crepenutella a écrit : Bah le soucis c'est qu'il faudrait mettre en place des syndicats pour obtenir des acquis de la part de cs entreprises. Mais elles sont justement organisées pour éviter cela donc la parade est dure à trouver.
En outre,leur modèle économique est efficace, par contre ce serait un leurre de croire que celui-ci deviendrait caduque si les conditions de travail des auto-entrepreneurs s'amélioraient.
La précarité des travailleurs n'est pas inhérente à ces nouveaux métiers, elle est inhérente à la désorganisation de la solidarité des travailleurs orchestré par l'uberisation. Il faut donc prendre le temps de trouver la parade.
C'est complexe car ces métiers sont exercés par des auto-entrepreneurs qui sont souvent idéologisés (ils sont fiers d'être leur propre patron et de leur illusoire indépendance). En outre le turn-over est très élevè dans ces professions donc il est presque impossible de structurer une action collective. Mais enfin les choses évoluent petit à petit.
Je ne veux pas ici faire du "juridisme" mais il suffirait d'appliquer la loi du Code de la Sécurité Sociale
- dans toutes les situations où "le lien de subordination juridique" peut être démontré

pas de travail "indépendant" mais le bon vieux salariat
En France, l’affiliation des salariés aux assurances sociales du régime général est une obligation légale à laquelle il est impossible de déroger, notamment en vue de souscrire une assurance privée, qui ne peut être que subsidiaire.
L’assujettissement au régime général des salariés est ainsi une obligation qui vise toutes les personnes, de l’un ou de l’autre sexe, salariées ou travaillant à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs et même si elles sont titulaires d’une pension, quel que soit :
leur âge,
leur nationalité,
le montant et la nature de leur rémunération,
la forme, la nature ou la validité de leur contrat.
....
Ces règles étant d’ordre public, la volonté des parties est impuissante à soustraire une personne au statut social qui découle des conditions d’accomplissement de son travail, l’affiliation au régime de Sécurité sociale dépendant exclusivement des conditions réelles d’exercice de l’activité, indépendamment de la qualification donnée au contrat qui peut être conclu entre les parties.
Dans le cadre de sa mission de contrôle, l’Urssaf vérifie en ce sens que les travailleurs sont bien rattachés au régime de Sécurité sociale dont ils dépendent : salarié ou travailleur indépendant.
Salariat déguisé : des chauffeurs de VTC assignent Uber aux prud'hommes
Par Challenges.fr le 14.04.2017 à 14h18
Les chauffeurs réclament la maîtrise des tarifs, sinon ils considèrent qu'ils sont des salariés déguisés.
VTC en colère contre Uber
Les chauffeurs français de VTC sont en colère contre Uber
AFP
Comme annoncé jeudi par un représentant de l'Unsa, une dizaine de dossiers de chauffeurs VTC attaquant les plateformes ont été déposés vendredi aux prud'hommes pour tenter d'obtenir la requalification de leurs contrats de partenariat en contrats de travail, selon les informations du Figaro. Les chauffeurs en question accusent Uber de "salariat déguisé".
"Ca fait deux ans qu'on pose une question: on est des patrons ou des salariés? Si on est des patrons, c'est nous qui gérons le tarif, les forfaits, le matériel, les sanctions. Si c'est une plateforme qui décide de tout pour nous, nous sommes ses salariés" avec la protection sociale et les avantages que cela suppose, avait résumé jeudi Sayah Baaroun de l'Unsa. Ce sera à la justice de trancher, avait-il prévenu. Au total, "95 dossiers" ont déjà été recensés, visant "principalement Uber, LeCab et Chauffeur privé". Ils seront déposés aux prud'hommes par "salve de dix", avait-il ajouté.
Jeudi, une centaine de chauffeurs VTC s'étaient rassemblés à l'appel de l'Unsa VTC devant les locaux de Chauffeur privé à Issy les Moulineaux (hauts-de-Seine), où ils avaient accroché des mannequins pendus par une cravate rouge pour exprimer leur colère envers leurs plateformes partenaires. "Je veux vivre dignement", "Je ne suis pas un esclave mais un entrepreneur", "30 minutes (de travail) pour 6 euros, ça vous dit ?" : les poupées géantes affichaient des messages exprimant le ras-le-bol des chauffeurs, rassemblés dans le calme autour d'un barbecue.
Ces chauffeurs reprochent à Chauffeur privé comme aux autres plateformes numériques, l'Américain Uber en tête, leurs pratiques tarifaires au rabais et arbitraires. Elles les obligent notamment à leur reverser une importante commission mais fixent les tarifs des courses à des taux horaires très bas alors qu'ils ont théoriquement un statut d'indépendant. "60 euros bruts gagnés hier pour une course de deux heures avec une commission de 22% ! ", s'est insurgé l'un d'entre eux. "Je suis perdant avec le crédit de la voiture, le gasoil, l'assurance, les abonnements téléphone...plus de 1.000 euros de frais par mois" et "tout ça pour des miettes", témoignait un de ses collègues de Seine-Saint-Denis qui s'est lancé il y a huit mois.
https://www.challenges.fr/entreprise/tr ... mes_467053
Pas la peine de faire la révolution suffit d'attaquer devant les tribunaux....
Cela vaut aussi pour le pouvoir d'achat: pas la peine de faire appel à DROUET...suffisaient aux salariés de se syndiquer à 100% dans les boîtes et de mettre la pression; que dalle depuis 30 ans... la France mollit. Elle se réveille comme une conne, en suivant des zozos décérébrés, alors que la crise aurait pu être évitée avec plus d'intelligence et de cohésion sociale.
Bof, moi je m'en tape... pas besoin des Drouet, j'avais tout compris il y a 40 ans, en faisant le bon choix