Les plaintes pour violences sexuelles en hausse pour 2018.

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Crapulax
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Les plaintes pour violences sexuelles en hausse pour 2018.

Message par Crapulax »

Les plaintes pour viols ont subi une hausse de près de 17% et d'environ 20% pour les agressions sexuelles.


Une «forte hausse» des violences sexuelles en 2018. C'est le constat que dresse le bilan statistique du ministère de l'Intérieur pour l'insécurité et la délinquance. Les plaintes pour viols ont augmenté de près de 17% et celles pour agressions sexuelles ont bondi d'environ 20%, rapporte le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) dans son bilan annuel. Une hausse du nombre de victime qui suit de façon plus accentuée celle observée les années précédentes selon les données enregistrées par les forces de sécurité. En 2017, le nombre de violences sexuelles, qui rassemblent les viols et les autres agressions sexuelles y compris le harcèlement, augmentait de 11%.

Le rapport de l'Intérieur met en avant le «contexte de libération de la parole et de prise de conscience collective des violences faites aux femmes né de l'affaire Weinstein qui a éclaté en octobre 2017 et du mouvement #MeToo qui s'en est suivi». «Le nombre plus élevé de victimes de violences sexuelles (...) procède sans doute à la fois d'une plus grande révélation des faits et d'un abaissement du seuil de tolérance à ce type de violences», note le rapport. Il ajoute également que «la hausse des signalements des victimes de violences sexuelles dans les services de police et de gendarmerie devrait se poursuivre à partir de décembre 2018 avec la mise en place par le ministère de l'Intérieur du portail de signalement des violences sexuelles et sexistes le 27 novembre 2018».

En parallèle, le rapport met en lumière les résultats de l'enquête «Cadre de vie et sécurité» (CVS) réalisée chaque année par l'Insee, en partenariat avec l'ONDRP et le SSMSI, auprès d'un échantillon de la population. L'objectif, «collecter de l'information sur les victimes d'infractions, y compris celles qui n'ont pas été comptabilisées par les forces de sécurité parce qu'elles n'ont pas déposé plainte, n'ont pas été identifiées, ou ont été victimes d'atteintes qui n'ont pas été qualifiées au regard de la loi comme délictuelles ou criminelles». Ses résultats portent sur l'année 2017, ceux de 2018 seront publiés à l'automne 2019. Ils montrent une hausse importante du nombre de victimes ayant fait la démarche de déposer plainte.

«Alors qu'en 2016, seule une personne sur 10 se déclarant victime de violences sexuelles hors ménage dans l'enquête CVS indiquait avoir porté plainte auprès des forces de sécurité, cette proportion a été pratiquement multipliée par trois pour les faits survenus en 2017», cite le rapport tout en précisant que «ce chiffre doit être pris avec précaution compte tenu du faible nombre de victimes dans l'enquête». D'autant plus que l'enquête CVS montre qu'en moyenne, sur la période 2011-2017, seulement une victime de violences sexuelles sur huit a déposé plainte dans un commissariat ou une gendarmerie (plainte retirée ou maintenue).
Source:Le Figaro.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france ... n-2018.php
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Re: Les plaintes pour violences sexuelles en hausse pour 2018.

Message par mic43121 »

Triste constatation…
Mais dans les rapports de police les noms des auteurs de violences ne sont jamais publiés.
Il restent secrets..
C'est protéger un prédateur ..
:hello:
La tolérance c'est quand on connait des cons- et qu'on ne dit pas les noms
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Lion blanc
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Re: Les plaintes pour violences sexuelles en hausse pour 2018.

Message par Lion blanc »

Et sur les rond point ? y a t-il des cas de violence sexuelle qu'on ne sait pas ? Vite mettre en place :#balancetonjaune.. :XD:
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Lion a écrit :
Je me suis assis au bord du fleuve et j'ai vu passer le corps de mon ennemi.
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gobsec
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Re: Les plaintes pour violences sexuelles en hausse pour 2018.

Message par gobsec »

oui et les affabulatrices sont légion
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Re: Les plaintes pour violences sexuelles en hausse pour 2018.

Message par Stounk »

gobsec a écrit : oui et les affabulatrices sont légion
Probablement moins que les connards violentant les femmes.
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gobsec
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Re: Les plaintes pour violences sexuelles en hausse pour 2018.

Message par gobsec »

Et moi je suis intimement persuadé du contraire.Va falloir que les femmes restent à leur places AUSSI.Ce n'est pas à sens unique.Il est rare qu'une femme restant à sa place se fasse enmerder.
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Re: Les plaintes pour violences sexuelles en hausse pour 2018.

Message par Stounk »

gobsec a écrit : Et moi je suis intimement persuadé du contraire.Va falloir que les femmes restent à leur places AUSSI.Ce n'est pas à sens unique.Il est rare qu'une femme restant à sa place se fasse enmerder.
Ha bah oui, c'est de la faute des victimes si elles se font agresser, c'est bien connu.
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Re: Les plaintes pour violences sexuelles en hausse pour 2018.

