L’Europe veut continuer dans sa lancée pour doubler encore ses importations d’ici à 2023.
Source:Le Figaro.
Tout n’est pas noir dans les relations commerciales entre l’Union européenne et les États-Unis. Le commerce du gaz naturel liquéfié (GNL) est une «réussite» selon le commissaire pour l’Énergie, Miguel Arias Canete. Pour preuve, les importations de GNL américain (ici, un méthanier) ont bondi de 272 %, depuis que les présidents américain et de la Commission européenne ont signé une trêve, en juillet 2018, prévoyant notamment de renforcer ces échanges.
Et l’Europe veut continuer dans sa lancée pour doubler encore ses importations d’ici à 2023. À Bruxelles, pour le premier forum économique sur l’énergie organisé par l’Union et les États-Unis, jeudi, le secrétaire d’État américain à l’Énergie, Rick Perry, a vanté les mérites du gaz américain. Bien que plus cher que le russe, celui-ci est «fiable» et synonyme de «liberté» pour les Européens.
Dans onze États membres, les importations russes dépassent les 75 %. Face à cette dépendance, qui a marqué l’Ukraine en 2006 et 2009, les Européens veulent diversifier leurs approvisionnements. Cela passe par le renforcement de leurs infrastructures, en construisant de nouveaux terminaux susceptibles d’accueillir les méthaniers et leurs cargaisons de GNL, en Allemagne, Pologne, Croatie ou en Espagne.
Reste que pour spectaculaire qu’elle soit, la progression du gaz «made in USA» consommé en Europe représente encore une part modeste des importations. Le 1,4 milliard de m3 américains importés en mars correspond à environ un dixième des livraisons mensuelles de Gazprom en 2018, ou encore à moins de 5 % des importations mensuelles de l’Union européenne.
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/les- ... e-20190502

