Camp de Drancy: Devoir de Mémoire et transmission.

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Crapulax
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Camp de Drancy: Devoir de Mémoire et transmission.

Message par Crapulax »

Camp de Drancy : le travail de transmission des familles des déportés du convoi 77.


Hommage aux victimes du convoi 77 qui ont quitté le camp de Drancy le 31 juillet 1944, dans le cadre de la journée mondiale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste, à l'Hotel de ville de Paris, le 23 janvier.
Malgré les commémorations annuelles et l’enseignement scolaire consacré au génocide des juifs, près d’un quart des jeunes Français n’ont jamais entendu parler de la Shoah. Célébré à la mairie de Paris à l'occasion de la journée mondiale de la mémoire de l'Holocauste, le projet européen Convoi 77 s'inscrit dans une dynamique nouvelle de transmission vers la jeunesse.


Alors que la libération de la France approche, un dernier grand convoi part à la hâte de Drancy le 31 juillet 1944, en direction du camp d’Auschwitz. Seules 250 personnes ont survécu. Plus qu’un hommage pour les 1 310 hommes et enfants déportés ce jour-là, cette cérémonie organisée à la mairie de Paris était l’occasion de mettre en lumière le travail de transmission réalisé par l’association fondée par Georges Mayer, fils de déporté.

A travers la mémoire de la Shoah, l’association «Les familles et amis des déportés du Convoi 77» vise à développer et mener des actions pédagogiques en partenariat avec les collèges. Dans la grande salle de l’Hôtel de ville de Paris, des dizaines de classes assistent aux restitutions de deux autres collèges partenaires. Les regards embués du matin laissent vite place à la contemplation des dorures du plafond. En compagnie de leurs professeurs, les collégiens s’installent sous les imposants lustres de la Salle des fêtes. Pour Anne Hidalgo, l’année 2019 correspond à un moment très important : «Nous sommes à une époque où les témoins de la guerre et des rafles vont nous quitter, ou ne pourront plus témoigner avec la même vitalité.» Aux jeunes qui l’écoutent attentivement, la maire de Paris déclare : «Vous êtes des vigies pour l’avenir.» Selon elle, le projet Convoi 77 «est le fruit d’un échange, d’une transmission, entre des témoins qui ont vécu la déportation, connu la persécution des juifs en France et à Paris, et des jeunes».

«Le négationnisme ne s'est jamais aussi bien porté»:

Créée en 2014, l’association de Georges Mayer a pour but de perpétuer le souvenir des déportés de ce dernier grand transport vers les camps de la mort. De donner une identité aux victimes. Pour son fondateur, il est aujourd’hui important de revoir l’enseignement de l’Holocauste. Le sondage réalisé par l’Ifop montrant que 21% des 18-24 ans n’ont jamais entendu parler de la Shoah est révélateur pour Georges Mayer. «Certes des millions de témoignages ont été recueillis, des milliers de livres écrits par des victimes, par des témoins ou des historiens, des centaines de procès ont permis de reconstituer les faits et de condamner les bourreaux et leurs collaborateurs, affirme le fondateur de l’association. Et pourtant le négationnisme ne s’est jamais aussi bien porté. Des dizaines de sites contestent l’existence de la Shoah et des chambres à gaz. Des pseudo humoristes ou historiens tentent de justifier ou de nier le génocide des juifs.»

Face à la méconnaissance d’une partie de la jeunesse française, enseignants et responsables d’association ont travaillé ensemble à la création d’un parcours éducatif : recueillir toutes les biographies des déportés de ce convoi. Une manière d’apprendre l’histoire en étudiant des chemins individuels et en se formant à la recherche. Pour Hicham, 14 ans et élève de troisième au collège Michel-Richard-Delalande à Athis-Mons dans l’Essonne, ce projet fait de lui un «passeur de mémoire» : «Je n’aurai jamais imaginé que le pouvoir de l’écrit était aussi grand. Ce projet a permis une réflexion personnelle sur les formes de discrimination.» En plus du moment de l’arrestation, les élèves s’attachent surtout à raconter la vie de ces enfants déportés.

