Une vingtaine de militants de Génération identitaire mis en examen pour avoir envahi les locaux de SOS Méditerranée
Les 22 militants ont été placés sous contrôle judiciaire avec "interdiction de paraître à Marseille" et "interdiction d'entrer en relation avec un membre de SOS Méditerranée".
Faut-il dissoudre ce groupuscule Génération identitaire qui bafoue l'Etat de droit, à Marseille contre l'ONG SOS méditerranée, au Col de l'Echelle. L'extrème droite de la haine, le vivier "jeunesse" du FN.Ils avaient envahi vendredi le siège marseillais de l'ONG SOS Méditerranée, propriétaire de l'Aquarius, le navire qui sauve les migrants en mer. Vingt-deux militants de Génération identitaire ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire dimanche 7 octobre au soir. Le parquet de Marseille l'a annoncé à l'AFP.
Les 22 militants ont été mis en examen pour "violences en réunion", "séquestration", "participation à un groupement en vue de commettre des violences" et "enregistrement et diffusion d'images violentes", a indiqué le procureur de Marseille. Et ils ont été placés sous contrôle judiciaire avec "interdiction de paraître à Marseille" et "interdiction d'entrer en relation avec un membre de SOS Méditerranée".
Une "attaque violente" et des militants "molestés"
Vendredi, les militants de Génération identitaire avaient surgi au siège de l'association et avaient été rapidement délogés par la police après avoir déployé une banderole accusant l'ONG d'être "complice du trafic d'êtres humains". Les 22 militants de Génération identitaire avaient été placés en garde à vue vendredi. Elle avait été prolongée de 24 heures, samedi.
SOS Méditerranée a porté plainte et a décrit une "attaque violente", rapportant que des militants avaient "molesté" certains membres du personnel et "empêché plusieurs autres par la force" de quitter les lieux avant l'arrivée de la police. Génération identitaire a pour sa part affirmé avoir agi sans violences.
EXTRAIT mars 2017 : https://www.liberation.fr/apps/2017/04/ ... decouvert/
....Soirée patriote à La Citadelle
En catimini les identitaires lillois ? «Pas du tout», rétorque Aurélien Verhassel qui assure : «Le FN m’a encore dit hier que si je venais au meeting, je ne serai pas bloqué par la sécu’.» Pourtant, le mouvement de jeunesse est au cœur d’une polémique qui écorne l’image du parti depuis une dizaine de jours. Le 15 mars, la chaîne C8 diffuse une enquête intitulée la Face cachée du Front national. On y voit Benoît Loeuillet, patron du FN à Nice et ex-dirigeant identitaire, tenir des propos négationnistes. Avant que d’autres sympathisants de l’association ne comparent les Noirs à des singes lors d’une conversation dans leur «maison de l’identité» du Lou Bastioun. De quoi entraîner l’exclusion de Loeuillet du FN et jeter l’opprobre sur Génération identitaire. «C’est sûr qu’on peut mieux faire comme pub. C’est comme si un bar disait "ici, les filles sont les bienvenues" alors qu’on les verrait se faire violer !» ironise un responsable de La Citadelle.
Cela n’a pas empêché la section lilloise d’organiser une fête d’après meeting à l’occasion de la venue de Marine Le Pen en ville. Une soirée «identitaire et patriote» comme celle qui s’est tenue en février dans leur local de Lyon, déjà en marge d’un meeting de la candidate FN, lors de laquelle on a pu apercevoir Frédéric Chatillon, cet intime du clan Le Pen mis en examen dans l’affaire des kits de campagne. A 17 heures, une quinzaine de militants tiennent les murs de l’immeuble qui abrite La Citadelle. Ils ont collé sur la façade deux grandes affiches. Comme un défi aux antifas qui manifestent à quelques stations de métro. Quant à savoir si des membres du Front national seront de la partie, Verhassel en doute. «Cela m’étonnerait. Et puis ils doivent déjà tous être repartis en bus dans leur fédération !», prétend-il avant de nous ordonner de dégager.

