Emmanuel Macron est le premier président post-historique
de la République.
Il est une simulation, un tweet, le roi fake.
Emmanuel Macron n’existe pas
Le premier président post-historique de la République
par Johann Margulies - 25 septembre 2018
https://www.causeur.fr/macron-fake-en-m ... 0-57366693
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qqs phrases pour vous donner une idée : mais l'article entier est à lire c'est très instructif
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Précisément, le « fake » est roi, c’est notre roi.
Il a trouvé en Emmanuel Macron parfaite incarnation et son emblématique expression « en même temps » en atteste.
Emmanuel Macron est le premier président post-historique de la République.
Post-historique au sens où le définissait Muray, à savoir époque où toute dialectique réelle est morte ; époque où, plus qu’un retournement orwellien de tout dans son contraire, c’est à une massive et totale dissuasion des contradictions d’émerger. Tout doit disparaître dans les profondeurs de l’indifférencié. « Qu’est-ce qui vous fait dire que je suis un homme ? »,
A la limite, c’est le modèle binaire informatique, alternance de 1 et de 0 qui préfigure l’état automatisé de la socialité. Il s’agit de systématiquement détruire le monde naturel et social et de le reconstituer virtuellement via les réseaux sociaux, la communication, l’économie déréalisée, les artefacts intelligents et autres joyeusetés robotiques, la manipulation génétique, jusqu’aux délires transhumanistes de se rendre prothèse de soi-même.
Les analyses qui ont été faites du fameux « en même temps », l’ont présenté comme un tic de langage ou bien comme une conséquence oratoire de son positionnement politique, l’ayant poussé pendant la campagne à prêcher pour des mesures de droite et des mesures de gauche, car précisément il se revendiquait comme ni de droite ni de gauche et se devait, pour créer son espace central, de ratisser large. « En même temps » aurait permis, pour d’autres observateurs patentés, par l’artifice rhétorique, par l’usage de l’oxymore, de prêcher tout et son contraire, pour faire plaisir aux uns et aux autres, tout en créant un trou noir conceptuel savamment cultivé et d’ailleurs revendiqué dans un de ces meetings de campagne.
Et en même temps… rien
« Je continuerai de le dire dans mes phrases et dans ma pensée, car ça signifie que l’on prend en compte des principes qui paraissaient opposés. », a assumé le président.
(...) Emmanuel Macron se propose donc d’établir une réflexion à même de résoudre les contradictions
Sauf que sa pensée s’arrête toujours au milieu du gué et ne propose dans sa vision du mouvement des idées aucune synthèse.
Macron est une simulation…
Si avec le christianisme c’est le Verbe qui s’est fait Chair, avec le Macronisme c’est le Simulacre qui s’incarne. Et s’il faut aux Chrétiens communier dans l’eucharistie, symbolique du Corps du Christ, il semble qu’il nous faille maintenant adhérer au progressisme, Corps de Macron, pour recevoir son amour, sous peine d’excommunication.
Macron est un tweet
Il n’avait pas de programme, et pour cause, pourquoi en avoir besoin à l’ère du code (informatique, génétique) qu’il suffit de suivre ?
Macron, c’est le nom du phénomène que nous sommes devenus.
C’est le nom d’un destin, celui de la métaphysique confondue maintenant avec la métaphysique de la simultanéité, qui n’est autre que la métaphysique de l’équivalence générale.
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