Bastion social "chasse" les Gauchistes à la FAC.
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Bastion social "chasse" les Gauchistes à la FAC.
23 heures mercredi soir. Une rangée d’ambulances est stationnée aux abords du campus universitaire de Strasbourg. Sur le trottoir, des étudiants visiblement sonnés se tombent dans les bras. D’autres sont assis par terre, le corps endolori, cabossé. Six d’entre eux viennent de se faire passer à tabac une demi-heure plus tôt par «une vingtaine de fachos». On a été prévenu par SMS. Alexia (1), 18 ans, n’en mène pas large. Un homme a fondu sur elle, quand d’autres lui hurlent «on va te défoncer ta sale race de gauchiste, on est du Bastion social». Frappée au visage, elle perd l’équilibre, prend un coup dans la cage thoracique. A ses côtés, un jeune homme se tient la tête, il a reçu plusieurs coups de parapluie sur le crâne. A terre, roué de coups de pied. Il montre le parapluie, abandonné là , le manche métallique est plié en deux.
Le bar associatif L’Arcadia, ouvert par le mouvement nationaliste et identitaire Bastion social en décembre, est à 500 mètres à peine. Ses membres, pour partie des ex du GUD connus des services de police, n’avaient plus fait parler d’eux depuis leur dernière attaque, en janvier. Deux personnes et un chauffeur de tram s’étaient fait agresser après un rassemblement populaire réclamant la fermeture du local. Le soir de l’inauguration du lieu, le 9 décembre, c’est un trentenaire d’origine algérienne qui avait essuyé les coups d’une vingtaine d’hommes ultra-violents. La vague de violences a débuté à Strasbourg le soir du deuxième tour de la présidentielle, quand un groupe cagoulé a tiré au mortier sur les manifestants anticapitalistes. Mercredi soir, c’était la quatrième attaque. «Ce qui s’est passé à Montpellier, Lille, Paris, les a réveillés. Il y a un jeu de surenchère entre les fachos des différentes villes. Ils prennent confiance», souffle un étudiant.
Secours et forces de l’ordre remballent, laissant sur le boulevard les étudiants sous le choc. «Sortez à plusieurs», siffle un policier avant de monter en voiture. Entre eux, ils les surnomment «gaucho numéro 1», «gaucho numéro 2». Jusqu’à six, donc.
Depuis jeudi, les étudiants occupent le palais universitaire pacifiquement contre les réformes du gouvernement : accès à l’université, fonction publique, SNCF. Aucun blocage, les cours se déroulent normalement. Après une évacuation musclée au gaz lacrymogène par des CRS le jeudi 22 mars au soir, jour de mobilisation nationale, la présidence de l’université a reconnu qu’il n’y avait eu aucune dégradation et mis à leur disposition une table dans le hall ainsi qu’un amphithéâtre. Manière de reconnaître que la réaction était sans doute disproportionnée au regard du mouvement. Alors, depuis lundi dans leur amphi, ils débattent, s’informent, tiennent leurs AG, mangent et donnent des cours de soutien.
Mercredi, Fred est le premier à quitter la soirée, organisée par une association étudiante. Traversant le campus, il aperçoit les membres du Bastion social en pleine opération collage d’affiches racistes et nationalistes. Elles pullulent désormais. Aussitôt, il prévient ses amis via un message Facebook : prudence sur le chemin du retour. Croyant le champ libre, il commence à décoller les affiches mais la bande rebrousse chemin et lui tombe dessus. Fred s’enfuit. C’est alors qu’Alexia et les autres arrivent sur la grande place bordée de bâtiments universitaires, ils aperçoivent «un homme grand, la quarantaine, mâchoire carrée, grosse doudoune noire». Il téléphone. Ils comprendront après que c’était «le guetteur». La vingtaine de jeunes déboule de nulle part et se rue sur eux. Les insultes homophobes, sexistes, racistes, pleuvent. Cinq sont cagoulés, plusieurs ont des «gants coqués», l’un d’eux a une barre en fer. «Ils nous attendaient», dit Pauline, 19 ans. Terrifiés, les étudiants parviennent à fuir. Derrière eux, on crie : «Courez bande de gauchistes sinon on vous bute.» Poursuivis les premiers mètres, ils se perdent de vue et se retrouvent séparés, à se cacher dans les renfoncements du campus. Pauline, Alexia, Fred et les autres, chacun, tapi, prévient les secours. Ils finissent par tous se réfugier à l’arrêt de tram, demandant de l’aide à une voiture de police qui passe par hasard. D’autres étudiants les rejoignent, parmi lesquels des militants antifascistes.
