Bonjour Crapulax;Crapulax a écrit :Bonjour Moriarty.J'avais lu un rapport sur les radicalisations en prison bien plus inquiétant ....de l'ordre de 1500 à 2000 détenus radicalisés, et radicalisés pendant le temps de leur incarcération!
Donc il faut absolument isoler les "radicaliseurs "....cellules individuelles sans contact avec les autres....il faut donc de la place.![]()
Tu mets le doigt sur un point qui apparemment n'est pas le soucis du gouvernement et pourtant....Cela fait maintenant au moins une dizains d'année que les lieus d'incarcérations ressemblent dans leurs "représentations carcérales" à ce qui se passe aux Etats-Unis...A savoir une sorte de regroupements distincts suivant les origines géographiques,ethniques voir Confessionnelles...
Cela a commencé en France par le fait de laisser "les Religieux" dans la prison pour "apaiser" certains de leurs confrères qui étaient agités ou qui représentaient une menace potentiel à l'égard d'autres détenus....
Plus important,ces derniers par la suite se sont mutés en une sorte de "médiateurs" et là l'Administration pénale à l'époque s'en accommodait pleinement......Les gardiens y trouvaient leur intérêt.
Oui ils ont laissé faire,c'est clair net et précis.......
Ce à quoi ils ne s'attendaient pas c'est à la radicalisation dans les enceintes pénitentiaires.En se contentant de "cette paix sociale" si je puis dire au Sein de la prison,l'Administration a laissé faire les "prêcheurs" de haine.Le fait est que ces derniers "contrôlent" une partie des détenus et qu'ils réussissent à convertir des gens "plus ou moins faibles" d'esprit ou encore ceux qui "paniquent" à l'idée de se faire malmener par les autres et qui préfèrent s'assurer ainsi une sorte de "protection"...Parce qu'ils seront au milieu d'un "groupe" puissant et structuré...Puis surtout "quasi-intouchables" de par leur "rôle" et leurs "positions".
Il faut déjà faire cesser ce Communautarisme en détention.
On ne peut pas regrouper les mêmes profils(Religieux) ensemble dans un lieu commun,ce serait une usine à fabriquer des radicaux.
On ne peut les isoler dans des cellules individuelles parce que le manque de place est déjà criant.
On ne peut pas mobiliser trop de gardiens non plus,en raison du sous-effectif....
.....Alors que faire?.....Et c'est là le "hic"......
Pas forcément.........Une Maison d'arrêt ou une Centrale ou encore un Centre de détention peuvent être considérés comme espace public....Parce que c'est l'Etat qui les gèrent.....
Or il serait judicieux de faire rentrer dans la partie le principe de laïcité.
Vu que cette dernière indique que la Croyance et la pratique d'une Religion reste d'ordre privé les pouvoirs publics pourraient tout simplement interdire tout prosélytisme pour commencer.....Interdire les regroupements et "manifestations" diverses de revendications Religieuses.....Ensuite il suffirait de replacer les Imams(qui font les visites en prison) à leur place,c'est à dire celle de représentants Religieux diront nous "officiels"....Parce que pour ceux qui croiraient que ces derniers sont en connivence avec eux font fausse route....La plupart se font littéralement "rembarrer" par les radicaux....Ils les affublent de termes comme "traitres"....
...Mais cela ne règlera pas le facteur qu'il y ait des extrémistes qui se fabriquent en prison.....
Alors il y aurait une solution plus radicale mais qui là aussi serait à double tranchant......Celle de coller systématiquement au mitard ceux qui "braveraient" ce principe de Laïcité qui serait en fait un dérivé de règlement intérieur(là aussi les pouvoirs publics peuvent travailler sur cette base pour apporter des "interdits" en toute légalité).....
Même si cela ne fait pas changer la personne cela permet de l'écarter totalement des autres et de le faire taire au mieux.Il n'y aura pas de communication possible avec la "masse".
