Je ne voudrais pas dire mais c'est exactement ce que j'ai écrit. Les empires se font et se défont parce qu'ils perdent leur "énergie" guerrière de leurs débuts.crepenutella a écrit : C'est une vision assez simpliste d'une théorie beaucoup plus intéressante du philosophe arabe Ibn Khaldoun. Il élabore au XIVem siècle le concept d'"asabiyya" qui se définit comme cela: "La 'asabiyya est un concept clé de l'œuvre d'Ibn Khaldûn, à la base de l'écriture de cette autre histoire du monde. La 'asabiyya est une force sociale, un esprit de corps, une dynamique de solidarité guerrière. Elle est le propre des marges, des tribus qui l'exercent ponctuellement au détriment des sédentaires. Ces derniers sont plus riches, individualisés mais domestiqués par l'État, garant de leur sécurité en échange de leur productivité. Pour Ibn Khaldûn, c'est la'asabiyya des tribus arabes qui leur a permis au VIIe siècle de briser les prospères empires perses et byzantins, pourtant infiniment plus peuplés. Car structurellement, un empire ne peut être que faible. Il ne dure que s'il désarme ses sujets, les cantonne à des activités productrices qu'il peut taxer (agriculture, commerce...). Ce faisant, il perd la force guerrière qui a permis sa création, est souvent emporté en trois générations. Ainsi le premier empire musulman, celui des Omeyaddes, dure un siècle (650-750). Pour perdurer, un empire doit pacifier son élite combattante, donc devient vulnérable. Son ancienne 'asabiyya n'est plus. Il doit donc chercher d'autres 'asabiyya à ses marges, des tribus mercenaires qui renonceront à l'agresser moyennant rémunération. Rome soudoie les Barbares qui se pressent à ses frontières, leur accorde sa citoyenneté pour qu'ils la protègent de la convoitise des hordes suivantes."
https://www.cairn.info/magazine-science ... age-31.htm
Surtout parce que les "valeurs" évoluent. Les valeurs guerrières, viriles sont reléguées loin derrière l'art, le luxe, la philosophie, l'enrichissement, le confort.
Par exemple si l'on regarde l'histoire de la royauté française, c'est évident.
Elle démarre avec Clovis, prince barbare, terrible combattant et se termine par Louis XVI, vivant à Versailles dans un palais luxueux, un type gentil, mais gras, bouffi, bien loin de Clovis le guerrier.
