Avec le clivage gauche-droite, on oppose des modèles de société clairement identifiés. On peut les soutenir ou les réprouver, mais ils ont le mérite d'exister et d'être des projets globaux ayant vocation à organiser un pays selon une vision, une philosophie identifiée.oldeagle a écrit :
C'est fumeux ton truc !
Avec le clivage gauche-droite, on arrive à rien. Quand les uns sont au pouvoir, les autres votent systématiquement contre, même si ce qui est proposé va dans le bon sens. Et quand l'opposition devient majorité, elle revient sur tout ce qui a été fait par le prédécesseur. Et ainsi de suite ! On meurt du clivage gauche-droite !
La dissolution du clivage provoque au contraire l'absence d'objectif clair sur l'avenir et favorise une gestion au jour le jour, à flux tendu des fonctions de l'Etat et vidé de toute philosophie. C'est littéralement nihiliste, dépourvu d'objectifs au nom d'un idéal de société. C'est un néant intellectuel sans support philosophique, sans désir d'une société idéale (quelle qu'elle soit). C'est à mon goût dangereux.
Le record d'abstention s'est concrétisé en même temps que le triomphe de LREM prétendant dépasser les clivages au printemps 2017 j'vous signale. Ce dépassement n'induit pas d'adhésion populaire massive et pour cause : personne ne peut s'y identifier clairement.Tant qu'on sera dans cette logique, rien ne sera possible. Dépasser les clivages est essentiel !
Plus il y aura de conflits stériles et inutiles entre la droite et la gauche, plus il y aura d'abstentions !
Le clivage gauche-droite est justement ce qui a conduit à des politiques relativement équilibrées depuis près de 70 ans, modérant un camp par rapport à l'autre. Leur abolition conduit à l'absence de contre-pouvoir équilibré et donc à une démocratie sans but, sans repères doctrinaux et sans repères moraux quant à ses décisions.Le redressement du pays passe par la disparition du clivage gauche-droite.
Macron s'y emploi très bien.
Il fait des réformes que je soutiens, oui mais.... En 2022 que se passera t-il ? S'il est réélu, tant mieux, si il est battu, il est certain à 100 % que son successeur idéologisé reviendra sur tout ce qui aura été fait !
Et si ça n'arrive pas en 2022, ce sera en 2027 !
En fait, le clivage droite-gauche, c'est l'inertie, l'immobilisme.
C'est juste de la pure gestion à court terme basée sur des objectifs comptables à l'année, l'avènement d'un "Etat-manager" administré comme une entreprise au service des entreprises et s'appuyant sur des modèles micro-économiques dépourvus de vision à long terme.
Un tel nihilisme est assez inquiétant. Comme son nom l'indique, c'est le néant, et du néant, on n'obtient rien.
