On doit être rassuré chez les vieillards des Ripoublicains, la relève semble assurée ! (bon, pas en nombre car ils semblent encore moins nombreux que les adeptes de Raël). Magouille, triche, diffamation, il ne manque plus qu'à apprendre comment taper dans la caisse et voilà nos dignes héritiers des Sarkozy, Balkany et Fillon prêts à se lancer dans le grand bain !L'élection pour la présidence des Jeunes Républicains s'est conclue samedi soir par l'arrivée en tête de la liste conduite par Aurane Reihanian, «Génération Républicains», avec 58,41% des voix, au terme d'une campagne de deux semaines. Un record de brièveté, qui n'aura pas empêché celle-ci de trouver sa place au panthéon des scrutins les plus tourmentés qu'ait connu le parti de droite. Opposant deux candidats, l'ancien président des Jeunes avec Sarkozy durant la primaire de 2016, Charles-Henri Alloncle, et Aurane Reihanian, ex-patron des Jeunes avec Wauquiez, la campagne a été émaillée chaque jour de rebondissements des moins raffinés: rumeurs de harcèlements sexuels, d'emplois fictifs, de menaces diverses, sans compter les accusations de chaque côté d'infractions manifestes au règlement du parti LR
Dans une ambiance reléguant la guerre Copé-Fillon à une querelle d'écoliers, la diffusion vendredi soir d'un enregistrement audio d'Aurane Reihanian a fini d'entacher la sincérité des résultats du scrutin. Le jeune homme y explique à ses équipes comment se faire passer pour des militants grâce au fichier des adhérents et voter à leur place. «Ce sont des propos isolés et sortis de leur contexte de quelques secondes sur une conversation d'une heure. Enregistrés à notre insu. On envisageait le cas dans lequel les équipes de Charles-Henri Alloncle pouvaient frauder», tentait de se défendre Aurane Reihanian au Figaro, reconnaissant être l'auteur des propos litigieux.
Quel que soit le résultat final, la rivalité entre les deux candidats et leurs différentes accusations auront largement discrédité la sincérité du scrutin comme entaché la capacité de la direction du parti à encadrer ses plus jeunes militants. Un comble, pour une élection aux enjeux des plus modestes. Comme le révélait Le Figaro, le parti de droite ne compterait selon un décompte récent, plus que 2700 adhérents à jour de cotisation de moins de trente ans.
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