Par contre le mitard à la longue peut générer des pathologies mentales.....C'est d'ailleurs pour cela que la limite est fixée à 3 "peines" de suite.......Mais la plus longue en un trait c'était 45 jours(je ne sais pas si cela a changé récemment)....
Ce qui fait que la personne peut carrément finir de se radicaliser toute seule en développant en plus sa haine des "autres"...Ce dernier peut ensuite se taire pour laisser libre court à un esprit vengeur et meurtrier.
Il ne faut pas oublier un point très important chez les radicalisés...Celui de se sentir "martyr"...Pour eux c'est une preuve que leur vision est la bonne.
Les laisser sortir avec une Fiche S?.....Ce serait ridicule.....
Les assigner à résidence?...Ce serait aussi du même calibre.....
Est-ce qu'il faut distinguer les peines encourues suivant la double-nationalité...C'est une piste mais que faire pour ceux qui sont Français?
Quoiqu'il en soit il y a déjà du boulot comme je l'avais évoqué à faire en amont parce que beaucoup découle de cela...S'occuper de la place considérable que la Religion a prise en France...Pour cela je me suis déjà exprimé mais il faut taper fort,rester intransigeant et inflexible quitte à ce que ça ne plaise pas.Lorsque c'est un principe Républicain cela ne se négocie pas.De plus lorsque ce dernier est "représentatif" pour ce qui forge la Nation.
Pas facile tout ça ....moi ce que j'essaye de comprendre depuis un bon moment, c'est ce processus de radicalisation; qu'est-ce qui fait qu'une personne élevée en France, qui est passée dans l'école de notre république se radicalise au point de passer à l'acte.
Quand on lit les antécédents des terroristes, de ces Barnouin et Konig par ex, des terroristes de Charlie et du bataclan ....il y a des enfances sans trop de problème et très souvent pas du tout religieuses....
De nombreux amis des terroristes affirment souvent qu'ils n'étaient pas pratiquants, pas de mosquée pour les musulmans, ils ne connaissaient pas un seul verset du coran ....
Farhad Khosrokhavar est un des plus grand spécialiste de la radicalisation.
Les chapitres réunis dans la seconde partie de l’ouvrage traitent plus spécifiquement des processus de radicalisation, autrement dit des dimensions explicatives associées à l’engagement des individus dans le jihadisme et ses modalités les plus diverses. L’un des chapitres les plus intéressants – qui est également le plus conséquent – de cette seconde partie est celui intitulé « le modèle européen de radicalisation », où Khosrokhavar revient sur les différents mécanismes et processus sociologiques éclairant les trajectoires de radicalisation jihadistes contemporaines. S’il n’existe pas d’idéal type dans les trajectoires jihadistes, l’auteur souligne plusieurs éléments récurrents –le sentiment de victimisation, l’adhésion à une cause collective permettant le dépassement d’un stigmate de marginalisation–, ce qui le conduit à proposer trois archétypes des parcours de radicalisation vers le jihadisme : le « Petit Blanc »3 ou converti, l’islamiste radical et le jeune victimisé. Les propos développés par l’auteur dans cette partie de l’ouvrage constitueront sans doute les plus intéressants pour les chercheurs déjà familiers de ces questions et de la littérature universitaire.
http://journals.openedition.org/lectures/17541
Je suis d'accord avec cet élément récurrent présent chez les radicalisés, le sentiment de victimisation, et l'adhésion à cette cause collective ....qui va donner la caution et le sentiment de reconnaissance ....
Des jeunes qui se sentent rejetés par la société, ou marginalisés, laissés sur le bas coté, qui développent une haine de notre modèle social ....
Le rapport avec la religion n'est pas aussi évident selon moi ....la base est bien la victimisation et l'adhésion à une idéologie qui partage les valeurs de la victime, la haine de notre société ....l'idéologie des prédicateurs de haine ....
