Au mépris du droit international Le diktat iranien de Trump
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quo vadis
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Au mépris du droit international Le diktat iranien de Trump
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Le 8 mai dernier, le président des États-Unis a choisi, conformément aux vœux d’Israël et de l’Arabie saoudite, de renier la signature de son pays et d’engager une épreuve de force avec l’Iran. L’ancien promoteur new-yorkais est un habitué des paris hasardeux, du dédain de la loi et des clés de bras à ses partenaires en affaires. Mais, cette fois, c’est la paix de toute une région qui s’en trouve menacée.
Monsieur Donald Trump a bâti sa carrière sur le principe que tout est renégociable. Une fois un immeuble terminé, le promoteur invoquait la piètre qualité des travaux (ou d’autres prétextes) pour éviter d’honorer ses engagements. Il imposait alors de nouvelles conditions aux divers corps de métier, en leur déclarant par exemple : « Je ne vous paierai que 75 % du montant dont nous avions convenu. » C’était à prendre ou à laisser. Ceux qui refusaient sa proposition n’avaient qu’à le traîner devant les tribunaux, prenant ainsi le risque de procédures judiciaires coûteuses et à l’issue incertaine face à des avocats aussi retors que coriaces. Dans son livre Trump : Think Like a Billionaire (« Penser comme un milliardaire »), en 2004, il conseillait à ses lecteurs de « toujours contester les factures ». Ses procédés de mauvais payeur étaient bien connus des fournisseurs et des banquiers, dont beaucoup refusaient de traiter avec lui.
Dans Think Big and Kick Ass : In Business and Life (« Être ambitieux et déchirer en affaires comme dans la vie », 2007), il dit aimer « écraser l’autre camp et encaisser les profits », et bien se moquer des banquiers qui ont perdu les sommes qu’ils lui avaient avancées. « C’est leur problème ; pas le mien. Je leur ai dit qu’ils n’auraient pas dû me les prêter. » La Deutsche Bank, seule grande institution qui continue de traiter avec l’entreprise Trump, a connu une expérience édifiante. En 2008, au plus fort de la crise financière, elle avait poursuivi le promoteur en justice pour un impayé de 40 millions de dollars. Celui-ci contre-attaqua, réclamant en retour la coquette somme de 3 milliards de dollars. Son argument : ses problèmes de liquidités s’expliquaient par la crise financière ; or la Deutsche Bank comptait au nombre des responsables de la crise... La banque lui accorda un répit de cinq ans.
Le futur président n’a pas tardé à comprendre que la menace d’un recours devant les tribunaux pouvait avoir des effets dissuasifs. On estime qu’il a été impliqué, comme plaignant ou comme accusé, dans plus de 3 500 procès.
Novice en politique, M. Trump avait promis de mettre ses talents de « plus grand négociateur de l’histoire » au service de l’Amérique.
Il annonçait que, sitôt élu, il s’emploierait à « déchirer l’horrible accord » de Vienne sur le nucléaire iranien, tout comme l’accord de Paris sur le climat. Que ces décisions soient prises au mépris du droit international ou que les autres signataires s’y opposent lui importait peu.
Ses méthodes de patron de droit divin, ainsi que son ignorance de l’histoire et de la diplomatie se conjuguaient à son désir de défaire l’héritage laissé par son prédécesseur. Soucieux de rompre avec les conventions, il se fierait à son instinct et se contenterait de transposer au champ des relations internationales les pratiques peaufinées durant sa carrière de promoteur et de vedette de la télé-réalité.
Le Plan d’action global commun a été signé à Vienne le 14 juillet 2015 par l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni), ainsi que par l’Allemagne, après plusieurs années d’âpres négociations. Il a par ailleurs été avalisé le 20 juillet 2015 par la résolution 2231 du Conseil de sécurité, adoptée à l’unanimité. En échange d’un arrêt du programme de recherche nucléaire militaire et de contrôles internationaux qui s’étendraient jusqu’en 2025, les sanctions imposées par le Conseil de sécurité à la République islamique depuis 1995 devaient être progressivement levées.