Devoir de vigilance:

Pour Clément Huguet, professeur d’histoire-géographie au collège Michel-Richard-Delalande, la fin proche de l’ère des témoins justifie de revoir les pratiques d’enseignement : «L’originalité de ce projet est avant tout son approche individuelle. Les élèves apprennent à aborder la question du génocide via des destins particuliers. Il s’agit de réaliser un vrai travail historique, en retraçant le parcours d’un enfant déporté.» Dans l’enseignement classique de la Shoah, c’est l’approche globale qui est privilégiée. Une heure par semaine et pendant toute l’année scolaire, la classe de Clément Huguet fouille dans les vies brisées de ces enfants déportés. «Les élèves s’emparent du projet et il évolue en fonction de ce qu’ils pensent et proposent. Cette année les élèves sont investis sur les questions de lutte contre les discriminations en créant des clips et en préparant un documentaire sonore», précise le professeur.

Paris, le 23 janvier 2019. Journée Hommage aux victimes du convoi 77 qui ont quitté le camp de Drancy le 31 juillet 1944, dans le cadre de la journée mondiale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste, à l'hotel de ville de Paris. Yvette Levy et Daniel Urbejtel, survivants du convoi 77.

Après les témoignages de Yvette Levy et Daniel Urbejtel, deux survivants du convoi 77, la médaille Grand Vermeil de la ville de Paris est remise au comité Tlemcen, créé en mémoire des enfants juifs déportés du XXe arrondissement de Paris et au Conseil national pour la mémoire des enfants juifs déportés (Comejd). Devant les centaines d’élèves présents, Rachel Jedinak, enfant juive cachée pendant la guerre et présidente du comité Tlemcen rappelle l’importance du devoir de vigilance pour les collégiens présents : «Nous militons pour que les jeunes sachent assurer ce devoir. Car la bête immonde a toujours le ventre fécond.»
Source:Libération.
https://www.liberation.fr/france/2019/0 ... 77_1704890
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Re: Camp de Drancy: Devoir de Mémoire et transmission.

Message par voileux »

Crapulax a écrit : Camp de Drancy : le travail de transmission des familles des déportés du convoi 77.


Hommage aux victimes du convoi 77 qui ont quitté le camp de Drancy le 31 juillet 1944, dans le cadre de la journée mondiale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste, à l'Hotel de ville de Paris, le 23 janvier.
Malgré les commémorations annuelles et l’enseignement scolaire consacré au génocide des juifs, près d’un quart des jeunes Français n’ont jamais entendu parler de la Shoah. Célébré à la mairie de Paris à l'occasion de la journée mondiale de la mémoire de l'Holocauste, le projet européen Convoi 77 s'inscrit dans une dynamique nouvelle de transmission vers la jeunesse.


Alors que la libération de la France approche, un dernier grand convoi part à la hâte de Drancy le 31 juillet 1944, en direction du camp d’Auschwitz. Seules 250 personnes ont survécu. Plus qu’un hommage pour les 1 310 hommes et enfants déportés ce jour-là, cette cérémonie organisée à la mairie de Paris était l’occasion de mettre en lumière le travail de transmission réalisé par l’association fondée par Georges Mayer, fils de déporté.

A travers la mémoire de la Shoah, l’association «Les familles et amis des déportés du Convoi 77» vise à développer et mener des actions pédagogiques en partenariat avec les collèges. Dans la grande salle de l’Hôtel de ville de Paris, des dizaines de classes assistent aux restitutions de deux autres collèges partenaires. Les regards embués du matin laissent vite place à la contemplation des dorures du plafond. En compagnie de leurs professeurs, les collégiens s’installent sous les imposants lustres de la Salle des fêtes. Pour Anne Hidalgo, l’année 2019 correspond à un moment très important : «Nous sommes à une époque où les témoins de la guerre et des rafles vont nous quitter, ou ne pourront plus témoigner avec la même vitalité.» Aux jeunes qui l’écoutent attentivement, la maire de Paris déclare : «Vous êtes des vigies pour l’avenir.» Selon elle, le projet Convoi 77 «est le fruit d’un échange, d’une transmission, entre des témoins qui ont vécu la déportation, connu la persécution des juifs en France et à Paris, et des jeunes».

