Mais j'insiste:
Pouvoir d’achat des gendarmes : l’écart se creuse (profondément) entre les sous-off et les officiers !
Ce qui expliquerais, entre autre, la grogne persistante chez les FDO de base .
Sur la période 2006-2016, le “coût moyen des emplois” (c’est à dire salaires bruts et primes) a augmenté 7 fois plus vite pour les officiers de gendarmerie (+ 44,1%) que pour les sous-officiers de l’Arme ( + 6,2 %) .
Et comme, sur cette période, l’inflation a été de 12,2%, cela veut dire que le pouvoir d’achat des seconds a baissé, sensiblement, tandis que celui des officiers s’est envolé !
Cette information incroyable figure à la page 2 d’un référé de neuf pages, disponible sur le site de la Cour des comptes.*
( le texte exact de ce paragraphe, extrait du rapport est : “De 2006 à 2016, le coût moyen des emplois hors compte d’affectation spéciale pensions (CAS Pensions), a augmenté de 19,9 % pour les gradés et gardiens de la paix et de 29,7 % pour les officiers et commissaires”.
Ces évolutions sont à comparer avec le taux cumulé de l’inflation au cours de la même période (12,2 %). Elles ont été encore plus contrastées dans la gendarmerie, où le coût moyen des emplois n’a progressé que de 6,2 % dans le corps des sous-officiers mais a augmenté de 44,1 % dans celui des officiers. )
Comme cette note date du 13 mars 2018, et que le premier ministre, à qui elle est adressée a deux mois pour répondre (article L. 143-4 du code des juridictions financières), on est curieux de connaître nous aussi les explications…
Un rapport du Sénat ces dernier jours va dans ce sens et plus encore