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Le 8 mai dernier, le président des États-Unis a choisi, conformément aux vœux d’Israël et de l’Arabie saoudite, de renier la signature de son pays et d’engager une épreuve de force avec l’Iran. L’ancien promoteur new-yorkais est un habitué des paris hasardeux, du dédain de la loi et des clés de bras à ses partenaires en affaires. Mais, cette fois, c’est la paix de toute une région qui s’en trouve menacée.
Monsieur Donald Trump a bâti sa carrière sur le principe que tout est renégociable. Une fois un immeuble terminé, le promoteur invoquait la piètre qualité des travaux (ou d’autres prétextes) pour éviter d’honorer ses engagements. Il imposait alors de nouvelles conditions aux divers corps de métier, en leur déclarant par exemple : « Je ne vous paierai que 75 % du montant dont nous avions convenu. » C’était à prendre ou à laisser. Ceux qui refusaient sa proposition n’avaient qu’à le traîner devant les tribunaux, prenant ainsi le risque de procédures judiciaires coûteuses et à l’issue incertaine face à des avocats aussi retors que coriaces. Dans son livre Trump : Think Like a Billionaire (« Penser comme un milliardaire »), en 2004, il conseillait à ses lecteurs de « toujours contester les factures ». Ses procédés de mauvais payeur étaient bien connus des fournisseurs et des banquiers, dont beaucoup refusaient de traiter avec lui.
Dans Think Big and Kick Ass : In Business and Life (« Être ambitieux et déchirer en affaires comme dans la vie », 2007), il dit aimer « écraser l’autre camp et encaisser les profits », et bien se moquer des banquiers qui ont perdu les sommes qu’ils lui avaient avancées. « C’est leur problème ; pas le mien. Je leur ai dit qu’ils n’auraient pas dû me les prêter. » La Deutsche Bank, seule grande institution qui continue de traiter avec l’entreprise Trump, a connu une expérience édifiante. En 2008, au plus fort de la crise financière, elle avait poursuivi le promoteur en justice pour un impayé de 40 millions de dollars. Celui-ci contre-attaqua, réclamant en retour la coquette somme de 3 milliards de dollars. Son argument : ses problèmes de liquidités s’expliquaient par la crise financière ; or la Deutsche Bank comptait au nombre des responsables de la crise... La banque lui accorda un répit de cinq ans.
Le futur président n’a pas tardé à comprendre que la menace d’un recours devant les tribunaux pouvait avoir des effets dissuasifs. On estime qu’il a été impliqué, comme plaignant ou comme accusé, dans plus de 3 500 procès.
Novice en politique, M. Trump avait promis de mettre ses talents de « plus grand négociateur de l’histoire » au service de l’Amérique.
Il annonçait que, sitôt élu, il s’emploierait à « déchirer l’horrible accord » de Vienne sur le nucléaire iranien, tout comme l’accord de Paris sur le climat. Que ces décisions soient prises au mépris du droit international ou que les autres signataires s’y opposent lui importait peu.
Ses méthodes de patron de droit divin, ainsi que son ignorance de l’histoire et de la diplomatie se conjuguaient à son désir de défaire l’héritage laissé par son prédécesseur. Soucieux de rompre avec les conventions, il se fierait à son instinct et se contenterait de transposer au champ des relations internationales les pratiques peaufinées durant sa carrière de promoteur et de vedette de la télé-réalité.
Le Plan d’action global commun a été signé à Vienne le 14 juillet 2015 par l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni), ainsi que par l’Allemagne, après plusieurs années d’âpres négociations. Il a par ailleurs été avalisé le 20 juillet 2015 par la résolution 2231 du Conseil de sécurité, adoptée à l’unanimité. En échange d’un arrêt du programme de recherche nucléaire militaire et de contrôles internationaux qui s’étendraient jusqu’en 2025, les sanctions imposées par le Conseil de sécurité à la République islamique depuis 1995 devaient être progressivement levées.