«Le négationnisme ne s'est jamais aussi bien porté»:

Créée en 2014, l’association de Georges Mayer a pour but de perpétuer le souvenir des déportés de ce dernier grand transport vers les camps de la mort. De donner une identité aux victimes. Pour son fondateur, il est aujourd’hui important de revoir l’enseignement de l’Holocauste. Le sondage réalisé par l’Ifop montrant que 21% des 18-24 ans n’ont jamais entendu parler de la Shoah est révélateur pour Georges Mayer. «Certes des millions de témoignages ont été recueillis, des milliers de livres écrits par des victimes, par des témoins ou des historiens, des centaines de procès ont permis de reconstituer les faits et de condamner les bourreaux et leurs collaborateurs, affirme le fondateur de l’association. Et pourtant le négationnisme ne s’est jamais aussi bien porté. Des dizaines de sites contestent l’existence de la Shoah et des chambres à gaz. Des pseudo humoristes ou historiens tentent de justifier ou de nier le génocide des juifs.»

Face à la méconnaissance d’une partie de la jeunesse française, enseignants et responsables d’association ont travaillé ensemble à la création d’un parcours éducatif : recueillir toutes les biographies des déportés de ce convoi. Une manière d’apprendre l’histoire en étudiant des chemins individuels et en se formant à la recherche. Pour Hicham, 14 ans et élève de troisième au collège Michel-Richard-Delalande à Athis-Mons dans l’Essonne, ce projet fait de lui un «passeur de mémoire» : «Je n’aurai jamais imaginé que le pouvoir de l’écrit était aussi grand. Ce projet a permis une réflexion personnelle sur les formes de discrimination.» En plus du moment de l’arrestation, les élèves s’attachent surtout à raconter la vie de ces enfants déportés.

Devoir de vigilance:

Pour Clément Huguet, professeur d’histoire-géographie au collège Michel-Richard-Delalande, la fin proche de l’ère des témoins justifie de revoir les pratiques d’enseignement : «L’originalité de ce projet est avant tout son approche individuelle. Les élèves apprennent à aborder la question du génocide via des destins particuliers. Il s’agit de réaliser un vrai travail historique, en retraçant le parcours d’un enfant déporté.» Dans l’enseignement classique de la Shoah, c’est l’approche globale qui est privilégiée. Une heure par semaine et pendant toute l’année scolaire, la classe de Clément Huguet fouille dans les vies brisées de ces enfants déportés. «Les élèves s’emparent du projet et il évolue en fonction de ce qu’ils pensent et proposent. Cette année les élèves sont investis sur les questions de lutte contre les discriminations en créant des clips et en préparant un documentaire sonore», précise le professeur.

Paris, le 23 janvier 2019. Journée Hommage aux victimes du convoi 77 qui ont quitté le camp de Drancy le 31 juillet 1944, dans le cadre de la journée mondiale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste, à l'hotel de ville de Paris. Yvette Levy et Daniel Urbejtel, survivants du convoi 77.

Après les témoignages de Yvette Levy et Daniel Urbejtel, deux survivants du convoi 77, la médaille Grand Vermeil de la ville de Paris est remise au comité Tlemcen, créé en mémoire des enfants juifs déportés du XXe arrondissement de Paris et au Conseil national pour la mémoire des enfants juifs déportés (Comejd). Devant les centaines d’élèves présents, Rachel Jedinak, enfant juive cachée pendant la guerre et présidente du comité Tlemcen rappelle l’importance du devoir de vigilance pour les collégiens présents : «Nous militons pour que les jeunes sachent assurer ce devoir. Car la bête immonde a toujours le ventre fécond.»
Source:Libération.
https://www.liberation.fr/france/2019/0 ... 77_1704890