Message par oups »

Lion blanc a écrit : Et sur les rond point ? y a t-il des cas de violence sexuelle qu'on ne sait pas ? Vite mettre en place :#balancetonjaune.. :XD:
Ca va pas non :evil: le ptit jaune et la merguez sont le carburant de la revolution rondpointiere , :( vont pas le balancer les munitions telles de vulgaires LBD..51 ou Mojito a la grenade glou-glou
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gobsec
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Re: Les plaintes pour violences sexuelles en hausse pour 2018.

Message par gobsec »

Stounk a écrit :
gobsec a écrit : Et moi je suis intimement persuadé du contraire.Va falloir que les femmes restent à leur places AUSSI.Ce n'est pas à sens unique.Il est rare qu'une femme restant à sa place se fasse enmerder.
Ha bah oui, c'est de la faute des victimes si elles se font agresser, c'est bien connu.
Les victimes sont des fois coupables, je vais rien apprendre à personne en le disant, les filles qui allument bien sont en faute AUSSI.C'est bien d'éluder la question et de tourner les choses comme ça t'arrange :super: Tout le monde reste à sa place et les vaches sont bien gardées :hello:
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Re: Les plaintes pour violences sexuelles en hausse pour 2018.

Message par Crapulax »

.......................Violences sexuelles : la «loterie» de l’accueil des victimes lors du dépôt de plainte......................



Le Collectif féministe contre le viol, qui recueille les témoignages de victimes, explique que si les policiers sont « plus concernés aujourd’hui » par cette problématique, « le plus souvent, quand vous franchissez la porte d’un commissariat, c’est la loterie ».
Alors que les plaintes pour viol et agression sexuelle ont connu un bond inédit en 2018, la question de la prise en charge des victimes dans les commissariats et gendarmeries reste posée.

C’est un bond inédit. Les plaintes pour viol ont augmenté de 17 % en 2018, et celles pour agression sexuelle, d’environ 20 %, selon le bilan annuel du service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI). « Ce sont des chiffres très positifs. C’est le signe que les choses sont en train de bouger, salue la militante féministe #NousToutes Caroline De Haas, contactée par le Parisien. Mais il faut savoir raison garder sur le fait qu’il y a encore beaucoup de travail ».

Car si la hausse du nombre de plaintes pour violences sexuelles est très forte cette année, il ne faut « pas oublier que seules 10 % des victimes de viol portent plainte, ce qui fait qu’en réalité, seules 12 % des victimes de viol poussent aujourd’hui la porte d’un commissariat pour y déposer plainte », prévient la psychiatre Muriel Salmona, présidente de l’association mémoire traumatique et victimologie, qui accompagne des victimes.

« Souvent, le premier accueil est pitoyable »:

Ces hausses du nombre de plaintes s’expliquent-elles seulement par la libération de la parole née dans le sillage du mouvement #Metoo ou #Balancetonporc ? Les efforts promis l’année dernière par la police et la gendarmerie commencent-ils également à produire leurs fruits ? A ce sujet, les quelque 750 témoignages récoltés dans le cadre de l’appel à témoins #PayeTaPlainte, lancé en mars dernier par le groupe F, étaient sans appel.

« 84 % des témoignages reçus évoquaient un mauvais accueil, et, dans 60 % des cas, les victimes se voyaient opposer un refus ou étaient découragées de porter plainte », souligne Caroline De Haas, à l’origine du projet. « En toute illégalité, souligne-t-elle, sachant que les policiers et les gendarmes ont l’obligation de prendre une plainte », comme le rappelle une circulaire du ministère de la Justice de 2001.

Sur cette question, la police et la gendarmerie le reconnaissent sans fard : la prise en charge des victimes doit être améliorée. Comme l’avait précisé l’année dernière Eric Morvan, directeur général de la police nationale, la police des polices, l’IGPN, a notamment été chargée de « procéder chaque année à l’évaluation de l’accueil dans les commissariats […] par des contrôles inopinés et anonymes ».

La police assure également réaliser de gros efforts sur la formation initiale du personnel, et la formation continue des agents dédiés aux plaintes. « Le problème, c’est qu’avant de déposer sa plainte, les femmes doivent passer par l’accueil, où les fonctionnaires, eux, ne sont pas formés. Souvent, le premier accueil est pitoyable, et les femmes s’en vont, cingle Marie Cervetti, qui gère un centre d’hébergement de jeunes femmes victimes de violences à Paris. A ce niveau-là, la marge de progression est phénoménale pour améliorer l’accueil des victimes ».

