L'AKP d'Erdogan subit un cuisant revers aux Municipales.

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Crapulax
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L'AKP d'Erdogan subit un cuisant revers aux Municipales.

Message par Crapulax »

Les résultats partiels du scrutin sonnent comme un camouflet inédit en 16 ans de pouvoir pour le président turc.


La nuit de dimanche à lundi fut longue et douloureuse pour Recep Tayyip Erdogan. Après douze heures d'attente, alimentée par l'incessante réactualisation d'un décompte à suspense - suspendue, un temps, par l'agence étatique Anadolu -, le verdict est tombé au petit matin: Ankara, la capitale, bascule, pour la première fois en vingt-cinq ans, entre les mains de l'opposition. Selon les résultats partiels du scrutin municipal de ce week-end, la coalition politique du président islamo-conservateur serait, aussi, en passe de perdre Istanbul. Un véritable camouflet pour le chef de l'État: c'est ici même que l'enfant du quartier populaire de Kasimpasa bâtit sa carrière politique quand il y remporta la mairie en 1994.

Signe d'un revers cuisant, c'est sans commentaire ni communiqué que son protégé, Binali Yildirim, est parti se coucher vers 5 heures du matin. Sur une vidéo, qui tourne sur les réseaux sociaux, on voit l'ex-premier ministre qui briguait la municipalité d'Istanbul quitter, mine défaite, le QG de l'AKP avant de rejoindre en silence sa voiture… Quelques heures plus tôt, il avait pourtant revendiqué la victoire, avant d'être rapidement imité par son adversaire, Ekrem Imamoglu. Prudent, mais confiant, ce dernier affiche fièrement ses nouvelles fonctions - «Maire de la municipalité d'Istanbul» - sur son compte Twitter, suivi par près de 900.000 personnes.

Des opposants sous-estimés:

Alors que sa coalition avec les ultranationalistes du MHP a également perdu d'autres grandes villes comme Antalya et Adana, le chef de l'État turc a dû se résigner à reconnaître à demi-mot sa défaite. «Même si notre peuple a renoncé à la mairie, il a confié les quartiers à l'AKP», a-t-il déclaré lors d'un discours devant ses sympathisants, tout en ajoutant que son parti ferait appel des résultats si besoin. Une façon de sauver la face: des semaines durant, l'homme fort du pays s'est lancé corps et âme dans ce scrutin en enchaînant les meetings à travers le pays - une centaine en 50 jours! -, et en tentant d'électriser les foules à renfort de tubes sulfureux chantés en direct.

Accusant les adversaires de l'AKP de «liens avec le terrorisme», il a fait de cette campagne particulièrement agressive une affaire personnelle en menaçant par leur nom ses opposants de longue date, tout en promettant de garantir la «survie de la nation». Par crainte d'un vote sanction en pleine récession économique - la première en dix ans -, il s'est également employé, en vain, à masquer la crise en faisant déployer des tentes à Ankara et à Istanbul, pour y faire vendre des fruits et légumes à prix cassés. «Erdogan a pris un risque en transformant ce scrutin en une élection nationale […] Cette défaite va être considérée comme la sienne», confie à l'AFP Berk Esen, professeur associé à l'université Bilkent, à Ankara.

À 65 ans, Erdogan a sous-estimé la capacité de résistance de ses opposants:

À 65 ans, Erdogan a sous-estimé la capacité de résistance de ses opposants. Dénigrés, privés de tribune médiatique, menacés de poursuite en justice, ses adversaires ont réussi l'impossible en parvenant à faire entendre leur voix à travers le pays. Une victoire que le CHP, principal parti de l'opposition, doit en partie au Front commun scellé avec le «Bon Parti» (nationaliste), mais aussi à des promesses plus en phase avec la société. «À l'inverse de l'AKP, l'opposition a fait campagne sur des questions concrètes. L'enjeu d'un scrutin municipal, ce sont le fonctionnement des égouts, les transports en commun. Son succès, l'opposition le doit aussi aux erreurs d'Erdogan. Du style de sa campagne à sa rhétorique belliqueuse, en passant par sa façon de diaboliser les opposants, il a eu tout faux», estime Selim Sazak, spécialiste de la Turquie au sein du think-tank américain Watson Institute.

Privilégiant un discours inclusif, Mansur Yavas, l'heureux nouveau maire d'Ankara, s'est a contrario distingué par un ton posé et des formules nuancées. À Istanbul, Ekrem Imamoglu, dont la victoire attend d'être officiellement confirmée, a lui aussi séduit ses électeurs par ses discours fédérateurs. Sa première conférence de presse, qui s'est tenue lundi matin au QG du CHP, son parti, en est la meilleure illustration. À ses supporteurs qui se sont empressés de scander «Nous sommes les soldats d'Atatürk» (en référence au père fondateur de la République), il a aussitôt répondu: «Je serai le maire de tous les citoyens, quelles que soient leurs origines, leur affiliation ethnique ou leur religion. Je compte sur vous pour faire également preuve de respect.»

