Ouvrons un sujet + vaste où on pourra y mettre tout et n'importe quoi sur BUre et son devenir.
En effet cela commence à chauffer avec la fin de NDDL, et le printemps.
La question est de savoir ce que l'on fait de NOS 56 400 tonnes de déchets annuels, plus ou moins actifs.
Et des déchets déjà accumulés depuis 50 ans...soit environ +- 5 millions de tonnes en 2010, et +- 8 millions de tonnes en 2030?
Dans un trou ou en surface, ou mieux à Haïti?
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... LveQiT8.99Le 22 février, les forces de l’ordre en avaient expulsé, lors d’une opération surprise, une quinzaine de personnes perchées dans les arbres pour empêcher le début des travaux.
« Etat de guerre »
A Mandres-en-Barrois, les habitants, dont une partie accuse le maire d’avoir bradé le bois Lejuc à l’Andra et se disent las de la présence des gendarmes depuis des mois, et des contrôles d’identité multiples, l’atmosphère est pesante. « On est en état de guerre, déplore Michel Labat, l’un de leurs représentants, fringuant septuagénaire et peintre en bâtiment à la retraite. Comme à Bure, la liberté de circuler n’existe plus dans notre village, je dois emporter une pièce d’identité même pour faire mon footing. »
Le week-end de mobilisation des 3 et 4 mars, prévu depuis le début de l’année, devait être l’occasion de discussions et débats entre les différentes associations d’opposants et les comités de lutte créés pour la cause dans la France entière. Mais un important dispositif d’environ 500 gendarmes attendait à nouveau les manifestants qui ont tenté de s’approcher du bois Lejuc samedi 3 mars, chargés de poutres, de cloisons, de planches, de moquette, de portes et de fenêtres, qu’ils ont charriés, sur plusieurs kilomètres, pour édifier une vigie dans le champ d’un paysan « ami ».
Le bourbier des champs de colza amorçant leur dégel traversé crottait les souliers de sabots de terre rendant la progression difficile pour les forces de l’ordre comme pour les manifestants. Leur affrontement a été bref. Quelques minutes seulement. Aux pierres, mottes de terre et feux d’artifice lancés par les anti-Cigéo, les gendarmes mobiles ont répliqué par des jets de grenade lacrymogène, et le cortège a rebroussé chemin.
Une personne a été interpellée pour avoir tenté de s’infiltrer dans la zone interdite d’accès. « La manifestation a été contenue et aucun blessé n’est à déplorer, a déclaré Muriel Nguyen, préfète de la Meuse, qui a déploré que les opposants aient refusé de discuter d’un parcours de manifestation. Le dispositif proportionné mis en place a permis d’éviter de graves incidents avec des manifestants dissimulant leur visage et décidés à en découdre. Il n’y aura pas de réoccupation du bois Lejuc. »
« On reviendra »
La représentante de l’Etat avait émis, jeudi 1er mars, un arrêté d’interdiction de manifestation à Bure et dans les communes avoisinantes de la Meuse, annonçant la venue de « 700 opposants », dont un « nombre important » présente un « profil extrêmement inquiétant ».
Pour leur part, les opposants ont estimé que « l’essentiel était de démontrer leur détermination » à ne pas abandonner le terrain. « On reviendra, a déclaré à l’issue de la manifestation Jean-Marc Fleury, président de l’Association des élus de Lorraine et Champagne-Ardenne opposés à l’enfouissement des déchets radioactifs (Eodra). Il faut faire cela autant de fois que possible ; de tels effectifs de forces de l’ordre ne pourront être mobilisés indéfiniment. » La mobilisation doit continuer dimanche 4 mars.


