Des étudiantes en sociologie auraient créé un groupe Facebook afin de se moquer des élèves noirs de leur promotion. L’Université de Lorraine s’apprête à ouvrir une enquête administrative.
Source:Le Figaro.Un nouveau cas de racisme à l’université? Des étudiants de L2 en sociologie de l’université de Metz auraient créé un groupe Facebook afin de se moquer des élèves noirs de leur promotion. C’est en tout cas ce que plusieurs photos et vidéos publiés dans des tweets semblent indiquer:
L’université de Lorraine a immédiatement réagi en condamnant avec fermeté la gravité de ces actes. Elle assure qu’une enquête interne va être menée.
«Nous avons été alertés par les réseaux sociaux sur le fait qu’un groupe privé Messenger (la messagerie de Facebook, NDLR) d’étudiants en sociologie à Metz était apparemment un déversoir de propos et de vidéos racistes se moquant des étudiants et d’enseignants noirs», a expliqué le directeur de la communication de l’université David Diné. L’affaire a été révélée «à l’occasion d’une sortie, quand une jeune fille a pris des captures d’écran des conversations de ce groupe et les a postées sur les réseaux sociaux». Deux ou trois étudiants feraient partie du groupe incriminé.
Le syndicat étudiant UNEF Lorraine a appelé dans un communiqué «la communauté universitaire (à) apporter des réponses fermes face à de tels actes» qu’il «condamne et dénonce fermement».
La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a condamné de tels actes et s’est exprimé sur Twitter: «Les faits sont graves et appellent des sanctions exemplaires. L’université doit être un espace dédié à la connaissance et la tolérance.
Le racisme n’y a pas sa place», a-t-elle dénoncé.
Ces actes racistes dans un cadre universitaire ne sont pas nouveaux. À l’Université Paris 8, des tags anti-France et anti-blancs, tels que «Mort aux blancs», ont fleuri sur les murs de la faculté, en mars 2018. L’université avait également condamné avec fermeté les tags trouvés sur les murs et annoncé qu’elle porterait plainte. Plus récemment, la pièce de théâtre Les Suppliantes, devant être interprétée le 25 mars à la Sorbonne, n’a finalement jamais vu le jour. Le Conseil représentatif des associations noires de France (Cran) l’avait accusée de «propagande coloniale». En effet, le metteur en scène Philippe Brunet était accusé d’avoir grimé en noir ses comédiens alors que cette pièce est un classique du dramaturge grec Eschyle.
https://etudiant.lefigaro.fr/article/l- ... 105865bd6/

