UE: série de mesures sur l’Europe sociale

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Fonck1
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UE: série de mesures sur l’Europe sociale

Message par Fonck1 »


Pour sa dernière session avec le scrutin de mai, le Parlement européen a adopté plusieurs textes en faveur des droits des travailleurs européens et pour contrer le dumping social. Mais les grandes avancées se font toujours attendre.

Création d’une Autorité européenne du travail, protection des travailleurs précaire et coordination des systèmes de sécurité sociale. Pour sa dernière session plénière de la mandature à Strasbourg, le Parlement européen a voté une série de textes législatifs sur le volet social.

Des avancées notables à l’heure où la question du dumping social occupe une large partie du débat électoral. Et est utilisée par les partis europhobes en France comme que le Rassemblement national et Debout La France pour réclamer la fin de la libre circulation des travailleurs.

Le mardi 16, les élus européens ont ainsi adopté la création d’une Autorité européenne du travail, nouveau bras armé de l’UE dans sa lutte contre le dumping social. « Lutter contre le dumping social nécessite une véritable coordination à l’échelle européenne », explique l’eurodéputée socialiste Christine Revault d’Allonnes Bonnefoy. « Cette Autorité permettra de rendre le marché du travail plus équitable en Europe en luttant contre la fraude et les abus et en facilitant la mobilité des citoyens » ajoute-t-elle.

Lutte contre le dumping social

17 millions de citoyens travaillent ou vivent dans un autre État membre que leur pays d’origine, grâce à la liberté de circulation. Mais les fraudes et la concurrence déloyale ont collé une image négative à la mobilité des travailleurs, souvent perçue comme une menace pour l’emploi local.

L’Autorité européenne du travail, qui devrait voir le jour dès 2019 et compter plus de 100 agents, doit permettre de répondre – en partie au moins – à cette problématique en appuyant la lutte contre la fraude, via notamment une action de coordination entre les différents systèmes d’inspection du travail des États membres.

Une action nécessaire pour lutter contre les sociétés dites « boite aux lettres » et les fraudes aux détachements, contre lesquelles l’inspection du travail en France peine à lutter. Dans le rapport annuel de la Cour des comptes, la question du statut du détachement est évaluée comme ne posant pas de problème en soi. Mais les dérives sont, elles, difficiles à appréhender par les services de contrôle. En cause notamment le refus de coopérer des entreprises étrangères visées, ou la difficulté à recueillir l’aide des pays d’origine.

Autant de freins que l’Autorité européenne du travail devrait permettre de lever. L’agence devrait aussi faciliter les inspections du travail impliquant du personnel d’un autre État et pourra fournir des services administratifs et de traduction.

Si la création de l’autorité est un premier pas, certains outils mentionnés tels que la création d’une inspection européenne du travail disposant d’un corps européen spécifiquement formé, et disposant des compétences linguistiques nécessaires à la résolution des litiges impliquant des non-francophones, n’a pas été retenue.
Une Autorité européenne du travail verra le jour d’ici 2019

L’exécutif européen veut mettre en place une nouvelle agence européenne supervisant les contentieux du travail transnationaux et le nombre croissant de travailleurs circulant au sein de l’Union.

Autre dossier validé par les eurodéputés, un texte sur les droits minimaux pour les travailleurs précaires. La législation octroie une série de droits minimaux aux travailleurs occasionnels, aux stagiaires ou à ceux travaillant pour des plateformes telles qu’Uber ou Deliveroo, souvent peu couverts par les législations en matière d’emploi.

Le texte adopté par les députés garantit que les travailleurs devront disposer d’une information précise sur leur contrat, notamment des horaires afin d’avoir une certaine prévisibilité dans leur emploi du temps. Une mesure supposée faciliter la combinaison de plusieurs emplois ou activités, ou encore des études pour les étudiants salariés.

Ces aménagements ne couvrent toutefois pas les travailleurs indépendants, qui représentent une part croissante des travailleurs précaires, notamment au sein des plateformes telles qu’Uber.

« Cette directive constitue le premier pas de géant vers la mise en œuvre du pilier européen des droits sociaux et touche ainsi tous les travailleurs de l’UE […] Aucun employeur ne pourra désormais abuser de la flexibilité du marché du travail » s’est félicité le rapporteur espagnol Enrique Calvet Chambon (ADLE).

Une coordination en construction

Enfin, le sujet épineux de la coordination des systèmes de sécurité sociale n’aura, lui, pas abouti au niveau européen, faute d’accord entre les États membres. Mais le Parlement européen, qui a adopté sa position sur le sujet, a décidé de valider son travail au travers d’un ultime vote pour transmettre le dossier au prochain Parlement. « Et mettre un coup de pression politique sur le Conseil pour que le dossier aboutisse après les élections » confie une source au Parlement.
Le Parlement renforce le pilier social européen

Le Parlement a mis les bouchées doubles sur la politique sociale de l’UE en votant le 20 novembre en faveur d’un « gendarme social européen » et d’une coordination des systèmes de sécurité sociale.