«Traitée comme une petit fille capricieuse»
La nuit a été courte. Jeudi matin, dans l’amphi occupé, on compte les blessures. Les victimes racontent. Des étudiants, quelques journalistes. Vont-ils porter plainte ? Ils hésitent. Ils n’ont pas confiance, refroidis par la réaction des policiers cette nuit. «Ils étaient indifférents, ils se moquaient de nous, prenaient les choses à la légère. J’ai l’impression que ça arrange tout le monde qu’on se fasse tabasser», explique Charles, 18 ans, un lycéen mobilisé avec les étudiants. L’internat a prévenu ses parents de l’agression. Résultat, sa mère se fait un sang d’encre, elle ne veut plus qu’il milite ni qu’il sorte le soir. Charles a mal. Mais il va désobéir. «Je me sens déjà coupable d’être parti en courant et d’avoir laissé mes potes se faire tabasser… Mais si on arrête la lutte, ça veut dire qu’on laisse les groupuscules d’extrême droite gagner. Je m’en voudrais trop.» Pauline, elle, n’a rien dit à sa famille. Ses parents ne comprendraient pas. Ils vivent «dans un bled», «ont voté FN aux dernières élections». Les policiers l’ont «traitée comme une petite fille capricieuse», dit-elle : «J’étais paniquée et on m’a dit que si je ne me calmais pas, c’était tant pis pour ma déposition.»
Le président de l’université a réagi par communiqué, exprimant «toute [sa] solidarité avec les étudiants et lycéens qui ont subi ces violences». Sur les bancs de l’amphi, adjoint au maire, écologiste, Eric Schultz, rappelle combien «la ville prend le dossier au sérieux». Une motion a été adoptée à l’unanimité par le conseil municipal pour faire fermer le local d’extrême droite, «base arrière pour des actions violentes». Mais le lieu est loué dans les règles à un bailleur privé. La balle est dans le camp du préfet. Il faudrait un trouble manifeste à l’ordre public pour qu’il ordonne la fermeture.
Source:Libération.
Le bar associatif L’Arcadia, ouvert par le mouvement nationaliste et identitaire Bastion social en décembre, est à 500 mètres à peine. Ses membres, pour partie des ex du GUD connus des services de police, n’avaient plus fait parler d’eux depuis leur dernière attaque, en janvier. Deux personnes et un chauffeur de tram s’étaient fait agresser après un rassemblement populaire réclamant la fermeture du local. Le soir de l’inauguration du lieu, le 9 décembre, c’est un trentenaire d’origine algérienne qui avait essuyé les coups d’une vingtaine d’hommes ultra-violents. La vague de violences a débuté à Strasbourg le soir du deuxième tour de la présidentielle, quand un groupe cagoulé a tiré au mortier sur les manifestants anticapitalistes. Mercredi soir, c’était la quatrième attaque. «Ce qui s’est passé à Montpellier, Lille, Paris, les a réveillés. Il y a un jeu de surenchère entre les fachos des différentes villes. Ils prennent confiance», souffle un étudiant.
Secours et forces de l’ordre remballent, laissant sur le boulevard les étudiants sous le choc. «Sortez à plusieurs», siffle un policier avant de monter en voiture. Entre eux, ils les surnomment «gaucho numéro 1», «gaucho numéro 2». Jusqu’à six, donc.
