Voilà qui est intéressant...!Jean de Meung a écrit :Tu sais, j'aime bien échanger, mais il faut un minimum que cela ait du sens. Quand j'écris que "des Juifs ont voulu cette terre absolument et qu'ils n'ont, pour ce faire, reculer devant aucun moyen", et que tu me réponds que "les troupes israéliennes ont envahi des territoires appartenant aux pays qui les avaient attaqués et qui avaient perdu... Je ne vois pas ce qu'il y a d'extraordinaire à ça, ça se fait depuis la nuit des temps...", je me dis que je n'arrive pas à me faire comprendre, d'une part, et que d'autre part, en terme de chronologie, nous ne parlons pas du tout des mêmes périodes. Ça me semblait pourtant assez évident.The Rat Pack a écrit :D'une part, OUI, les troupes israéliennes ont envahi des territoires appartenant aux pays qui les avaient attaqués et qui avaient perdu... Je ne vois pas ce qu'il y a d'extraordinaire à ça, ça se fait depuis la nuit des temps...
Afin d'apaiser le mécontentement des Arabes et craignant de faire basculer les pays arabes dans le camp de l’Allemagne à la veille de la Seconde Guerre mondiale, les Britanniques publient, en 1939, un troisième Livre blanc par lequel ils réduisent drastiquement l’immigration juive, limitent la vente de nouvelles terres aux Juifs et annoncent que, sous 10 ans, la Palestine pourra devenir un État indépendant unitaire, comme l’exigent les représentants arabes palestiniens
Voilà, on y arrive. Ils ont donc bien pris une terre qui ne leur appartenait pas uniquement : ceux qui venaient en Israël étaient des Juifs d'Europe, pas des natifs !
Deux choses: d'une part, on peut considérer que ces terres qui, en effet, ne leur appartenaient pas, sont des prises de guerre au détriment des pays qui les avaient attaqué (donc en '47-'48). Si nous parlons de la période précédente, jusqu'en 1923 ces terres appartenaient à l'empire ottoman, qui les perdit suite à la défaite de l'Allemagne, dont il était l'allié... Donc, là aussi, prise de guerre... Ainsi, ces terres n'ont jamais appartenu aux "autochtones", qui se contentaient de les mettre en valeur (bien mal!) pour les grands propriétaires terriens ottomans.
D'autre part, les natifs, comme vous les appelez, accueillaient qui ils voulaient dans ce pays (Avant ou après '48)... Surtout qu'après '48, ils étaient maitres chez eux... Cette immigration, choisie et acceptée, ne semble soulever aucun problème pour les autres pays du monde (même lorsqu'elle n'est ni choisie ni acceptée). Pourquoi en serait-il autrement d'Israël?