Ce texte doit permettre une meilleure coordination entre les différents systèmes d’assurance chômage notamment, et permettre ainsi aux Européens souhaitant trouver un emploi dans un autre État membre de bénéficier de leurs indemnités chômage pendant six mois. C’est cette disposition qui a d’ailleurs divisé les États membres, puisqu’elle permettrait aux travailleurs frontaliers de faire valoir leurs droits au chômage dans le pays où ils travaillent plutôt que celui où ils résident. « Ainsi, le Luxembourg qui accueille énormément de travailleurs frontaliers de la France notamment s’est opposé au texte » explique l’eurodéputée PPE française Anne Sanders.

Autre avancée prévue par le texte, les travailleurs transfrontaliers pourront choisir librement leur système d’affiliation à la sécurité sociale, que ce soit dans le pays où ils travaillent ou dans celui où ils résident.
https://www.euractiv.fr/section/economi ... elections/
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bister
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Re: UE: série de mesures sur l’Europe sociale

Message par bister »

l’Europe malgré toutes ses lois , directives et décrets

est une colonie bananière au regard des lois du travail et de la fiscalité

le marché commun.. ah c’est bien , pas de douane , pas de taxe par rapport à ceux de l’extérieur

sauf qu’avec tous les traités de libre échange , là c’est le Canada , la même chose avec le Japon , les américains c’est en train de s’ajuster , la Chine c’est sûrement déjà fait mais on en parle pas

l’Amérique du sud il y a des contrats , l’Afrique sûrement aussi

bah c’est ouvert tout azimut , alors ? , c’est l’Europe qui est en train de créer la mondialisation de la concurrence sans équilibre , sans protections et complètement faussé

traité de libre échange .. free taxe .. donc encore moins d’argent dans les caisses de l’Europe pour aménager le territoire européen en infrastructures potables si chère aux entreprises pour qu’elles puissent délocaliser et profiter du dumping fiscal ,social et autre

qui va encore faire le complément ? de ce free taxe.. et qui va encore les utiliser gratos les infrastructures

un produit intérieur avec toutes les taxes qu’on lui met sur le dos.. doit être en concurrence avec un produit free taxe en douane ? qui ne paye presque rien en pluss sur ses bénéfices paradis défiscalisé ?

free taxe.. bah faut aller vivre en extérieur des lois carcérales européennes, ça doit être plus rentable que de vivre à l’intérieur subir le matraquage du manque à gagner de l’État et même de l’Europe.. bientôt

si l’autochtone se tape toutes les compensations de taxes à amender et pas le commerce free taxé , faut vivre à l'extérieur

leurs lois du commerce faussées , très peu de Députés Européens veulent les changer , pourquoi le ferait ils ?
vincent
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Re: UE: série de mesures sur l’Europe sociale

Message par vincent »

Fonck1 a écrit :

Pour sa dernière session avec le scrutin de mai, le Parlement européen a adopté plusieurs textes en faveur des droits des travailleurs européens et pour contrer le dumping social. Mais les grandes avancées se font toujours attendre.

Création d’une Autorité européenne du travail, protection des travailleurs précaire et coordination des systèmes de sécurité sociale. Pour sa dernière session plénière de la mandature à Strasbourg, le Parlement européen a voté une série de textes législatifs sur le volet social.

Des avancées notables à l’heure où la question du dumping social occupe une large partie du débat électoral. Et est utilisée par les partis europhobes en France comme que le Rassemblement national et Debout La France pour réclamer la fin de la libre circulation des travailleurs.

Le mardi 16, les élus européens ont ainsi adopté la création d’une Autorité européenne du travail, nouveau bras armé de l’UE dans sa lutte contre le dumping social. « Lutter contre le dumping social nécessite une véritable coordination à l’échelle européenne », explique l’eurodéputée socialiste Christine Revault d’Allonnes Bonnefoy. « Cette Autorité permettra de rendre le marché du travail plus équitable en Europe en luttant contre la fraude et les abus et en facilitant la mobilité des citoyens » ajoute-t-elle.

Lutte contre le dumping social

17 millions de citoyens travaillent ou vivent dans un autre État membre que leur pays d’origine, grâce à la liberté de circulation. Mais les fraudes et la concurrence déloyale ont collé une image négative à la mobilité des travailleurs, souvent perçue comme une menace pour l’emploi local.

L’Autorité européenne du travail, qui devrait voir le jour dès 2019 et compter plus de 100 agents, doit permettre de répondre – en partie au moins – à cette problématique en appuyant la lutte contre la fraude, via notamment une action de coordination entre les différents systèmes d’inspection du travail des États membres.