Depuis jeudi, les étudiants occupent le palais universitaire pacifiquement contre les réformes du gouvernement : accès à l’université, fonction publique, SNCF. Aucun blocage, les cours se déroulent normalement. Après une évacuation musclée au gaz lacrymogène par des CRS le jeudi 22 mars au soir, jour de mobilisation nationale, la présidence de l’université a reconnu qu’il n’y avait eu aucune dégradation et mis à leur disposition une table dans le hall ainsi qu’un amphithéâtre. Manière de reconnaître que la réaction était sans doute disproportionnée au regard du mouvement. Alors, depuis lundi dans leur amphi, ils débattent, s’informent, tiennent leurs AG, mangent et donnent des cours de soutien.
Mercredi, Fred est le premier à quitter la soirée, organisée par une association étudiante. Traversant le campus, il aperçoit les membres du Bastion social en pleine opération collage d’affiches racistes et nationalistes. Elles pullulent désormais. Aussitôt, il prévient ses amis via un message Facebook : prudence sur le chemin du retour. Croyant le champ libre, il commence à décoller les affiches mais la bande rebrousse chemin et lui tombe dessus. Fred s’enfuit. C’est alors qu’Alexia et les autres arrivent sur la grande place bordée de bâtiments universitaires, ils aperçoivent «un homme grand, la quarantaine, mâchoire carrée, grosse doudoune noire». Il téléphone. Ils comprendront après que c’était «le guetteur». La vingtaine de jeunes déboule de nulle part et se rue sur eux. Les insultes homophobes, sexistes, racistes, pleuvent. Cinq sont cagoulés, plusieurs ont des «gants coqués», l’un d’eux a une barre en fer. «Ils nous attendaient», dit Pauline, 19 ans. Terrifiés, les étudiants parviennent à fuir. Derrière eux, on crie : «Courez bande de gauchistes sinon on vous bute.» Poursuivis les premiers mètres, ils se perdent de vue et se retrouvent séparés, à se cacher dans les renfoncements du campus. Pauline, Alexia, Fred et les autres, chacun, tapi, prévient les secours. Ils finissent par tous se réfugier à l’arrêt de tram, demandant de l’aide à une voiture de police qui passe par hasard. D’autres étudiants les rejoignent, parmi lesquels des militants antifascistes.
«Traitée comme une petit fille capricieuse»
La nuit a été courte. Jeudi matin, dans l’amphi occupé, on compte les blessures. Les victimes racontent. Des étudiants, quelques journalistes. Vont-ils porter plainte ? Ils hésitent. Ils n’ont pas confiance, refroidis par la réaction des policiers cette nuit. «Ils étaient indifférents, ils se moquaient de nous, prenaient les choses à la légère. J’ai l’impression que ça arrange tout le monde qu’on se fasse tabasser», explique Charles, 18 ans, un lycéen mobilisé avec les étudiants. L’internat a prévenu ses parents de l’agression. Résultat, sa mère se fait un sang d’encre, elle ne veut plus qu’il milite ni qu’il sorte le soir. Charles a mal. Mais il va désobéir. «Je me sens déjà coupable d’être parti en courant et d’avoir laissé mes potes se faire tabasser… Mais si on arrête la lutte, ça veut dire qu’on laisse les groupuscules d’extrême droite gagner. Je m’en voudrais trop.» Pauline, elle, n’a rien dit à sa famille. Ses parents ne comprendraient pas. Ils vivent «dans un bled», «ont voté FN aux dernières élections». Les policiers l’ont «traitée comme une petite fille capricieuse», dit-elle : «J’étais paniquée et on m’a dit que si je ne me calmais pas, c’était tant pis pour ma déposition.»
Le président de l’université a réagi par communiqué, exprimant «toute [sa] solidarité avec les étudiants et lycéens qui ont subi ces violences». Sur les bancs de l’amphi, adjoint au maire, écologiste, Eric Schultz, rappelle combien «la ville prend le dossier au sérieux». Une motion a été adoptée à l’unanimité par le conseil municipal pour faire fermer le local d’extrême droite, «base arrière pour des actions violentes». Mais le lieu est loué dans les règles à un bailleur privé. La balle est dans le camp du préfet. Il faudrait un trouble manifeste à l’ordre public pour qu’il ordonne la fermeture.