Certains commissariats sont exemplaires:

D’une façon générale, les professionnels de l’accompagnement des victimes de violences sexuelles reconnaissent que des efforts notables ont été faits. Marie Cervetti peut en attester : certains commissariats accueillent les victimes de violences sexuelles de façon exemplaire. « Cela fonctionne assez bien au commissariat du IIIe arrondissement de Paris, cite-t-elle en exemple. Là-bas, il y a des policiers référents violences, qui sont chargés d’accompagner les victimes de violences sexuelles. Ces fonctionnaires sont formés et très réactifs ».

Ainsi, raconte la militante féministe, il arrive parfois que des policiers se déplacent jusque dans son centre parce que la victime n’ose pas aller par elle-même au commissariat. Ou qu’en cas de confrontation, les policiers changent la disposition de leur bureau afin que la victime n’ait pas à croiser le regard de son agresseur présumé. « Ce commissariat a mis en place de bonnes pratiques, et il faudrait que le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner les réunisse. Ça fonctionne plutôt bien », insiste Marie Cervetti.

Plateforme de signalement:

En novembre dernier, le gouvernement a lancé la toute nouvelle plateforme de signalement des violences sexuelles et sexistes. Elle est animée, côté gendarmerie, par une vingtaine de militaires de la brigade numérique basée à Rennes et inaugurée fin février 2018. Des gendarmes formés par les associations à l’écoute des victimes de violences sexuelles.

« Ils sont là pour établir un premier contact dématérialisé, donc relativement discret, avec les victimes », nous explique la lieutenant-colonel Maddy Scheurer, porte-parole de la gendarmerie. « Les victimes peuvent être écoutées 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, puis conseillées et orientées vers un centre opérationnel. En dernier ressort, nos gendarmes sont habilités à rédiger des PV. C’est un changement majeur qui contribue à la libération de la parole », assure-t-elle.

« Ça devrait contribuer à améliorer les choses », reconnaît Muriel Salmona, qui a notamment formé les policiers et les gendarmes qui tournent sur la plateforme en « démontant les nombreux stéréotypes qui courent sur les victimes de ce type de violences et la culture du viol, encore présente de façon effarante ».

« Cette plateforme va faciliter le dépôt de plainte, mais ce n’est pas une pré-plainte. Il va tout de même falloir aller au commissariat ensuite », nuance Emmanuelle Piet, présidente du Collectif féministe contre le viol. Celle-ci le concède, même si les policiers sont « plus concernés aujourd’hui, le plus souvent, quand vous franchissez la porte d’un commissariat, c’est la loterie ». Aussi, mieux vaut être « accompagnée par une association », reconnaît l’avocate au barreau de Paris Sophie Soubiran, qui défend de nombreuses victimes de violences sexuelles.

L’exemple bruxellois:

Aux yeux des professionnels, la façon dont sont prises les plaintes, puis dont elles sont ensuite instruites, doit changer. « Parfois, les enquêteurs mettent trois jours avant d’aller recueillir des éléments de preuve, parce qu’il fallait attendre d’avoir un rendez-vous aux UMJ (Unités médico-judiciaires). Ou alors, la plainte est prise trop tard, donc il n’y a plus de preuves », illustre Emmanuelle Piet.

Aussi plaide-t-elle, comme la psychiatre Muriel Salmona, pour la mise en place de centres d’accueil dédiés aux victimes de violences sexuelles. A Bruxelles, le CHU Saint-Pierre a ainsi ouvert un mini-commissariat dans ses murs, où les victimes de viols sont accueillies 24 heures/24. Non seulement ces dernières y bénéficient de soins médicaux et psychologiques immédiats, mais elles peuvent directement y déposer plainte. « Des policiers sélectionnés et formés se déplacent directement pour les entendre », détaille Emmanuelle Piet. Des prélèvements médicaux-légaux y sont faits le plus rapidement possible et peuvent être conservés un an, même si la victime ne dépose pas plainte.

« Ce confort pour les victimes permet un meilleur recueil de la parole, ce qui augmente les chances de procédure, salue Emmanuelle Piet. Or, nous savons que la première plainte est fondamentale dans le déroulé de la procédure, donc de la condamnation de l’agresseur ».

Et sur cette question, les chiffres sont implacables. Entre 2007 et 2016, les condamnations pour viol ont diminué… de 40 % selon les chiffres Infostat justice 2018. Un chiffre qui s’explique notamment par les effets de la loi Perben 2, qui permet de qualifier un crime en délit et de le juger devant le tribunal correctionnel au lieu de la cour d’assises, entraînant une correctionnalisation du viol.

En tout, 73 % des plaintes sont classées sans suite, et sur les 27 % restantes, seules 10 % arrivent en cour d’assises. « Sachant que 12 % des viols seulement font l’objet d’une plainte, cela ne fait que 1,2 % des viols totaux qui sont jugés. C’est l’impunité totale, déplore Muriel Salmona. Or, toutes les recherches internationales ont démontré qu’en situation d’impunité, les viols augmentent ».
Source:Le Parisien.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/v ... 005470.php
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