon précipitée et non pertinente ... les enjeux et conséquences sont beaucoup trop importants pour faire de la com pour faire de la com, qui plus est dans une affaire aussi tragique
Cela dit, on peut admettre qu'il y ait incompréhension lorsque certains constats simples tardent à venir : état de la barrière, analyse des traces relevées sur le car et concordance de leur position avec la hauteur de la barrière, analyse des traces de peinture le cas échéant, teneur de l'intégralité des témoignages et non seulement de quelques uns ....
il me semble, mais je peux me tromper, que ces éléments ne sont pas les plus compliqués à obtenir dans l'ensemble des enquêtes enclenchées, et leurs résultats auraient l'avantage d'avancer dans les conclusions de façon plus rapide, directe, et précise :
- soit les traces relevées sur le car et sur la barrière concordent, en terme de position et d'ancienneté, et on en déduit que les barrières étaient baissées et donc, que la conductrice est responsable de l'accident
- soit l'inverse
au lieu de procéder par élimination du plus simple et rapide au plus complexe et long, et sur des faits en premier lieu, on a préféré communiquer par hypothèses sur le dossier médical de la conductrice, le retard du train qui pourrait expliquer l'accident (parce que tout le monde sait bien que c'est un pilote automatique qui conduit, et non un humain qui se sert de ses yeux ...), l'audit interne de la Sncf qui conclut à un fonctionnement parfait bien sûr ...
entre autres, la dernière communication de l'avocate des victimes évoque deux témoins formels sur des barrières baissées ...
où sont passés les autres témoins ? les enfants à l'avant du car accidenté qui sont tout aussi formels ? ceux du car suivant ? les autres témoins extérieurs ?
il me semblait que les familles de victimes, elles au moins, ne voulaient que la vérité et non juste un coupable ... alors pourquoi seulement 2 témoins qui vont dans le même sens, alors qu'il y en a d'autres qui soutiennent le contraire ?
bref, beaucoup de loups dans cette affaire ...