Source:Libération.
Aux mains de l'Etat,la force s'appelle Droit....Aux mains de l'individu,elle se nomme le crime....
Si tu m'as pris pour un clown tu t'es trompé de Carnaval...
...La mort avant le déshonneur!
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- Crapulax
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Re: Bastion social "chasse" les Gauchistes à la FAC.
J'avais évoqué le GUD pour les actions de frappe mais je constate qu'il y a la relève....Bastion social..."Ahhhhh ces jeunes".....
Un peu d'exercices physique ne fait jamais de mal...
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elbaid
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Re: Bastion social "chasse" les Gauchistes à la FAC.
La pochaine fois les jeunes essaieront la batte de base ball .
- Crapulax
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Re: Bastion social "chasse" les Gauchistes à la FAC.
C'était dans les années 80 la batte.....Il faut dire que les Skins N.S(dits Boneheads) les appréciaient aussi beaucoup à l'époque...C'était "la mode" pour les virées nocturnes....elbaid a écrit : La pochaine fois les jeunes essaieront la batte de base ball .
Et c'est inscrit dans l'ADN du Mouvement depuis Orange Mécanique,considéré comme "Culte" par ces derniers....
Aux mains de l'Etat,la force s'appelle Droit....Aux mains de l'individu,elle se nomme le crime....
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- Kelenner
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Re: Bastion social "chasse" les Gauchistes à la FAC.
Etant donné que la police ne fait rien contre ces fachos, normal qu'ils se sentent "en confiance"...
- Stounk
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Re: Bastion social "chasse" les Gauchistes à la FAC.
En effet. Et nos nombreux forumeurs de droite dure type Victor, etc, de soutenir cette mouvance fasciste.Kelenner a écrit : Etant donné que la police ne fait rien contre ces fachos, normal qu'ils se sentent "en confiance"...
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LOFOTEN
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Re: Bastion social "chasse" les Gauchistes à la FAC.
Comme elle ne fait rien avec tous les groupuscules d’extrême gauche et Anarchistes .Kelenner a écrit : Etant donné que la police ne fait rien contre ces fachos, normal qu'ils se sentent "en confiance"...
Facile a confirmer sur ces occupations (illicites) par lectures des blogs ..ou autres.
(j'ai donné une liste il y a qq temps...)
- le chimple
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Re: Bastion social "chasse" les Gauchistes à la FAC.
Rien à défendre ..Stounk a écrit :En effet. Et nos nombreux forumeurs de droite dure type Victor, etc, de soutenir cette mouvance fasciste.Kelenner a écrit : Etant donné que la police ne fait rien contre ces fachos, normal qu'ils se sentent "en confiance"...
Sauf la liberté de travailler , de circuler librement , d'aller en cours ....
Les fachos , il y en a des deux cotés et pour l'instant , vous , gens de gauche devriez balayer devant votre porte ..
Bloquer une école, une route , l'entrée d'une usine à ceux qui veulent bosser , c'est du fascisme !
En la matière , l'extrême droite n'a pas le monopole avec l'autre connard qui se félicitait de la mort du gendarme ..
Il me semble que chez les casseurs de flics , il y a une bonne majorité de margoulins d'extrême gauche !
Il est inadmissible d'aller casser une poignée boutonneux d'extrême gauche qui bloque les cours dans une Fac !
Il est aussi inadmissible qu'une poignée de mec bloquent les cours !
La grève est un droit , l'occupation par une petite minorité , c'est à discuter !
En conclusion , encore une fois , le laxisme des pouvoirs publics provoque des situations comme celle là !
C'était aux pouvoir publics de débloquer la FAC !
Pas à quelques élèves et profs excédés !
...C'est curieux chez les marins , le besoin de faire des phrases ...
-
oldeagle
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Re: Bastion social "chasse" les Gauchistes à la FAC.