Le pari du parti de gauche prokurde HDP a été payant:

Le pari du parti de gauche prokurde HDP a également été payant: en faisant le choix de ne pas présenter de candidats, ni à Istanbul, ni à Ankara, il a permis d'éviter une dispersion des votes. En revanche, dans la région du Sud-Est à majorité kurde, la petite faction est parvenue à reconquérir l'essentiel des localités que les autorités d'Ankara avaient récemment placées sous tutelle du pouvoir. Dans la ville de Tunceli, un candidat communiste, Fatih Maçoglu, a également provoqué la surprise en emportant l'élection.

Symbole d'un regain d'optimisme chez les partisans de l'opposition, certains internautes s'amusaient, ce lundi, à célébrer ce qu'ils appellent le «succès des sans-moustache» en faisant circuler la photo, visage parfaitement rasé, de trois maires nouvellement élus. L'opposition mesure néanmoins les limites de sa victoire. Si les deux villes symboliques du pays, Istanbul et Ankara ont été reprises à l'AKP, leur gestion s'annonce compliquée, le parti d'Erdogan y conservant la majorité des mairies de districts. Échaudés par la vague de répression qui frappe le pays depuis le putsch raté de juillet 2016, les anti-Erdogan savent également leur marge de manœuvre limitée. Ce lundi, la place Taksim en donnait la couleur, avec ce soudain renfort de barrières et de camions de forces antiémeute aux abords du parc Gezi. Un barrage particulièrement symbolique sur ce carrefour qui fut le théâtre des grandes manifestations antigouvernementales de 2013.
Source:Le Figaro.
http://www.lefigaro.fr/international/20 ... ipales.php
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Crapulax
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Re: L'AKP d'Erdogan subit un cuisant revers aux Municipales.

Message par Crapulax »

..............................Municipales en Turquie : revers d'Erdogan à Istanbul et Ankara................................



Le président turc a essuyé une défaite inédite : selon les résultats partiels des élections de dimanche, son parti, l'AKP, s'achemine vers une défaite à Istanbul après avoir déjà perdu la capitale.

Pour la première fois en dix-sept ans de pouvoir sans partage, l’AKP (Parti de la justice et du développement) du président turc, Recep Tayyip Erdogan, a été défait aux élections municipales. Il perd la plupart des grandes villes dont la capitale, Ankara. A Istanbul, le candidat de l’opposition devrait également l’emporter. C’est au bout d’une longue nuit que le Haut-Conseil électoral turc a fait (en partie) cesser le suspens. Sur la base de 99% des bulletins dépouillés, Ekrem Imamoglu, candidat du parti d’opposition nationaliste social-démocrate CHP, remporterait les élections municipales à Istanbul devant Binali Yildirim, lieutenant de Recep Tayyip Erdogan. Une gifle pour le président turc qui a commencé sa carrière politique dans la capitale économique et culturelle du pays, dont il a été élu maire en 1994.

Erdogan a fait d’Istanbul la vitrine de sa nouvelle Turquie, y multipliant les projets pharaoniques. L’Etat a dépensé sans compter pour faire de la ville une métropole de rang mondial. La devise veut que «qui contrôle Istanbul, contrôle la Turquie». Au-delà du symbole, perdre Istanbul et une majorité de ses 15 millions d’habitants c’est aussi perdre le cœur économique du pays et les réseaux clientélistes constitués ces vingt dernières années. Par l’argent qu’elles distribuent dans les projets d’aménagement, les appels d’offres et autres contrats économiques, les villes sont en effet centrales dans le financement de la vie politique. «A l’issue de ces élections, l’opposition va contrôler les villes qui concentrent 70% du PNB de la Turquie», souligne ainsi Sinan Ülgen, président du Centre d’études des politiques étrangères et économiques d’Istanbul.

Récession:

Les résultats de scrutin local sont à lire à l’aune de la profonde crise économique qui frappe le pays. Depuis la chute de la lire turque (-28%) l’été dernier, le pays est en récession. Le chômage est en hausse (13,5% en décembre) et l’inflation continue de tourner autour de 20%. L’Etat a dû ouvrir des stands de produits alimentaires à petits prix à Istanbul et Ankara pour aider les foyers modestes frappés de plein fouet. «Humiliant», disaient certains, contraints de faire la queue des heures pour un sac d’oignons.