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vivarais
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Re: Au mépris du droit international Le diktat iranien de Trump
il ne s'agit pas de droit internationnal
mais de choix
trump n'interdit rien mais simplement de faire un choix
choisir avec qui on veut commercer
il n'oblige personne à commercer avec les USA s'ils préferent commercer avec l'IRAN
il demande simplement de faire un choix entre le beurre et l'argent du beurre
mais de choix
trump n'interdit rien mais simplement de faire un choix
choisir avec qui on veut commercer
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Re: Au mépris du droit international Le diktat iranien de Trump
En gros, c'est Trump qui choisit pour nous. Notre souveraineté en prend (encore) un sacré coup, je trouve...vivarais a écrit : il ne s'agit pas de droit internationnal
mais de choix
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Peracetic
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Re: Au mépris du droit international Le diktat iranien de Trump
Salut à tousStounk a écrit :En gros, c'est Trump qui choisit pour nous. Notre souveraineté en prend (encore) un sacré coup, je trouve...vivarais a écrit : il ne s'agit pas de droit internationnal
mais de choix
trump n'interdit rien mais simplement de faire un choix
choisir avec qui on veut commercer
il n'oblige personne à commercer avec les USA s'ils préferent commercer avec l'IRAN
il demande simplement de faire un choix entre le beurre et l'argent du beurre
En quoi notre souveraineté nationale en prend un coup , alors que par le biais de Bruxelles nous subventionnons Erdogan pour garder les migrants chez lui ? Et cela ne semble pas gêner la France ? Souveraineté à géométrie variable ?
En fait le droit international est une notion bafouée depuis toujours et continue de l'être De plus en plus de par le simple fait que la société internationale contemporaine est devenue extrêmement hétérogène, aussi bien au point de vue des orientations idéologiques , du niveau de développement économique de la puissance politique et militaire de ses membres
Le droit international est étroitement lié au principe d'universalité c'est un un objet de réflexion théorique qui suscite l’intérêt des philosophes des scientifiques, ou des juristes.dont les politiques en font fi dans leurs décisions ,quelques soient le pays en fonction des domaines ,conflits ,économie Toutes les grandes institutions internationales n'ont jamais résolu le pb de l'universalité incluant ce droit international qui devrait s'imposer à tous les pays de notre monde
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quo vadis
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Re: Au mépris du droit international Le diktat iranien de Trump
Tu te rends de ce que tu dis ? Il est en train de faire du chantage à tout le monde, avec des caprices comme s'il était dans une société qu'il dirigerait.vivarais a écrit : il ne s'agit pas de droit internationnal
mais de choix
trump n'interdit rien mais simplement de faire un choix
choisir avec qui on veut commercer
il n'oblige personne à commercer avec les USA s'ils préferent commercer avec l'IRAN
il demande simplement de faire un choix entre le beurre et l'argent du beurre
C'est un faux rebelle sous la coupe des Saoudiens et des Israeliens, et des multinationales...alors que chez lui il y'a des millions
de sans abri et mal logés dont des centaines de milliers d'enfants avec leurs parents. Cela a empiré avec lui.
Les guerres directes ou en sous main, ainsi que des sanctions contre des pays qu'il décide de punir comme un enfant gâté, n'ont jamais atteint ce sommet.
Il revient aussi sur l'accord sur le climat alors que les méfaits du réchauffement n'ont jamais été aussi catastrophiques.
La France est la première à pâtir de ses mesures économiques par ailleurs, comme l'Europe. C'est un type dangereux pour le monde.
Sans parler de son attitude avec les femmes qu'il prend par la ch...e...qu'est ce que c'est comme par exemple pour
des collégiens ?
Quant aux accords ...cela me rappelle les traités que les Américains signaient avec la nation indienne...pour les violer
aussitôt signés.
Le monde n'était déjà pas une vision de rêve mais avec lui, c'est la catastrophe...guerres, sanctions, accords signés violés,
accord sur le climat bafoué mettant en danger des millions de gens à travers le monde...etc...
