La véritable contribution des entreprises du CAC 40.

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Crapulax
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La véritable contribution des entreprises du CAC 40.

Message par Crapulax »

Salaires, impôts, dividendes :La véritable contribution des entreprises du CAC 40.
Pour la seconde année, l'institut économique Molinari montre que les grands groupes français ne sont pas seulement au service de leurs actionnaires.

L'année dernière, les dividendes ont atteint 46,5 milliards d'euros et pourraient dépasser 50 milliards cette année.
Les entreprises du CAC 40 ne profitent-elles qu'à leurs actionnaires ? C'est la conclusion que l'on pourrait tirer en se focalisant sur le montant des dividendes qu'elles distribuent. L'année dernière, ils ont atteint 46,5 milliards d'euros et pourraient dépasser 50 milliards cette année, selon Facset, une société de gestion de données financières et d'édition de logiciels. Un record. Mais cette focalisation sur les dividendes est trompeuse. L'institut économique Molinari (IEM), un think tank d'inspiration libérale, a donc décidé, pour la seconde année consécutive, de calculer la répartition de la contribution sociale et fiscale des très grandes entreprises entre leurs salariés, les actionnaires et l'État. De quoi changer le regard sur les grands groupes.

L'année dernière, les entreprises du CAC 40 ont créé 373 milliards d'euros de richesses à travers le monde. Sur ce total, 265 milliards d'euros sont allés dans la poche de leurs salariés : 260 milliards au titre des dépenses de personnels (salaires, primes, protection sociale obligatoire et facultative…), 4 milliards au titre de l'épargne et de l'actionnariat salarié et 1 milliard de dividendes au travers des actionnaires salariés. Les États arrivent en deuxième position, selon l'étude de l'IEM. Ils ont empoché 72 milliards via les impôts qu'ils prélèvent sur les entreprises elles-mêmes, mais aussi sur les dividendes distribués aux actionnaires. Ces derniers arrivent en troisième position avec 36 milliards d'euros nets d'impôts.

Les salariés sont les principaux bénéficiaires de la contribution des entreprises, a calculé l'Institut économique Molinari.

Par rapport à la première édition de l'étude de Molinari, portant sur l'année 2016, les États sont ceux qui ont le plus vu leurs revenus progresser (+14 %), devant les salariés (+ 10 %) et les actionnaires (+ 2 %).

Les États, grands bénéficiaires:

L'État français profite largement de cette manne récoltée par les États sur le CAC 40. « D'une part, il bénéficie de recettes liées aux impôts de production deux fois plus élevés qu'en moyenne. Ces impôts, prélevés avant même que les entreprises fassent des bénéfices, représentent 3,2 % du PIB en France, contre 1,6 % du PIB en moyenne dans l'Union européenne et 0,4 % du PIB en Allemagne. Méconnus du grand public, ils constituent pourtant une source de rentrées fiscales deux fois plus significative que l'impôt sur les sociétés, avec 72 milliards d'euros contre 36 milliards d'euros déduction faite des crédits d'impôt », écrivent les deux auteurs de l'étude, Nicolas Marquez et Cécile Philippe.

Le tableau change si l'on se concentre sur la répartition des seuls résultats non réinvestis des entreprises. À cette aune, les États deviennent les premiers bénéficiaires des résultats, devant les actionnaires et les salariés. Mais ils ne représentent, au total, qu'un quart de la contribution des grandes entreprises françaises, soulignent les auteurs.

Les États se partagent l'essentiel des résultats non réinvestis des entreprises via l'imposition des dividendes et l'impôt sur les sociétés.

Une étude menée en commun par les partenaires sociaux*, c'est-à-dire les organisations patronales et syndicales, montre par ailleurs que la part des dividendes versés aux actionnaires et des intérêts payés aux banques dans la valeur ajoutée des entreprises est « restée relativement stable sur le long terme », contrairement à ce que laissait entendre une étude polémique de l'ONG Oxfam sur la distribution des dividendes des très grandes entreprises.

Cette nouvelle étude, parue en 2019, et validée par la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC (mais pas la CGT ni FO), élargit la focale à l'ensemble des entreprises françaises et non plus seulement les plus grandes d'entre elles. Les dividendes ont pourtant fortement augmenté, alors que les entreprises se finançaient en levant des fonds propres, plutôt qu'en faisant appel aux banques. Mais les intérêts versés ont reculé en parallèle, reflétant cette évolution.

