Victor a écrit : Stounk a écrit :
Je suis d'accord avec tout ça (euh, Collomb, son avenir, c'est la maison de retraite, non?

). Je ne dis pas que les seconds couteaux feraient de meilleurs présidentiables dans les autres partis, je dis juste que chez LR, entre Sarkozy et Juppé que l'immense majorité des Français ne veut plus voir (je te rappelle qu'ils ont même perdu les primaires de leur propre parti) et les Pécresse, Bertrand, etc, qui ont certes une expérience de patron de région, mais un manque cruel de charisme (notamment), je ne trouve pas que LR soit tellement mieux embarqué que les autres.
Les deux grandes personnalités politiques actuellement en jeu en France sont clairement Macron et Mélenchon. J'écarte volontairement Le Pen qui peine à se remettre de son débat calamiteux. Mais en effet, sans Macron, LREM n'est plus rien et ce n'est pas loin d'être la même chose (même si le mouvement est bien différent dans sa nature) pour LFI avec Mélenchon.
La prochaine présidentielle sera d'ailleurs intéressante pour voir ce que deviendra LREM. Si Macron finit son quinquennat en étant très impopulaire (ce dont il prend le chemin), on pourrait bien voir ce mouvement disparaitre purement et simplement, ou faisant un score comme celui du PS en 2017.

On imagine bien que ton raisonnement est aussi celui que se fait Hollande pour revenir aux affaires !
Bien sûr. Des tendances politiques comme celles de Hollande ou Pécresse/Bertrand, c'est finalement la même chose (à bien peu de choses près) que celle de Macron (d'ailleurs, les anciens amis des uns et des autres sont nombreux à être aujourd'hui chez Macron, y compris comme ministres, c'est dire l'écart politique insignifiant qui les séparaient). Ils attendent juste qu'il finisse son mandat pour faire croire qu'ils représentent une alternative crédible, alors qu'ils seraient évidemment dans la continuité du quinquennat Macron.
Et on peut compter sur les médias (qui appartiennent soit à l'Etat, soit à une poignée d'industriels) pour appuyer fortement une de ces candidatures là et dénigrer toutes celles qui s'écartent du centre, comme ils savent si bien le faire

. Et ainsi, rien ne changera, comme d'habitude. On ne peut pas porter une autre politique dans ce pays.
Nous sommes en fait dans une "démocrature", très différente de ce qu'on appelle ainsi habituellement (Russie, etc), mais notre système est lui aussi à sa manière parfaitement verrouillé.

Et si d'aventure, malgré tout ça, quelqu'un arrivait à parvenir au pouvoir sans tenir la ligne habituelle, les "marchés" lui rendraient l'exercice du pouvoir intenable, les taux d'intérêts s'envoleraient, etc. Bref, le choix démocratique, au fond, n'existe pas chez nous.