C'est un voyou qu'il faut renvoyer chez lui...avant qu'il ne mette à bas complètement l'économie et la paix mondiales.
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Re: Au mépris du droit international Le diktat iranien de Trump
Heureusement Trump pour remettre un peu le monde dans le bon sens. Ce mec m' épate un peu plus chaque jour.
Désolé Quo Vadis mais tout le monde n'est pas obligé de penser comme toi, et surtout pas les Américains.
Désolé Quo Vadis mais tout le monde n'est pas obligé de penser comme toi, et surtout pas les Américains.
* il pleut doucement sur la ville *
* Et le poète soul engueulait l' Univers *
(Rimbaud)
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quo vadis
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Re: Au mépris du droit international Le diktat iranien de Trump
gare au gorille a écrit : Heureusement Trump pour remettre un peu le monde dans le bon sens. Ce mec m' épate un peu plus chaque jour.
Désolé Quo Vadis mais tout le monde n'est pas obligé de penser comme toi, et surtout pas les Américains.
C'est sans doute pour cela que des psychiatres américains de tous bords politiques l'ont jugé inapte à être à ce post.
Manque de maturité, de discernement, de vision politique, vocabulaire très limité, irascible, impulsif, méconnaissance
des dossiers, irresponsable, agressif y compris avec ses alliés qu'il menace...sans parler de autres pays tiers qu'il étrangle
quand il a des caprices...
Il a été élu non directement mais par un collège de grands électeurs et cela alors qu’il a eu moins de voix que Clinton.
Le retour du bâton se fera sentir chez les Américains eux-mêmes...le commerce international est très imbriqué...il y’aura
rétorsion face à ses mesures irresponsables.
Sans compter le feu qu'il met au M.O. ... après avoir attaqué plusieurs fois les troupe syriennes...qui luttent contre Daesh...
ou supporter l'ultra évangéliste américain qui mène la subversion en Turquie (ultra évangélistes républicains qui ont voté
pour lui y compris les sympathisants du K.K.K) et pendant qu'ils abritent le prédicateur islamiste qui a mené le coup d'état
en Turquie...décidé de mettre l'ambassade US à Jérusalem cédant au lobby de l'AIPAC contre le droit international et les résolutions de l'ONU......ses subversions au Vénézuela…sanctions contre l’Iran pour plaire aux lobbies israeliens et saoudiens…
A ce train là si chaque pays fait le quart des incartades qu'il commet chaque jour, tu imagines la jungle et le peu de confiance
entre états, même quand des accords sont signés en bonne et due forme ?
Maintenant si tu te réjouis que la France et l'Europe pâtissent de ses mesures enfantines et irrationnelles qui vont encore produire du chômage...c'est toi qui vois.
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Modifié en dernier par quo vadis le 11 août 2018 15:40, modifié 1 fois.