Le patronat et les syndicats notent que les deux tiers de la valeur ajoutée sont destinés aux salaires et traitements bruts, une proportion « constante depuis 1970 ». Cette proportion a toutefois varié au cours du temps. De 1973 à 1982, les salaires (y compris cotisations sociales salariés et employeurs) ont enregistré une forte augmentation, plus rapide que la valeur ajoutée créée par les entreprises. Ils ont en effet été indexés sur la très forte hausse des prix liée aux chocs pétroliers.

Entre 1982 et 1989, le mouvement s'est inversé avec la modération salariale inaugurée par la gauche sous François Mitterrand. On observe ensuite une relative stabilité de 1990 à 2007. Avec la crise, de 2008 à 2014, la masse des salaires versés a à nouveau progressé plus rapidement que la valeur ajoutée des entreprises. « Ceci est moins le fait d'une augmentation des salaires individuels que d'une évolution de l'emploi moins défavorable que celle de l'activité économique », explique l'étude. Depuis 2015, la progression est à nouveau stable.

Une exception remarquable dans les États riches. « Dans la plupart des pays de l'OCDE, la dynamique à l'œuvre est bien celle d'une déformation permanente du partage de revenus en faveur des profits et au détriment des salariés. Le processus a débuté à la fin des années 1980 », écrit Patrick Artus, chroniqueur au Point, dans un livre paru en 2018, Et si les salariés se révoltaient ? Il faut toutefois noter que ce phénomène est moins fort en Europe qu'aux États-Unis et qu'au Japon, qui peine à se sortir d'une déflation larvée, tant la progression des salaires y est faible.

.....Le podium des bénéficiaires du partage des résultats des entreprises du CAC 40:...Lien du tableau:
https://www.lepoint.fr/images/2019/05/1 ... 199808.jpg
Source:Le Point.
https://www.lepoint.fr/economie/salaire ... 300_28.php
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Re: La véritable contribution des entreprises du CAC 40.

Message par vincent »

Crapulax a écrit :
Source:Le Point.
https://www.lepoint.fr/economie/salaire ... 300_28.php[/quote]

vous ne devriez pas avoir un gros succés avec ce sujet que certains jugeront indecents.

Mais en "travaillant" cette étude et en y ajoutant les 2960 entreprises suivantes en terme de création derichesse :mdr3: :mdr3:
, c'est encore plus parlant

Ces 3.000 entreprises qui portent l'économie française sur leurs épaules
Par Laure-Emmanuelle HUSSON le 15.03.2016 à 17h47, mis à jour le 16.03.2016 à 11h01


Dans une nouvelle étude, l'Insee estime que "l'essentiel de l'activité économique est porté par un nombre restreint d'entreprises". Elles pèsent près du quart du PIB et 20% de l'emploi total.

Alors que la France compte 3,3 millions d'entreprises, seule une minorité d'entre elles contribuent réellement à l'activité économique du pays.C'est ce qui ressort d'une étude de l'Insee publiée mardi 15 mars et intitulée "3.000 entreprises au coeur de l'économie française". Reprenant des données de 2013, cette enquête montre ainsi que 3.000 entreprises seulement concentrent 52% de la valeur ajoutée, 58% de l'excédent brut d'exploitation, 70% des investissements et 83% des exportations de la France.Elles emploient également 43% des salariés du secteur marchand, soit 5,1 millions de personnes en équivalent temps plein. Ce club fermé apporte ainsi à près d'un quart du produit intérieur brut (PIB) français et pèse près de 20% de l'emploi total dans l'hexagone.



40% des 3.000 sociétés sont industrielles
ça c'est pour les abrutis ( tout lemonde voit de qui je parle) qui nous claronnent que la France est nulle sur le ^plan industriel
citant avec délectation Wirlpool , le "thermomètre" de la santé économique de notre pays
roupes (plus de 500 salariés), 2.030 entreprises de taille intermédiaires, les fameuses ETI (entre 250 et 500 salariés), 590 PME et 140 micro-entreprises (PME-MIC). Ainsi, plus de deux-tiers des entreprises qui portent l'économie française sont des ETI. A la lecture de cette étude, on comprend ainsi mieux pourquoi les économistes avancent le manque d'ETI comme facteur freinant la croissance économique.... Mais si elles apparaissent moins nombreuses, les grandes entreprises représentent toutefois plus de 60% de la valeur ajoutée, de l'emploi, et plus de 50% des exportations et des investissements de ce noyau dur. Les ETI entre 36 et 40%.

