François-Xavier Bellamy, invité de l’émission Audition Publique,ne se dit pas inquiet par les sondages LR qui placent la liste en troisième position derrière LREM et le RN.
Source:Le Figaro.
Si des critiques ont pu être émises de la part de ténors LR sur la candidature de François-Xavier Bellamy et si des «divergences [ont été] étalées dans les médias», pour la tête de liste LR aux européennes «il n’y a pas des droites irréconciliables» au sein du parti.
«Je ne le crois pas. Depuis que cette campagne a commencé, aussi bien dans le travail sur le projet que dans les échanges quotidiens que nous avons avec Arnaud Danjean ou Agnès Evren, je ne sens pas de divergence profonde sur l’avenir de l’Europe. Nous avons une vision partagée sur ce que nous voulons défendre sur l’avenir de l’Europe», a indiqué François-Xavier Bellamy invité de l’émission Audition Publique, en partenariat avec Le Figaro/ LCP/ l’AFP.
«Je ne me sens aucune divergence», a appuyé François-Xavier Bellamy tant au sein du trio qu’avec le reste de la liste dont les noms devraient être présentés la semaine prochaine devant la commission nationale d’investiture de LR. Et le candidat de rappeler la ligne du parti: «nous avons besoin de l’Europe, mais nous avons besoin de la transformer en profondeur». «L’union européenne doit faire la preuve de son efficacité», a-t-il appuyé.
Après avoir présenté leurs propositions sur l’agriculture, dimanche, à l’occasion du Salon de l’Agriculture, François-Xavier Bellamy, Agnès Evren et Arnaud Danjean comptent continuer à le faire dans les prochaines semaines, sur l’immigration, sur l’économie, etc.
«Je ne m’inquiète pas des sondages»:
Alors que les différents sondages donnent la liste Les Républicains invariablement troisième autour de 12%, derrière La République en Marche et le Rassemblement national, François-Xavier Bellamy dit «ne pas s’inquiéter des sondages». La tête de liste LR est ainsi persuadée que «les choses vont se décanter petit à petit». «Je ne m’inquiète pas sondages.
La campagne n’a pas encore commencé, les Français n’ont pas encore l’esprit au débat européen et nous n’avons pas encore eu l’occasion de faire valoir nos propositions», insiste-t-il. «On essaiera de rassembler le plus largement les Français et Laurent Wauquiez ne m’a pas fixé d’objectif chiffré», a encore assuré François-Xavier Bellamy en souhaitant que la liste soit «à l’image du trio».
Reconnaissant que LR «est pris en sandwich» entre LREM et le RN, «c’est effectivement la difficulté de ce moment et le sens de mon engagement», François-Xavier Bellamy entend s’engager dans cette élection pour offrir une troisième voie. «Je m’engage dans cette élection car je n’ai jamais cru que cette élection se pouvait se réduire à l’opposition du populisme et du progressisme.
C’est un clivage absurde, un clivage artificiel, et c’est un clivage qui prive la démocratie de l’expression d’un pluralisme authentique. Il faut offrir un choix aux Français et c’est ce que nous allons faire dans cette élection», a rebondi la tête de liste. «Notre objectif est de faire de ce moment, une étape de la refondation, de la reconstruction de la droite», a-t-il encore ajouté en refusant «toute alliance de boutique avec le Rassemblement national».
François-Xavier Bellamy a annoncé qu’il serait «responsable» du score de la liste le 26 mai, au soir des élections européennes. «Nous le serons tous si nous ne savons pas nous rassembler», a-t-il fait valoir en appelant tous les élus LR «au rassemblement».
IVG: «Sortir des débats idéologiques»:
Interpellé par la sénatrice PS Marie-Pierre de La Gontrie sur l’IVG, François-Xavier Bellamy a redit qu’il «ne s’est jamais agi de remettre en cause la loi Veil». Souhaitant «sortir des débats idéologiques pour prendre un peu en considération l’intérêt des femmes par une politique de prévention», la tête de liste LR a indiqué pour la première fois que sa position était «nourrie par une expérience personnelle, dans [son] cas une amie».
François-Xavier Bellamy a regretté que «certaines femmes [soient] abandonnés par le fait souvent de l’égoïsme des hommes, à une situation difficile qu’elles traversent y compris à une précarité matérielle». Et le maire adjoint de Versailles d’insister sur la nécessité «d’une politique de prévention» mise en place par les collectivités.
Disant ne pas se reconnaître dans les portraits des médias qui le présentent «comme un ayatollah catholique», François-Xavier Bellamy a dit vouloir placer «l’intelligence collective» au-dessus de tout. «Ce n’est pas l’image qui a été donnée de mois ces dernières semaines».
http://www.lefigaro.fr/elections/europe ... --20190225