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Peracetic
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Re: Au mépris du droit international Le diktat iranien de Trump
Parlons aussi du Diktat turque de Trump utilisant la même méthode
Trump n'agit effectivement que suivant les intérêts de son pays mais on ne va pas pleurer pour Erdogan qui n'est qu'un fasciste islamiste qui ne rêve que de reconstruire un empire ottoman et d'imposer sa religion archaïque aux pays voisins.dixit Erdogan (ils ont le dollar mais nous avons pour nous notre peuple, le droit et Allah », a-t-il clamé vendredi sous les applaudissements des fidèles alors qu’il sortait de la mosquée à Rize) Ben voyons ne pleurez pas sur Erdogan il a le soutien d'Allah devenu droit international ??? selon certaines réponses lues sur ce fil
Les causes de la débandade économique sont en fait bien antérieures au coup de sang de Trump La plupart des économistes ne sont pas surpris par cette crise monétaire. À dire vrai, cela faisait des années qu'ils pronostiquaient ce Krash bousier . Depuis 2013, le modèle économique du parti au pouvoir, l'AKP (basé sur les crédits à la consommation et les grands projets d'infrastructure) ne fonctionne plus,notamment et souvent redit par l'économiste turque Ozlem Albayrak
Trump n'agit effectivement que suivant les intérêts de son pays mais on ne va pas pleurer pour Erdogan qui n'est qu'un fasciste islamiste qui ne rêve que de reconstruire un empire ottoman et d'imposer sa religion archaïque aux pays voisins.dixit Erdogan (ils ont le dollar mais nous avons pour nous notre peuple, le droit et Allah », a-t-il clamé vendredi sous les applaudissements des fidèles alors qu’il sortait de la mosquée à Rize) Ben voyons ne pleurez pas sur Erdogan il a le soutien d'Allah devenu droit international ??? selon certaines réponses lues sur ce fil
Les causes de la débandade économique sont en fait bien antérieures au coup de sang de Trump La plupart des économistes ne sont pas surpris par cette crise monétaire. À dire vrai, cela faisait des années qu'ils pronostiquaient ce Krash bousier . Depuis 2013, le modèle économique du parti au pouvoir, l'AKP (basé sur les crédits à la consommation et les grands projets d'infrastructure) ne fonctionne plus,notamment et souvent redit par l'économiste turque Ozlem Albayrak
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Re: Au mépris du droit international Le diktat iranien de Trump
Le monde ne lui en demande pas tant.gare au gorille a écrit : Heureusement Trump pour remettre un peu le monde dans le bon sens. Ce mec m' épate un peu plus chaque jour.
Désolé Quo Vadis mais tout le monde n'est pas obligé de penser comme toi, et surtout pas les Américains.
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Re: Au mépris du droit international Le diktat iranien de Trump
Super ! Quo vadis commence à comprendre la géopolitique !quo vadis a écrit : .
Le 8 mai dernier, le président des États-Unis a choisi, conformément aux vœux d’Israël et de l’Arabie saoudite, de renier la signature de son pays et d’engager une épreuve de force avec l’Iran. L’ancien promoteur new-yorkais est un habitué des paris hasardeux, du dédain de la loi et des clés de bras à ses partenaires en affaires. Mais, cette fois, c’est la paix de toute une région qui s’en trouve menacée.
Monsieur Donald Trump a bâti sa carrière sur le principe que tout est renégociable. Une fois un immeuble terminé, le promoteur invoquait la piètre qualité des travaux (ou d’autres prétextes) pour éviter d’honorer ses engagements. Il imposait alors de nouvelles conditions aux divers corps de métier, en leur déclarant par exemple : « Je ne vous paierai que 75 % du montant dont nous avions convenu. » C’était à prendre ou à laisser. Ceux qui refusaient sa proposition n’avaient qu’à le traîner devant les tribunaux, prenant ainsi le risque de procédures judiciaires coûteuses et à l’issue incertaine face à des avocats aussi retors que coriaces. Dans son livre Trump : Think Like a Billionaire (« Penser comme un milliardaire »), en 2004, il conseillait à ses lecteurs de « toujours contester les factures ». Ses procédés de mauvais payeur étaient bien connus des fournisseurs et des banquiers, dont beaucoup refusaient de traiter avec lui.
Dans Think Big and Kick Ass : In Business and Life (« Être ambitieux et déchirer en affaires comme dans la vie », 2007), il dit aimer « écraser l’autre camp et encaisser les profits », et bien se moquer des banquiers qui ont perdu les sommes qu’ils lui avaient avancées. « C’est leur problème ; pas le mien. Je leur ai dit qu’ils n’auraient pas dû me les prêter. » La Deutsche Bank, seule grande institution qui continue de traiter avec l’entreprise Trump, a connu une expérience édifiante. En 2008, au plus fort de la crise financière, elle avait poursuivi le promoteur en justice pour un impayé de 40 millions de dollars. Celui-ci contre-attaqua, réclamant en retour la coquette somme de 3 milliards de dollars. Son argument : ses problèmes de liquidités s’expliquaient par la crise financière ; or la Deutsche Bank comptait au nombre des responsables de la crise... La banque lui accorda un répit de cinq ans.