L’AKP perd également la capitale Ankara qu’il gouvernait aussi depuis 1994. De même, plusieurs grandes villes du Sud du pays telles Adana, Mersin et Antalya sont passées à l’opposition. Dans le Sud-Est, le parti pro-kurde HDP est revenu en force. Il a repris sans surprise les métropoles de Diyarbakir, Mardin et Van et six autres provinces.

A Istanbul cependant, toute l’attention est rivée sur les quelques dixièmes de pourcent séparant les deux candidats. Dimanche soir, peu avant minuit, Binali Yildirim proclame sa victoire. Son adversaire dénonce alors «une manipulation» et affirme être en tête. Au milieu de la nuit, il finit lui aussi par revendiquer sa victoire. Pour sa part, la presse turque est divisée. Les chiffres provisoires donnent l’«alliance populaire» de l’AKP et du MHP ultranationaliste en tête à l’échelle nationale avec 51% des suffrages. «L’alliance populaire a gagné, la victoire de la Turquie», titre le très pro-régime Yeni Safak.

Le quotidien d’opposition nationaliste Sözcü titre : «Ankara est passé au CHP après vingt-cinq ans, à Istanbul c’est comme un poisson d’avril.» Birgün (gauche) écrit quant à lui : «Aucune pression ou intimidation n’a gagné, seul l’espoir.» En début de matinée lundi, le Haut-Conseil électoral a fini par donner Imamoglu en tête avec plus de 20 000 voix d’avance (sur huit millions) sur son adversaire. Yildirim a admis lundi que son adversaire «semble avoir reçu 25 000 voix de plus», mais conteste cependant environ 200 000 votes.

S’exprimant dimanche soir pour le média Dokuz8Haber, le journaliste pro-régime Fehmi Koru déclarait : «Supposons que l’AKP a gagné Istanbul, quelle différence cela fait-il de ne gagner qu’avec une marge aussi étroite. Une victoire à la Pyrrhus ? Ça ressemble tout à fait à une défaite. Il est clair que les attentes de l’AKP ont été déçues.»
Réformes

Recep Tayyip Erdogan est désormais confronté à une série de défis. Une économie en crise, de multiples tensions en Syrie et au Moyen Orient, sans compter les frictions avec les Etats-Unis ou encore l’Union européenne. Ne manquait qu’un électorat qui manifeste une certaine défiance. Lors de son discours au siège de l’AKP à Ankara dans la nuit de dimanche à lundi, le Président a refusé de s’avouer vaincu. Il a promis des réformes économiques et assuré que son parti ferait le bilan des raisons qui l’ont amené à perdre certains endroits.

Quant à savoir si le mandat de Ekrem Imamoglu s’annonce calme, la réponse ne fait guère de doute. Le porte-parole du CHP, Faik Öztrak, a déjà constaté que des «véhicules appartenant à la municipalité métropolitaine d’Istanbul ont été alloués aux arrondissements gagnés par l’AKP». Ce dernier contrôle la majorité des districts de la métropole et le gouvernement central pourrait être tenté de tarir le robinet des financements étatiques.
Source:Libération.
https://www.liberation.fr/planete/2019/ ... ra_1718709
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crepenutella
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Re: L'AKP d'Erdogan subit un cuisant revers aux Municipales.

Message par crepenutella »

Rien de très étonnant, comme le FN de la famille Le Pen, l’AKP est un parti populiste qui tire son pouvoir des campagnes. Sa présence à Istanbul était due essentiellement à l’aura d’Erdogan qui est assurément un politicien charismatique. Mais maintenant qu’il est président et que sa politique commence à couler le pays, l’opinion comprend la supercherie...comme bientôt en Europe de l’Est.
10:5 Dans quelque maison que vous entriez, dites d'abord: Que la paix soit sur cette maison!

10:6 Et s'il se trouve là un enfant de paix, votre paix reposera sur lui; sinon, elle reviendra à vous.
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Re: L'AKP d'Erdogan subit un cuisant revers aux Municipales.

Message par vivarais »