Par ailleurs, 40% du panel des 3.000 sociétés étudiées font partie du secteur industriel. Ces 1.140 entreprises occupent 40% des effectifs salariés, de la valeur ajoutée et de l'investissement. Elles concourent également à 69% aux exportations, ce qui correspond à 57 % des exportations des 3,3 millions d'entreprises implantées en France. Suivent ensuite les secteur du commerce (590 entités), les services aux entreprises (390) et les transports (170). Ces secteurs ont encore un bel avenir devant eux.
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Re: La véritable contribution des entreprises du CAC 40.

Message par UBUROI »

L'important pour informer les gilets jaunes c'est ça:

L'année dernière, les entreprises du CAC 40 ont créé 373 milliards d'euros de richesses à travers le monde. Sur ce total,
- 265 milliards d'euros sont allés dans la poche de leurs salariés : 260 milliards au titre des dépenses de personnels (salaires, primes, protection sociale obligatoire et facultative…), 4 milliards au titre de l'épargne et de l'actionnariat salarié et 1 milliard de dividendes au travers des actionnaires salariés.

- Les États arrivent en deuxième position, selon l'étude de l'IEM. Ils ont empoché 72 milliards via les impôts qu'ils prélèvent sur les entreprises elles-mêmes, mais aussi sur les dividendes distribués aux actionnaires.

- Ces derniers arrivent en troisième position avec 36 milliards d'euros nets d'impôts.


Un autre point de vue que l'analyse récente d'OXFAM qui partait non pas de la "richesse créée" mais des bénéfices nets!
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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lotus95
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Re: La véritable contribution des entreprises du CAC 40.

Message par lotus95 »

UBUROI a écrit : L'important pour informer les gilets jaunes c'est ça:

L'année dernière, les entreprises du CAC 40 ont créé 373 milliards d'euros de richesses à travers le monde. Sur ce total,
- 265 milliards d'euros sont allés dans la poche de leurs salariés : 260 milliards au titre des dépenses de personnels (salaires, primes, protection sociale obligatoire et facultative…), 4 milliards au titre de l'épargne et de l'actionnariat salarié et 1 milliard de dividendes au travers des actionnaires salariés.

- Les États arrivent en deuxième position, selon l'étude de l'IEM. Ils ont empoché 72 milliards via les impôts qu'ils prélèvent sur les entreprises elles-mêmes, mais aussi sur les dividendes distribués aux actionnaires.

- Ces derniers arrivent en troisième position avec 36 milliards d'euros nets d'impôts.


Un autre point de vue que l'analyse récente d'OXFAM qui partait non pas de la "richesse créée" mais des bénéfices nets!
ben oui, Ubu, il s'agit bien de la répartition des bénéfices (résultat net), et non des richesses produites (CA) ...
les salaires n'ont pas à entrer en ligne de compte

il est donc malhonnête de tout rapporter aux richesses produites parce que les dividendes sont bien calculés sur un résultat net (masse salariale déduite) et l'Oxfam mettait en lumière l'écart significatif entre les dividendes aux actionnaires et la participation des salariés ;

de plus, une analyse à un instant T ne veut pas dire grand chose, ce qui est intéressant c'est l'évolution ; et à ce sujet, le rapport Oxfam est très instructif

lien le rapport Oxfam
https://www.oxfamfrance.org/wp-content/ ... artage.pdf
Depuis 2009, les entreprises du CAC 40 ont versé plus de 407 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires.
Avec près de 51 milliards d’euros versés en 2017, ces entreprises françaises sont également de loin les plus gros payeurs de dividendes en Europe continentale, loin devant l’Allemagne.

De 2009 à 2016, sur 100 euros de bénéfices, les entreprises du CAC 40 ont en moyenne reversé 67,4 euros de dividendes aux actionnaires, ne laissant plus que 27,3 euros pour le réinvestissement et 5,3 euros de primes pour les salariés.
Ce taux de redistribution des bénéfices aux actionnaires au sein du CAC 40 est plus de deux fois plus élevé que celui de la moyenne des entreprises françaises.
La France est ainsi la le pays champion du monde où les entreprises reversent la plus grande part de leurs bénéfices en dividendes aux actionnaires.