Le futur président n’a pas tardé à comprendre que la menace d’un recours devant les tribunaux pouvait avoir des effets dissuasifs. On estime qu’il a été impliqué, comme plaignant ou comme accusé, dans plus de 3 500 procès.
Novice en politique, M. Trump avait promis de mettre ses talents de « plus grand négociateur de l’histoire » au service de l’Amérique.
Il annonçait que, sitôt élu, il s’emploierait à « déchirer l’horrible accord » de Vienne sur le nucléaire iranien, tout comme l’accord de Paris sur le climat. Que ces décisions soient prises au mépris du droit international ou que les autres signataires s’y opposent lui importait peu.
Ses méthodes de patron de droit divin, ainsi que son ignorance de l’histoire et de la diplomatie se conjuguaient à son désir de défaire l’héritage laissé par son prédécesseur. Soucieux de rompre avec les conventions, il se fierait à son instinct et se contenterait de transposer au champ des relations internationales les pratiques peaufinées durant sa carrière de promoteur et de vedette de la télé-réalité.
Le Plan d’action global commun a été signé à Vienne le 14 juillet 2015 par l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni), ainsi que par l’Allemagne, après plusieurs années d’âpres négociations. Il a par ailleurs été avalisé le 20 juillet 2015 par la résolution 2231 du Conseil de sécurité, adoptée à l’unanimité. En échange d’un arrêt du programme de recherche nucléaire militaire et de contrôles internationaux qui s’étendraient jusqu’en 2025, les sanctions imposées par le Conseil de sécurité à la République islamique depuis 1995 devaient être progressivement levées.
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L'AS a avec les état-unis un solide et fiable allié.
Et les état-unis, ce n'est pas n'importe quel pays... juste la première puissance militaire, économique, monétaire et financière.
Qui dit mieux ?
L'Iran peut-il compter sur des alliés aussi fiables ?
La Russie est un allié de circonstance, car l'Iran soutient très activement Bachar, qui accueille les bases russes en Méditerranée.
Mais il n'y a pas du tout le même lien stratégique de long terme entre l'Iran et la Russie qu'entre l'AS et les USA.
Quand à la Chine, elle a bien d'autres chats à fouetter en Asie et en mer de Chine ... Elle ne prendra aucun risque pour soutenir l'Iran.
Les pays européens aimeraient pouvoir commercer avec l'Iran mais entre le marché américain, les amendes américaines et le marché iranien, il n'y a pas photo.
Conclusion : L'Iran se retrouve isolé face à une alliance Israël, AS et USA bien décidée à faire chuter le régime des mollahs.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville
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vivarais
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Re: Au mépris du droit international Le diktat iranien de Trump
non , il ne choisit pas pour nousStounk a écrit :En gros, c'est Trump qui choisit pour nous. Notre souveraineté en prend (encore) un sacré coup, je trouve...vivarais a écrit : il ne s'agit pas de droit internationnal
mais de choix
trump n'interdit rien mais simplement de faire un choix
choisir avec qui on veut commercer
il n'oblige personne à commercer avec les USA s'ils préferent commercer avec l'IRAN
il demande simplement de faire un choix entre le beurre et l'argent du beurre
mais comme vous il choisit ses amis
nous restons souverains car il n'interdit pas de commercer avec l'iran
mais les entreprises françaises installées aux USA (donc considérées comme américaines ) seront sanctionnées au même titre que n'importe quelle entreprise américaine si elle passe outre l'embargo
il ne s'agit pas là de droit international mais de droit américain
le petit exportateur français qui n'a pas de filiale aux USA n'aura pas de sanction financière s'il commerce avec l’Iran
notre souveraineté (si elle existait vu que nous sommes régis en tout par les directives européennes) n'en prendrait nullement un coup
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Re: Au mépris du droit international Le diktat iranien de Trump
non il applique les mêmes règles pour toutes les entreprises installées aux USA qu'elles soient américaines ou etrangèresquo vadis a écrit :Tu te rends de ce que tu dis ? Il est en train de faire du chantage à tout le monde, avec des caprices comme s'il était dans une société qu'il dirigerait.vivarais a écrit : il ne s'agit pas de droit internationnal
mais de choix
trump n'interdit rien mais simplement de faire un choix
choisir avec qui on veut commercer
il n'oblige personne à commercer avec les USA s'ils préferent commercer avec l'IRAN
il demande simplement de faire un choix entre le beurre et l'argent du beurre
C'est un faux rebelle sous la coupe des Saoudiens et des Israeliens, et des multinationales...alors que chez lui il y'a des millions
de sans abri et mal logés dont des centaines de milliers d'enfants avec leurs parents. Cela a empiré avec lui.