crepenutella a écrit : Rien de très étonnant, comme le FN de la famille Le Pen, l’AKP est un parti populiste qui tire son pouvoir des campagnes. Sa présence à Istanbul était due essentiellement à l’aura d’Erdogan qui est assurément un politicien charismatique. Mais maintenant qu’il est président et que sa politique commence à couler le pays, l’opinion comprend la supercherie...comme bientôt en Europe de l’Est.
vous êtes gonflé de comparer Erdogan au FN
moi je le comparerais plutôt à macron qui a accaparé l'espace médiatique
qui n'a pas mis en place la banque de financement des partis politiques malgré que la loi ait été voté et qu'avec la complicité des banques tente de priver les partis d'opposition de moyens pour les campagnes électorales
qui modifie les lois sociales non de manière parlementaires mais par ordonnance
vous vous trompez d'adversaire en focalisant uniquement sur le RN
ce n'est pas ainsi qu'un jour votre gauche arrivera au pouvoir ;)
je pourrais aussi comparer Mélenchon et LFI a Chavez mais par les agissements de Chavez envers l'opposition en se servant de sa justice et de ses forces de l'ordre , là dessus aussi je le comparerais aussi aux moyens utilisés par macron contre ceux qui s'opposent à sa politique afin de les mater
d'autres pays vous ont montré qu'il faut savoir s'allier avec ceux qui ont un programme à 90 % identiques
les USA et l'URSS ont su s'allier contre Hitler pour gagner
mais cette fonction n'est pas dans le logiciel de la gauche hors PS/EELV
il faut savoir faire de temps à autre savoir mettre son logiciel à jour et non le laisser avec les bugs de départ
la gauche dans d'autres pays l'ont compris et ont fait des mises à jours ;)
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sofasurfer
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Re: L'AKP d'Erdogan subit un cuisant revers aux Municipales.

Message par sofasurfer »

Il va compter sur une bonne purge politique pour redorer son blason et récupèrer les mandats perdus...
L’ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne

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archange
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Re: L'AKP d'Erdogan subit un cuisant revers aux Municipales.

Message par archange »

Erdogan va faire invalider le scrutin dans ces 2 villes.
Il ne faut pas se faire d'illusions!
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Re: L'AKP d'Erdogan subit un cuisant revers aux Municipales.

Message par evariste »

crepenutella a écrit : Rien de très étonnant, comme le FN de la famille Le Pen, l’AKP est un parti populiste qui tire son pouvoir des campagnes. Sa présence à Istanbul était due essentiellement à l’aura d’Erdogan qui est assurément un politicien charismatique. Mais maintenant qu’il est président et que sa politique commence à couler le pays, l’opinion comprend la supercherie...comme bientôt en Europe de l’Est.

il s'est servi de la religion pour asseoir son pouvoir, et avec les esprits faibles ça marche toujours et on peut ainsi imposer la dictature , comme en France on ne se sert pas de la religion proprement dite mais de la religion européenne pour imposer la destruction du pays avec les esprits faibles à qui l'on fait croire que si l'union européenne n'était pas là les poules ne poindraient plus
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Re: L'AKP d'Erdogan subit un cuisant revers aux Municipales.

Message par archange »

evariste a écrit :
crepenutella a écrit : Rien de très étonnant, comme le FN de la famille Le Pen, l’AKP est un parti populiste qui tire son pouvoir des campagnes. Sa présence à Istanbul était due essentiellement à l’aura d’Erdogan qui est assurément un politicien charismatique. Mais maintenant qu’il est président et que sa politique commence à couler le pays, l’opinion comprend la supercherie...comme bientôt en Europe de l’Est.

il s'est servi de la religion pour asseoir son pouvoir, et avec les esprits faibles ça marche toujours et on peut ainsi imposer la dictature , comme en France on ne se sert pas de la religion proprement dite mais de la religion européenne pour imposer la destruction du pays avec les esprits faibles à qui l'on fait croire que si l'union européenne n'était pas là les poules ne poindraient plus
De quel côté se trouve les esprits faibles en effet.Parfois il arrive que l'on se trompe.
L'Europe à 27 est surement une erreur mais l'Europe reste quand même une avancée dans bien des domaines .
Uniformisation de normes . Ceci permet quand même une certaine souplesse aux entreprises exportatrices . Cela fait longtemps quand même que nous n'avons eu de conflit majeur.Se déplacer dans tel ou tel pays avec une monnaie unique est appréciable.
De manière plus générale l'exemple du brexit est là pour nous rappeller qu'il y a peut-être plus à gagner qudans 'à perdre même avec cette Europe. Et puis quel bouc émissaire facile pour masquer nos propres erreurs .

Si nous voulons un jour avoir la chance de rivaliser avec les grandes puissances ce n'est surement pas en se recroquevillant sur nos frontières. La mondialisation est un fait dont nous avons toujours eu de la réticence à admettre .
Pourtant nous avons besoin d'elle ainsi que de l'Europe pour espérer une économie dynamique. Faire croire que l'Europe est un danger est le refrain de ceux qui veulent imposer aux autres une vision qui n'est pas exactement la réalité.
Georges61
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Re: L'AKP d'Erdogan subit un cuisant revers aux Municipales.

Message par Georges61 »

sofasurfer a écrit : Il va compter sur une bonne purge politique pour redorer son blason et récupèrer les mandats perdus...
Ou un deuxième faux coup d'état.
Je ne sais pas si Dieu existe, mais s'il existe, j'espère qu'il a une bonne excuse!
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