Une action nécessaire pour lutter contre les sociétés dites « boite aux lettres » et les fraudes aux détachements, contre lesquelles l’inspection du travail en France peine à lutter. Dans le rapport annuel de la Cour des comptes, la question du statut du détachement est évaluée comme ne posant pas de problème en soi. Mais les dérives sont, elles, difficiles à appréhender par les services de contrôle. En cause notamment le refus de coopérer des entreprises étrangères visées, ou la difficulté à recueillir l’aide des pays d’origine.

Autant de freins que l’Autorité européenne du travail devrait permettre de lever. L’agence devrait aussi faciliter les inspections du travail impliquant du personnel d’un autre État et pourra fournir des services administratifs et de traduction.

Si la création de l’autorité est un premier pas, certains outils mentionnés tels que la création d’une inspection européenne du travail disposant d’un corps européen spécifiquement formé, et disposant des compétences linguistiques nécessaires à la résolution des litiges impliquant des non-francophones, n’a pas été retenue.
Une Autorité européenne du travail verra le jour d’ici 2019

L’exécutif européen veut mettre en place une nouvelle agence européenne supervisant les contentieux du travail transnationaux et le nombre croissant de travailleurs circulant au sein de l’Union.

Autre dossier validé par les eurodéputés, un texte sur les droits minimaux pour les travailleurs précaires. La législation octroie une série de droits minimaux aux travailleurs occasionnels, aux stagiaires ou à ceux travaillant pour des plateformes telles qu’Uber ou Deliveroo, souvent peu couverts par les législations en matière d’emploi.

Le texte adopté par les députés garantit que les travailleurs devront disposer d’une information précise sur leur contrat, notamment des horaires afin d’avoir une certaine prévisibilité dans leur emploi du temps. Une mesure supposée faciliter la combinaison de plusieurs emplois ou activités, ou encore des études pour les étudiants salariés.

Ces aménagements ne couvrent toutefois pas les travailleurs indépendants, qui représentent une part croissante des travailleurs précaires, notamment au sein des plateformes telles qu’Uber.

« Cette directive constitue le premier pas de géant vers la mise en œuvre du pilier européen des droits sociaux et touche ainsi tous les travailleurs de l’UE […] Aucun employeur ne pourra désormais abuser de la flexibilité du marché du travail » s’est félicité le rapporteur espagnol Enrique Calvet Chambon (ADLE).

Une coordination en construction

Enfin, le sujet épineux de la coordination des systèmes de sécurité sociale n’aura, lui, pas abouti au niveau européen, faute d’accord entre les États membres. Mais le Parlement européen, qui a adopté sa position sur le sujet, a décidé de valider son travail au travers d’un ultime vote pour transmettre le dossier au prochain Parlement. « Et mettre un coup de pression politique sur le Conseil pour que le dossier aboutisse après les élections » confie une source au Parlement.
Le Parlement renforce le pilier social européen

Le Parlement a mis les bouchées doubles sur la politique sociale de l’UE en votant le 20 novembre en faveur d’un « gendarme social européen » et d’une coordination des systèmes de sécurité sociale.

Ce texte doit permettre une meilleure coordination entre les différents systèmes d’assurance chômage notamment, et permettre ainsi aux Européens souhaitant trouver un emploi dans un autre État membre de bénéficier de leurs indemnités chômage pendant six mois. C’est cette disposition qui a d’ailleurs divisé les États membres, puisqu’elle permettrait aux travailleurs frontaliers de faire valoir leurs droits au chômage dans le pays où ils travaillent plutôt que celui où ils résident. « Ainsi, le Luxembourg qui accueille énormément de travailleurs frontaliers de la France notamment s’est opposé au texte » explique l’eurodéputée PPE française Anne Sanders.

Autre avancée prévue par le texte, les travailleurs transfrontaliers pourront choisir librement leur système d’affiliation à la sécurité sociale, que ce soit dans le pays où ils travaillent ou dans celui où ils résident.
https://www.euractiv.fr/section/economi ... elections/
C 'est un travail qui se fait en // avec l' UE , mais le MEDEF avec ses pendants de l ' UE bossent apparement sur un projet de lancer un ERASMUS pour des jeunes européens qui sont dans des études manuelles......ça bosse , même si certains tentent de déglinguer l' UE Ce désir de voir les"manuels" pouvoir s' insérer dans un ERASMUS a entre autre pour but de faire en sorte qu' ils soient partie prenante de l' UE , comme les étudiants du supérieur .

Maintenant j' y vois un autre avantage énorme qu' aménerait ce brassage , faire découvrir les pays , leurs moeurs , leurs comportements , leur psychologie aux petits franaçais gavés par le "modéle" français , la "souffrance" , les "inégalités" de la France .La France serait le plus grand bénéficiaire de ce nouvel ERASMUS , c 'est a se demander sur notre nouveau patron du MEDEFn 'est pas aux manettes....
s
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