Voilà où nous mène la République !!!!Crapulax a écrit : 23 heures mercredi soir. Une rangée d’ambulances est stationnée aux abords du campus universitaire de Strasbourg. Sur le trottoir, des étudiants visiblement sonnés se tombent dans les bras. D’autres sont assis par terre, le corps endolori, cabossé. Six d’entre eux viennent de se faire passer à tabac une demi-heure plus tôt par «une vingtaine de fachos». On a été prévenu par SMS. Alexia (1), 18 ans, n’en mène pas large. Un homme a fondu sur elle, quand d’autres lui hurlent «on va te défoncer ta sale race de gauchiste, on est du Bastion social». Frappée au visage, elle perd l’équilibre, prend un coup dans la cage thoracique. A ses côtés, un jeune homme se tient la tête, il a reçu plusieurs coups de parapluie sur le crâne. A terre, roué de coups de pied. Il montre le parapluie, abandonné là , le manche métallique est plié en deux.
Le bar associatif L’Arcadia, ouvert par le mouvement nationaliste et identitaire Bastion social en décembre, est à 500 mètres à peine. Ses membres, pour partie des ex du GUD connus des services de police, n’avaient plus fait parler d’eux depuis leur dernière attaque, en janvier. Deux personnes et un chauffeur de tram s’étaient fait agresser après un rassemblement populaire réclamant la fermeture du local. Le soir de l’inauguration du lieu, le 9 décembre, c’est un trentenaire d’origine algérienne qui avait essuyé les coups d’une vingtaine d’hommes ultra-violents. La vague de violences a débuté à Strasbourg le soir du deuxième tour de la présidentielle, quand un groupe cagoulé a tiré au mortier sur les manifestants anticapitalistes. Mercredi soir, c’était la quatrième attaque. «Ce qui s’est passé à Montpellier, Lille, Paris, les a réveillés. Il y a un jeu de surenchère entre les fachos des différentes villes. Ils prennent confiance», souffle un étudiant.
Secours et forces de l’ordre remballent, laissant sur le boulevard les étudiants sous le choc. «Sortez à plusieurs», siffle un policier avant de monter en voiture. Entre eux, ils les surnomment «gaucho numéro 1», «gaucho numéro 2». Jusqu’à six, donc.
Depuis jeudi, les étudiants occupent le palais universitaire pacifiquement contre les réformes du gouvernement : accès à l’université, fonction publique, SNCF. Aucun blocage, les cours se déroulent normalement. Après une évacuation musclée au gaz lacrymogène par des CRS le jeudi 22 mars au soir, jour de mobilisation nationale, la présidence de l’université a reconnu qu’il n’y avait eu aucune dégradation et mis à leur disposition une table dans le hall ainsi qu’un amphithéâtre. Manière de reconnaître que la réaction était sans doute disproportionnée au regard du mouvement. Alors, depuis lundi dans leur amphi, ils débattent, s’informent, tiennent leurs AG, mangent et donnent des cours de soutien.
Mercredi, Fred est le premier à quitter la soirée, organisée par une association étudiante. Traversant le campus, il aperçoit les membres du Bastion social en pleine opération collage d’affiches racistes et nationalistes. Elles pullulent désormais. Aussitôt, il prévient ses amis via un message Facebook : prudence sur le chemin du retour. Croyant le champ libre, il commence à décoller les affiches mais la bande rebrousse chemin et lui tombe dessus. Fred s’enfuit. C’est alors qu’Alexia et les autres arrivent sur la grande place bordée de bâtiments universitaires, ils aperçoivent «un homme grand, la quarantaine, mâchoire carrée, grosse doudoune noire». Il téléphone. Ils comprendront après que c’était «le guetteur». La vingtaine de jeunes déboule de nulle part et se rue sur eux. Les insultes homophobes, sexistes, racistes, pleuvent. Cinq sont cagoulés, plusieurs ont des «gants coqués», l’un d’eux a une barre en fer. «Ils nous attendaient», dit Pauline, 19 ans. Terrifiés, les étudiants parviennent à fuir. Derrière eux, on crie : «Courez bande de gauchistes sinon on vous bute.» Poursuivis les premiers mètres, ils se perdent de vue et se retrouvent séparés, à se cacher dans les renfoncements du campus. Pauline, Alexia, Fred et les autres, chacun, tapi, prévient les secours. Ils finissent par tous se réfugier à l’arrêt de tram, demandant de l’aide à une voiture de police qui passe par hasard. D’autres étudiants les rejoignent, parmi lesquels des militants antifascistes.
