Stounk a écrit : oldeagle a écrit :
La règle de notre démocratie, c'est de faire un premier et un deuxième tour.
Macron est arrivé 1er, Marine 2ème, et alors ? C'est la démocratie, c'est tout !
Vous cherchez la petite bête là !
Au lieu de vous focalisez sur l'élection de l'année dernière, indignez vous plutôt sur les propos de ce commissaire européen Allemand au budget. Il y a beaucoup à dire.
Bah, cela confirme ce que nous savons depuis ce fameux traité de Lisbonne, à savoir que nous sommes en démocratie, tant que nous votons de la bonne manière, sinon...
Tu sais très bien que le taux d'intérêt est proportionnel au risque.
C'est la B.A. BA du métier de banquier.
Plus le risque est élevé, plus l'argent est cher ...
Avec la volonté des populistes italiens de laisser filer la dette publique italienne, l'Italie risque de se retrouver avec des banques qui vont augmenter fortement à très fortement leur taux d'intérêt (pour la dette publique italienne mais aussi pour les pays les plus fragiles en terme de dette publique, c'est à dire la France, l'Espagne, la Grèce, on va morfler).
Et le futur gouvernement italien va se retrouver très rapidement pris à la gorge.
Avec en première ligne le paiement des fonctionnaires et des retraites, comme en Grèce.
Et qui vont accuser les populistes ? L'UE et la BCE.
Mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est que l'Italie ce n'est pas la Grèce ...
Et que cette fois-ci, un plan de sauvetage des finances publiques italiennes par l'UE et la BCE n'est pas envisageable.
Si les italiens insistent dans leur choix populiste, on ne pourra pas empêcher une grosse cata pour les italiens mais aussi pour nous. D'arrière tu verras dans ce cas qu'il y aura de nombreuses voix en Allemagne pour abandonner l'euro et retourner au DM, car de nombreux allemands ne voudront pas être emportés dans la tourmente déclenchée par les italiens.
Ou bien le classique scénario à la grec ...
1 - L'hyper-populisme pour se faire élire tout en sachant que ce n'est pas applicable ...
2 - le psycho-drame à Bruxelles avec les autres dirigeants européens.
3 - le retour au pays, en accusant les salauds d'allemands, l'UE, la BCE qui obligent à mener une politique à l'opposé de celle qui serait bonne pour le "peuple".
4 - On applique la politique de l'UE mais en étant dédouané de toute responsabilité politique vis à vis du "peuple" et des électeurs.
C'est un peu cela, la nouvelle manière de conquérir le pouvoir et d'y rester en Europe !
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville