Quel est votre avis ?Pour le ministre des Comptes publics, cet impôt est «assez injuste». D’un montant de 139 euros, cette taxe assure une grande partie des financements de l’audiovisuel public.
Le vieux serpent de mer de la redevance TV vient subitement de refaire surface. Et c’est le ministre des Comptes publics qui a dégoupillé la grenade. Vendredi, Gérald Darmanin a indiqué qu’il était favorable à la suppression de la redevance audiovisuelle, un impôt «assez injuste» à ses yeux. Invité de BFM TV et RMC, l’édile a précisé avoir soumis cette proposition, en tant que simple «citoyen», à Emmanuel Macron et au Premier ministre Edouard Philippe dans le cadre du «grand débat national» en passe de s’achever. «Nous aurons l’occasion de voir ce qu’ils décident», a t-il expliqué. «Je trouve que la redevance télé est assez injuste personnellement», a-t-il dit. «c’est un bon impôt à supprimer.»
Le ministre du Budget a invoqué notamment le coût que représentera bientôt la perception de cet impôt traditionnellement couplé à la taxe d’habitation, amenée à disparaître complètement d’ici à la fin du quinquennat. «Aujourd’hui, chacun voit qu’on peut regarder la télévision et singulièrement la télévision publique sans avoir un écran de télévision», a ajouté Gérald Darmanin, qui se déclare par principe favorable aux baisses d’impôts.
La redevance, d’un montant de 139 euros, assure une grande partie des financements de l’audiovisuel public. Comparé à 2018, son prix n’a pas été revalorisé cette année, une première en dix ans.
«Enjeu considérable»
Dans un rapport remis en octobre, des parlementaires ont préconisé au contraire une «universalisation» de cette taxe - dont devraient s’acquitter les foyers indépendamment de la possession d’un téléviseur - dans le cadre de la future loi sur l’audiovisuel.
Le ministre de la Culture Franck Riester n’a pas tardé à réagir. «La question est de savoir si nous avons besoin d’un service public audiovisuel. La réponse est trois fois oui, a-t-il insisté sur France Bleu Azur. «Oui nous avons besoin d’un service public audiovisuel fort. C’est un enjeu considérable en matière d’éducation, de culture, d’information et de lutte contre la désinformation. Et l’audiovisuel public peut relever ces défis avec force, qualité et efficacité. Il faut le financer. Un financement fort et pérenne et qui garantisse l’indépendance vis-à -vis des pouvoirs publics. Au niveau du budget nous allons regarder cela et ce sont le Président de la République avec le Premier ministre qui prendront leur décision», a-t-il poursuivi.
http://www.lefigaro.fr/medias/gerald-da ... v-20190329
Un impôt juste, injuste ?
Difficile à percevoir avec la suppression programmé de la taxe d'habitation ?
Une piste pour une des mesures qui vont sortir du grand débat ?