>Les entreprises du CAC 40 n’ont pas toujours été aussi généreuses avec leurs actionnaires :
si elles leur ont distribué plus de 67 % de leurs bénéfices en 2016, ce taux ne dépassait pas les 30 % dans les années 2000 où les entreprises versaient presque deux fois moins de dividendes à leurs actionnaires par rapport à leur niveau de bénéfices.


>La rémunération des actionnaires a progressé plus de 4 fois plus vite que celle des salariés de 2009 à 2016. En 2016, les entreprises du CAC 40 ont ainsi reversé près de 15 fois plus de bénéfices à leurs actionnaire (sous forme de dividendes) qu’à leurs salariés (sous forme d’intéressement et participation).

Arcelor Mittal illustre particulièrement la course à la rémunération des actionnaires puisque le groupe a reversé des dividendes substantiels quatre années de suite entre 2012 et 2015 alors que l’entreprise affichait des pertes.
Deux entreprises dans lesquelles l’Etat est actionnaire, Engie et Veolia, se distinguent pour avoir reversé plus de dividendes à leurs actionnaires que ce qu’elles ont réalisé de bénéfices au cours de cette période. Les dividendes versés par Engie à ses actionnaires depuis 2009 ont ainsi représenté plus de trois fois le montant de ses bénéfices et en 2016 le groupe a même versé quinze fois plus de dividendes que de bénéfices.

Cette primauté donnée à la rémunération des actionnaires a pour corollaire une baisse significative de l’investissement qui risque de fragiliser à terme la santé économique des entreprises françaises. Ainsi,en 2011 par exemple, alors que les bénéfices étaient en baisse de plus de 10 %, les entreprises du CAC40 ont augmenté les dividendes versés aux actionnaires de plus de 15 % (+5,9 milliards d’euros) et sacrifié leur capacité à investir en la diminuant de plus de 38 % (-17 milliards d’euros).

>Si les entreprises du CAC 40 avaient choisi de maintenir en 2016 le niveau - déjà élevé, de dividendes de 2009, et d’augmenter les salaires des employés plutôt que de maximiser les dividendes des actionnaires, l'ensemble des travailleurs du CAC40 auraient pu voir leurs revenus augmenter d’au moins 14 000 euros sur la période, soit plus de 2 000 euros par an et par employé.

>Loin du mythe du petit porteur, l’analyse des propriétaires d’actions montre que les versements record de dividendes aux actionnaires bénéficient à une minorité fortunée et nourrit ainsi les inégalités : alors que le patrimoine des 0,1 % les plus riches est composé à 90 % d’actifs financiers, ce taux n’est que de 32,6 % sur l’ensemble de la population.
En 2016, les PDG du CAC 40 gagnent en moyenne 257 fois le SMIC et 119 fois plus que la moyenne de leurs salariés au sein de leurs entreprises alors que ce dernier écart était de 96 en 2009.Ces écarts constatés en France sont légèrement plus élevés qu’en Allemagne et sept fois plus élevés qu’en Norvège.
À la télé ils disent tous les jours : 'Y a trois millions de personnes qui veulent du travail.' C'est pas vrai : de l'argent leur suffirait." Coluche
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Re: La véritable contribution des entreprises du CAC 40.

Message par UBUROI »

ma réponse est un copié collé de l'Opinion qui publie cet article:
L’Opinion publie en exclusivité les résultats de la 2e édition de la Contribution sociale et fiscale des entreprises du CAC40 de l’Institut économique Molinari (IEM). L’étude révèle que les grands groupes tricolores ont créé 373 milliards d’euros de richesses pour la collectivité française et mondiale en 2018. Un montant en hausse de 10 % en deux ans. Les salariés en sont les premiers bénéficiaires avec 265 milliards d’euros de revenus, suivis par les Etats (72 milliards) et les actionnaires (36 milliards).

