sofasurfer a écrit :Le sous emploi et la culture de la souffrance ont tué la motivation au travail.Fonck1 a écrit :
bof, vu comment les gens sont éduqués au travail aujourd’hui, c'est juste de la continuité.
les gens s'en foutent de leurs boulots....
Un BTS gestion d'entreprise simple secrétaire payé 1300 balles, un bac +5 école de commerce embauché comme commercial avec une base au SMIC, ca devient la norme. Ce décalage formation/considération est un fort vecteur de démotivation.
De plus, en France, on aime encore appliquer la culture de la souffrance au travail : petits chefs, espionnage, harcèlement latent, humiliation, les cadres et dirigeants pensent encore beaucoup ( et a tort) que pour être productif il faut souffrir au travail. Le secteur public ne déroge pas a la règle.
Quand on a uniquement comme motivation la peur du chômage ou de la mise au placard, la qualité du travail s'en ressent...
Je crois honnêtement qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne plus dans l'entreprise. Ce n'est pas comme avant ou le patron et les petits chefs pouvaient se pavaner comme des dindes devant leurs ouvriers analphabètes. Maintenant, avec la crise financière, la désindustrialisation, la raréfaction du travail, même les gens très diplomés se retrouvent à bosser dans des petits boulots.
On se trouve donc avec des personnes brillantes sous la direction d'autres personnes brillantes parfois dans leur domaine, mais habitué surtout à régner sur des serfs dociles et effrayé par leur stature de bourgeois. Alors forcément sa clash, il y a de l'incompréhension. Les patrons veulent profiter de ces salariés bien formé et pas chers, ou pas formé mais suffisamment éduqué pour être polyvalents, mais non seulement sans les payer d'avantage (ce qui peu à la rigueur se comprendre), mais sans leur accorder le respect qu'ils aiment à se voire octroyer.
Enfin il y a une crise de légitimité dans l'entreprise. Celles-ci sont peuplées aujourd'hui de gens tous plus intelligents et formés les uns que les autres, il est donc normal pour que ces gens là soient motivé, qu'ils participent aux prises de décision (réelles), qu'il co-construisent les stratégies et co-décident de la politique salariale, des dividendes ect.
Les gens ne supportent plus la verticalité de l'entreprise et ne pas avoir leur mot à dire sur la politique de celle-ci. Nous voulons être citoyens de notre entreprise.