«Traitée comme une petit fille capricieuse»
La nuit a été courte. Jeudi matin, dans l’amphi occupé, on compte les blessures. Les victimes racontent. Des étudiants, quelques journalistes. Vont-ils porter plainte ? Ils hésitent. Ils n’ont pas confiance, refroidis par la réaction des policiers cette nuit. «Ils étaient indifférents, ils se moquaient de nous, prenaient les choses à la légère. J’ai l’impression que ça arrange tout le monde qu’on se fasse tabasser», explique Charles, 18 ans, un lycéen mobilisé avec les étudiants. L’internat a prévenu ses parents de l’agression. Résultat, sa mère se fait un sang d’encre, elle ne veut plus qu’il milite ni qu’il sorte le soir. Charles a mal. Mais il va désobéir. «Je me sens déjà coupable d’être parti en courant et d’avoir laissé mes potes se faire tabasser… Mais si on arrête la lutte, ça veut dire qu’on laisse les groupuscules d’extrême droite gagner. Je m’en voudrais trop.» Pauline, elle, n’a rien dit à sa famille. Ses parents ne comprendraient pas. Ils vivent «dans un bled», «ont voté FN aux dernières élections». Les policiers l’ont «traitée comme une petite fille capricieuse», dit-elle : «J’étais paniquée et on m’a dit que si je ne me calmais pas, c’était tant pis pour ma déposition.»
Le président de l’université a réagi par communiqué, exprimant «toute [sa] solidarité avec les étudiants et lycéens qui ont subi ces violences». Sur les bancs de l’amphi, adjoint au maire, écologiste, Eric Schultz, rappelle combien «la ville prend le dossier au sérieux». Une motion a été adoptée à l’unanimité par le conseil municipal pour faire fermer le local d’extrême droite, «base arrière pour des actions violentes». Mais le lieu est loué dans les règles à un bailleur privé. La balle est dans le camp du préfet. Il faudrait un trouble manifeste à l’ordre public pour qu’il ordonne la fermeture.
Source:Libération.
La preuve qu'elle dresse les français les uns contre les autres !
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oldeagle
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Re: Bastion social "chasse" les Gauchistes à la FAC.
le chimple a écrit :Rien à défendre ..Stounk a écrit :
En effet. Et nos nombreux forumeurs de droite dure type Victor, etc, de soutenir cette mouvance fasciste.
Sauf la liberté de travailler , de circuler librement , d'aller en cours ....![]()
Les fachos , il y en a des deux cotés et pour l'instant , vous , gens de gauche devriez balayer devant votre porte ..
Bloquer une école, une route , l'entrée d'une usine à ceux qui veulent bosser , c'est du fascisme ! bolchevisme plutôt !
En la matière , l'extrême droite n'a pas le monopole avec l'autre connard qui se félicitait de la mort du gendarme ..
Il me semble que chez les casseurs de flics , il y a une bonne majorité de margoulins d'extrême gauche !
Il est inadmissible d'aller casser une poignée boutonneux d'extrême gauche qui bloque les cours dans une Fac !
Il est aussi inadmissible qu'une poignée de mec bloquent les cours !
La grève est un droit , l'occupation par une petite minorité , c'est à discuter !
En conclusion , encore une fois , le laxisme des pouvoirs publics provoque des situations comme celle là !
C'était aux pouvoir publics de débloquer la FAC !
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Re: Bastion social "chasse" les Gauchistes à la FAC.
Qui sont les fachos, si ce n'est les occupants de lieux où l'on apprend????Kelenner a écrit : Etant donné que la police ne fait rien contre ces fachos, normal qu'ils se sentent "en confiance"...
Faut pas ensuite venir pleurnicher parce que des interventions musclées les ont délogés
Qui qui qu'a commençé à foutre le bordel?????
