Le rouge, c'est une couleur qui va bien à ces communistes de profs.Morokon !Un groupe de «profs en colère» réunit plus de 25.000 personnes sur Facebook. Dans le sillage des «gilets jaunes», ils demandent une revalorisation de leur métier, estimant que les récentes annonces du gouvernement n'ont pas d'effet pour leur profession.
Il manquera bientôt de couleurs si les mouvements de contestation continuent de fleurir. Dans le sillage des «gilets jaunes», un collectif de policiers s'était déjà organisé sur les réseaux sociaux hors des traditionnels syndicats professionnels. Ces «gyros bleus» que l'on a pu voir à Nice aux côtés des «gilets jaunes» se doublent désormais de «stylos rouges», qui rassemblent des enseignants en colère de l'Éducation nationale.
Créé le 12 décembre dernier, un groupe Facebook privé - il faut s'y inscrire et être accepté pour pouvoir y accéder ou participer - compte ce vendredi plus de 25.000 membres. Il réunit, selon la description qui en est faite, «un groupe de profs en colère, membres de l'Éducation Nationale (ou presque ...)», comptant des enseignants des écoles, des collèges et des lycées.
Comme les «gilets jaunes», les «stylos rouges» appellent le gouvernement à répondre au malaise qu'ils perçoivent dans le corps enseignant. Leur premier objectif est ainsi de «revaloriser leur métier tant mis à mal». Le mouvement exige aussi une «vraie bienveillance de l'État pour ses élèves» autant que «la reconnaissance de leur fonction et de leur travail». «Il est temps que l'État prenne soin de ses enseignants aussi!», écrivent-ils. À l'image des «gilets jaunes», les «stylos rouges» réalisent une critique en creux des syndicats autant que de la classe politique: «Si vous pensez qu'il est pour nous aussi grand temps de nous faire entendre, que les mouvements proposés par les syndicats ne suffisent plus, que nous aussi nous sommes oubliés et maltraités par notre cher employeur.. rejoignez le mouvement!». Les «stylos rouges» demanderaient notamment une augmentation de salaires et le dégel du point d'indice de la fonction publique, qui permet de calculer leur traitement et qui évolue normalement chaque année selon le niveau de l'inflation. Autres revendications: l'augmentation du nombre d'enseignants pour diminuer le nombre d'élèves par classe ou le rejet des récentes réformes du Bac ou de Parcoursup, porte d'entrée vers l'enseignement supérieur.
Les heures supplémentaires en débat
Certains se sont même retrouvés physiquement pour en discuter à Fives, un quartier populaire à l'est de Lille. «Nous avons constaté que les ‘gilets jaunes' ont réussi à obtenir quelques avancées, même si ce ne sont que des miettes. Mais aucune des décisions du gouvernement ne concerne les enseignants», considère Grégory Benjamin, professeur d'un collège situé près de Valenciennes, interrogé par La Voix du Nord . «Pourtant, nous subissons aussi les augmentations des taxes, de l'électricité, et autres», poursuit-il avant de préciser: «Pour l'instant, nous listons nos revendications et nous allons nous mettre d'accord sur les événements à mettre en place par département, parce que toute la France est concernée par ce mouvement». Sur Facebook, onze membres sont chargés de modérer ces discussions. Affichées ostensiblement, les règles du groupe montrent un lieu d'échange plus surveillé par les membres eux-mêmes que les groupes de «gilets jaunes», nombreux sur les réseaux sociaux.
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Les enseignants se constituent «stylos rouges»
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Les enseignants se constituent «stylos rouges»
“Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu'ils en chérissent les causes." Jacques-Bénigne Bossuet.