Deux millions de prisonniers français en 1940, envoyés dans différents camps de Pologne et d'Allemagne dans des wagons à bestiaux, tous prisonniers de guerre ayant combattu ,dans ce qui fut appelé , par dérision certainement la drôle de guerre, Ordre est donné à la FNACA et à toutes ses assos de ne surtout pas en parler...Par contre et cela sans idée antisémite , rare sont les jours où l'on ne nous parle pas de la SHOA... 100.000 morts en INDO , surtout ne pas en parler, par contre à des pauvres types qui ont favorisés cela , une grande Omélie à leur mort...Ferrat l'a chanté un air de liberté Les guerres du mensonge les guerres coloniales. C’est vous et vos pareils qui en êtes tuteurs. Quand vous les approuviez à longueur de journal
Jean Ferrat et d'Ormesson -
Où en est la poursuite des gendarmes français qui par Zèle et pour faire allégeance aux Nazis, ont raflé en Zone libre alors que les Nazis ne leur demandaient rien. Ces profs oublient , ou est ce du conditionnement , car visiblement rien ne change...
“L'intelligence défend la paix. L'intelligence a horreur de la guerre.”
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Re: Camp de Drancy: Devoir de Mémoire et transmission.

Message par mic43121 »

voileux a écrit :
Crapulax a écrit : Camp de Drancy : le travail de transmission des familles des déportés du convoi 77.


Hommage aux victimes du convoi 77 qui ont quitté le camp de Drancy le 31 juillet 1944, dans le cadre de la journée mondiale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste, à l'Hotel de ville de Paris, le 23 janvier.
Malgré les commémorations annuelles et l’enseignement scolaire consacré au génocide des juifs, près d’un quart des jeunes Français n’ont jamais entendu parler de la Shoah. Célébré à la mairie de Paris à l'occasion de la journée mondiale de la mémoire de l'Holocauste, le projet européen Convoi 77 s'inscrit dans une dynamique nouvelle de transmission vers la jeunesse.



Source:Libération.
https://www.liberation.fr/france/2019/0 ... 77_1704890

Deux millions de prisonniers français en 1940, envoyés dans différents camps de Pologne et d'Allemagne dans des wagons à bestiaux, tous prisonniers de guerre ayant combattu ,dans ce qui fut appelé , par dérision certainement la drôle de guerre, Ordre est donné à la FNACA et à toutes ses assos de ne surtout pas en parler...Par contre et cela sans idée antisémite , rare sont les jours où l'on ne nous parle pas de la SHOA... 100.000 morts en INDO , surtout ne pas en parler, par contre à des pauvres types qui ont favorisés cela , une grande Omélie à leur mort...Ferrat l'a chanté un air de liberté Les guerres du mensonge les guerres coloniales. C’est vous et vos pareils qui en êtes tuteurs. Quand vous les approuviez à longueur de journal
Jean Ferrat et d'Ormesson -
Où en est la poursuite des gendarmes français qui par Zèle et pour faire allégeance aux Nazis, ont raflé en Zone libre alors que les Nazis ne leur demandaient rien. Ces profs oublient , ou est ce du conditionnement , car visiblement rien ne change...


Tu as raison beaucoup de choses sont passées sous silence..
ON NE VOUS DIT PAS TOUT…
:(
La tolérance c'est quand on connait des cons- et qu'on ne dit pas les noms
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Re: Camp de Drancy: Devoir de Mémoire et transmission.

Message par gare au gorille »

Les gendarmes étaient payés pour ça. La fonction d'un policier ou d'un gendarme est de faire appliquer les lois décidées et votées et on ne lui demande pas de réécrire les lois suivant sa propre conscience.
Ils avaient le choix soit de démissionner soit d'être de mauvais gendarmes et de ne pas faire leur boulot. Si demain une loi devait faire un délit de l'homosexualité, nous verrions nos braves gendarmes courser les homosexuels pour les mettre en garde à vue et à la disposition de la justice, tout comme de nos jours ils traquent le délinquant qui roule à 90 au lieu des 80 réglementaires ou tout comme aujourd'hui encore ils s'en vont gazer et matraquer femmes et retraités dès que l'ordre est tombé.
Quoi que vous en pensiez, leur boulot reste un métier de chien, ce qui n'empêche pas d'avoir des gendarmes biens et des gendarmes à l'âme pourrie, mais ils ont pour vocation de faire appliquer les lois quelles soient bonnes ou qu'elles soient dégoutantes. Ils sont payés et même touchent des primes pour ce truc la.
* il pleut doucement sur la ville *
* Et le poète soul engueulait l' Univers *
(Rimbaud)
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