J'ai le sentiment qu'une grande majorité de jeunes commence à en avoir marre de ces occupations illégales, elle veut travailler pour s'assurer un avenir correct
Qu'il y ait contestation c'est normal, mais qu'elle n'empêche pas le déroulement des cours et qu'elle ait lieu hors des campus
C'est trop difficile à comprendre par des esprits obscurcis par leur idéologie.....Faut faire un tout petit effort.....
Une chose dont on ne parle pas n'a jamais existé - Oscar Wilde
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Re: Bastion social "chasse" les Gauchistes à la FAC.
Anne32 a écrit :Qui sont les fachos, si ce n'est les occupants de lieux où l'on apprend????Kelenner a écrit : Etant donné que la police ne fait rien contre ces fachos, normal qu'ils se sentent "en confiance"...
Faut pas ensuite venir pleurnicher parce que des interventions musclées les ont délogés
Qui qui qu'a commençé à foutre le bordel?????
J'ai le sentiment qu'une grande majorité de jeunes commence à en avoir marre de ces occupations illégales, elle veut travailler pour s'assurer un avenir correct
Qu'il y ait contestation c'est normal, mais qu'elle n'empêche pas le déroulement des cours et qu'elle ait lieu hors des campus
C'est trop difficile à comprendre par des esprits obscurcis par leur idéologie.....Faut faire un tout petit effort.....
Oui, et ce serait bien aussi de faire un petit effort pour comprendre que ces gros bras encagoulés ou Bastion social, ex GUD, sont des repères de fachos et de racistes.
- Crapulax
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Re: Bastion social "chasse" les Gauchistes à la FAC.
Il faut laisser les jeunes s'amuser...C'est ancestral dans les FACS.....Et de toutes façons on ne va pas en cours pour faire de la politique,à moins bien entendu de l'étudier......
Il y a toujours eu des frictions entre eux.....
Sérieusement cela est évitable....On ne propose pas de locaux à des associations étudiantes à connotations politiques pour commencer....
Il y a toujours eu des frictions entre eux.....
Sérieusement cela est évitable....On ne propose pas de locaux à des associations étudiantes à connotations politiques pour commencer....
Aux mains de l'Etat,la force s'appelle Droit....Aux mains de l'individu,elle se nomme le crime....
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oldeagle
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Re: Bastion social "chasse" les Gauchistes à la FAC.
Si s'amuser c'est bloquer les fac empêchant les autres étudiants de travailler, c'est en effet vachement rigolo !Crapulax a écrit : Il faut laisser les jeunes s'amuser...C'est ancestral dans les FACS.....Et de toutes façons on ne va pas en cours pour faire de la politique,à moins bien entendu de l'étudier......
Il y a toujours eu des frictions entre eux.....
Sérieusement cela est évitable....On ne propose pas de locaux à des associations étudiantes à connotations politiques pour commencer....
- Jarod1
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Re: Bastion social "chasse" les Gauchistes à la FAC.
Faut croire que c'est cooooool !oldeagle a écrit :Si s'amuser c'est bloquer les fac empêchant les autres étudiants de travailler, c'est en effet vachement rigolo !Crapulax a écrit : Il faut laisser les jeunes s'amuser...C'est ancestral dans les FACS.....Et de toutes façons on ne va pas en cours pour faire de la politique,à moins bien entendu de l'étudier......
Il y a toujours eu des frictions entre eux.....
Sérieusement cela est évitable....On ne propose pas de locaux à des associations étudiantes à connotations politiques pour commencer....
Mais bon, il faut assumer la coolitude et accepter de prendre des fessées au nom d'elle.
Rien n'a changé finalement...
Je vais finir par croire que Macron a raison avec sa sélection avant de rentrer en fac...
"disons que la chine est un pays particulier,c'est sur,tout le monde a du travail,et ceux qui ne savent rien faire au lieu d'attendre que ça passe balayent les autoroutes.
on ne sait pas trop à quoi ca sert,mais au moins,ils travaillent."
on ne sait pas trop à quoi ca sert,mais au moins,ils travaillent."