Les guerres directes ou en sous main, ainsi que des sanctions contre des pays qu'il décide de punir comme un enfant gâté, n'ont jamais atteint ce sommet.
Il revient aussi sur l'accord sur le climat alors que les méfaits du réchauffement n'ont jamais été aussi catastrophiques.
La France est la première à pâtir de ses mesures économiques par ailleurs, comme l'Europe. C'est un type dangereux pour le monde.
Sans parler de son attitude avec les femmes qu'il prend par la ch...e...qu'est ce que c'est comme par exemple pour
des collégiens ?
Quant aux accords ...cela me rappelle les traités que les Américains signaient avec la nation indienne...pour les violer
aussitôt signés.
Le monde n'était déjà pas une vision de rêve mais avec lui, c'est la catastrophe...guerres, sanctions, accords signés violés,
accord sur le climat bafoué mettant en danger des millions de gens à travers le monde...etc...
C'est un voyou qu'il faut renvoyer chez lui...avant qu'il ne mette à bas complètement l'économie et la paix mondiales.
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les entreprises qui n'ont pas de filiales aux USA ne seront pas sanctionnées si elles commercent avec l'IRAN
il ne fait qu'appliquer les lois américaines
certains étrangers lorsqu'ils ont séjournes aux USA ont trouvé bon de prendre la double nationalité américaine plutôt qu’être dépendants de la carte verte (visa de séjour)
mais aujourd'hui même s'ils ne séjournent plus aux USA ils sont assujettis toujours au droit fiscal américain et doivent payer l’impôt sur le revenu américain même s'ils travaillent et sont installés à l'étranger au même titre que les autres américains
si nous avions les mêmes règles peut être que moins de riches iraient se domicilier à l’étranger pour échapper à l’impôt français
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Re: Au mépris du droit international Le diktat iranien de Trump
Malgré la puissance des USA, Trump prend des risques pour son pays.
Toutes ses décisions vont changer l'image des USA et vont à terme changer le monde.
Les états-unis ne vont plus apparaître comme un pays sûr et fiable. Aussi bien en terme de business qu'en terme d'alliance géo politique.
D'ailleurs il suffit pour s'en convaincre de voir la montée des tensions entre la Turquie et les USA. (Turquie pourtant alliée historique pour contrer les visées russes en Méditerranée).
De même tout ce qui s'est passée avec l'UE, avec la France (menaces américaines sur le Rafale) , avec l'Allemagne.
Tout comme le rejet des accords signés préalablement par les USA.
Le risque pour les USA, c'est que le monde, par obligation, décide de faire sans eux.
Alors évidemment c'est difficile compte tenu de la puissance américaine, du dollar, de la technologie américaine, etc.
Mais Trump, si il continue, va conduire inéluctablement à l'isolement de son pays.
Toutes ses décisions vont changer l'image des USA et vont à terme changer le monde.
Les états-unis ne vont plus apparaître comme un pays sûr et fiable. Aussi bien en terme de business qu'en terme d'alliance géo politique.
D'ailleurs il suffit pour s'en convaincre de voir la montée des tensions entre la Turquie et les USA. (Turquie pourtant alliée historique pour contrer les visées russes en Méditerranée).
De même tout ce qui s'est passée avec l'UE, avec la France (menaces américaines sur le Rafale) , avec l'Allemagne.
Tout comme le rejet des accords signés préalablement par les USA.
Le risque pour les USA, c'est que le monde, par obligation, décide de faire sans eux.
Alors évidemment c'est difficile compte tenu de la puissance américaine, du dollar, de la technologie américaine, etc.
Mais Trump, si il continue, va conduire inéluctablement à l'isolement de son pays.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville
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vivarais
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Re: Au mépris du droit international Le diktat iranien de Trump
dites moi en quoi vous pâtissezquo vadis a écrit :gare au gorille a écrit : Heureusement Trump pour remettre un peu le monde dans le bon sens. Ce mec m' épate un peu plus chaque jour.
Désolé Quo Vadis mais tout le monde n'est pas obligé de penser comme toi, et surtout pas les Américains.
C'est sans doute pour cela que des psychiatres américains de tous bords politiques l'ont jugé inapte à être à ce post.
Manque de maturité, de discernement, de vision politique, vocabulaire très limité, irascible, impulsif, méconnaissance
des dossiers, irresponsable, agressif y compris avec ses alliés qu'il menace...sans parler de autres pays tiers qu'il étrangle
quand il a des caprices...
Il a été élu non directement mais par un collège de grands électeurs et cela alors qu’il a eu moins de voix que Clinton.
Le retour du bâton se fera sentir chez les Américains eux-mêmes...le commerce international est très imbriqué...il y’aura
rétorsion face à ses mesures irresponsables.
Sans compter le feu qu'il met au M.O. ... après avoir attaqué plusieurs fois les troupe syriennes...qui luttent contre Daesh...
ou supporter l'ultra évangéliste américain qui mène la subversion en Turquie (ultra évangélistes républicains qui ont voté
pour lui y compris les sympathisants du K.K.K) et pendant qu'ils abritent le prédicateur islamiste qui a mené le coup d'état
en Turquie...décidé de mettre l'ambassade US à Jérusalem cédant au lobby de l'AIPAC contre le droit international et les résolutions de l'ONU......ses subversions au Vénézuela…sanctions contre l’Iran pour plaire aux lobbies israeliens et saoudiens…
A ce train là si chaque pays fait le quart des incartades qu'il commet chaque jour, tu imagines la jungle et le peu de confiance
entre états, même quand des accords sont signés en bonne et due forme ?
Maintenant si tu te réjouis que la France et l'Europe pâtissent de ses mesures enfantines et irrationnelles qui vont encore produire du chômage...c'est toi qui vois.
.
lorsque Renault vend des voitures de marque française construite en Croatie ou ailleurs (bientôt Maroc et Algérie)
s'il n'en vend plus en quoi cela va créer du chômage en France
les gens qui travaillaient pour Renault à boulogne billancourt sont déjà au chômage depuis que Renault a délocalisé l'usine au Maroc et en Algérie avec des subvention en plus du gouvernement hollande au titre de la codelocalisation (respectivement 160 et 340 millions d'euros)
etc etc etc
peut être les grands crus de vis français ils appartiennent à de grands trusts américains et chinois et emplois des travailleurs agricoles déplacés venus des pays de l'est
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vivarais
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Re: Au mépris du droit international Le diktat iranien de Trump
Stounk a écrit :Le monde ne lui en demande pas tant.gare au gorille a écrit : Heureusement Trump pour remettre un peu le monde dans le bon sens. Ce mec m' épate un peu plus chaque jour.
Désolé Quo Vadis mais tout le monde n'est pas obligé de penser comme toi, et surtout pas les Américains.
mais les américains peut être que oui
first américa
alors ce qu'en pense le reste du monde et surtout les gauchistes français , ils s'en tamponnent
nous le verrons rapidement un mandat aux USA ne dure que 4 ans et il en a déjà fait presque la moitié