Qui profite de la richesse créée par les entreprises ? Il y a un an jour pour jour, Oxfam relançait le débat avec une étude polémique sur le partage des profits dans les groupes du CAC40. Selon l’ONG, les actionnaires s’approprient plus des deux tiers des richesses, « au détriment des investissements, mais surtout des salariés ». Un travail basé sur « une méthodologie catastrophique » dénonçait à l’époque l’économiste Patrick Artus, qui relevait davantage du manifeste politique que de l’étude scientifique. Oxfam s’est en effet basé sur le partage du résultat net des groupes, sans prendre en compte les salaires ou les impôts versés par les entreprises. Depuis, l’une des co-auteurs de l’étude, l’ancienne porte-parole de l’ONG, Manon Aubry, est devenue tête de liste de La France insoumise pour les élections européennes.

C’est dommage, car le sujet est trop important pour l’instrumentaliser. Les questions de pouvoir d’achat et de répartition des richesses ont été les plus discutées lors du grand débat national. Elles traversent tous les pays qui ont été frappés la crise financière. Et les publications orientées de certaines ONG comme Oxfam qui estime que « les entreprises se trouvent au cœur de la spirale des inégalités », aggravent le décalage entre la réalité des faits et la perception d’une partie de la population.

C’est pourquoi l’Opinion dévoile un travail salutaire de l’Institut économique Molinari (IEM), qui permet de rapprocher la « température réelle » de celle ressentie par les Français. Cécile Philippe, présidente de l’IEM, et Nicolas Marques, directeur général, se sont penchés sur la contribution sociale et fiscale des entreprises du CAC40, cette fois-ci en prenant en compte l’ensemble des participations des grands groupes, en France et à l’international.Pour ce faire, ils ont compilé l’ensemble des dépenses de personnel (salaires, cotisations salariales et patronales, prévoyance complémentaire), mais aussi toute l’épargne salariale, tout ce qui revient aux Etats (impôts de production, impôt sur les sociétés, impôts sur les dividendes) et ce qui revient aux actionnaires, classique et étatique.

Premier enseignement, « les entreprises du CAC40 ont créé 373 milliards d’euros de richesse pour la collectivité française et mondiale en 2018 », indique Cécile Philippe. C’est 10 % de plus en deux ans. Deuxième enseignement, contrairement à une idée reçue, les premiers bénéficiaires dans la répartition des richesses ne sont pas les actionnaires mais les collaborateurs des entreprises. Selon les calculs de l’IEM, 70 % de ces 373 milliards d’euros sont revenus dans la poche des salariés du CAC40 (265 milliards d’euros, +10 % en deux ans). Ce montant comprend « 260 milliards d’euros de dépenses de personnels (salaires, primes, protection sociale obligatoire et facultative…), 4 milliards d’euros d’épargne et d’actionnariat salarié et 1 milliard d’euros de dividendes liés à l’actionnariat salarié », détaille l’IEM.

Les Etats arrivent en deuxième position avec 72 milliards d’euros de recettes (près de 20 % de la distribution), dont 29 milliards d’euros d’impôts de production, 33 milliards d’euros d’impôt sur les sociétés et 10 milliards d’euros de fiscalité sur les dividendes. Ce sont eux qui ont vu leurs gains augmenter le plus fortement ces deux dernières années, avec une hausse de 14 %.

« Parmi les Etats bénéficiant du développement des entreprises du CAC40, l’Etat français est particulièrement intéressé », souligne l’étude. En cause, un niveau d’impôts de production – ceux payés avant le premier euro de bénéfice – qui en France est deux fois supérieur à la moyenne de l’Union européenne (3,2 % du PIB contre 1,6 % dans l’UE). En dépit des promesses de le baisser à 25 % en fin de quinquennat, le taux d’impôt sur les sociétés est aussi resté le plus élevé de l’OCDE (33,33 % et même 34,43 % avec la contribution sociale sur les bénéfices de 3,3 %) en 2018.

Au final, les actionnaires n’arrivent qu’en troisième position avec 36 milliards d’euros de dividendes nets d’impôts et de dividendes versés aux salariés. C’est un peu moins de 10 % de la distribution totale des grands groupes. Un montant qui n’a progressé que de 2 % depuis 2016. « Loin d’accaparer l’essentiel des profits, les actionnaires participent à une chaîne de création de richesse collective », soulignent Cécile Philippe et Nicolas Marques.

Même en prenant en compte uniquement le résultat net des entreprises, comme l’a fait Oxfam, les actionnaires arrivent toujours derrière l’Etat. Sur les 84 milliards d’euros de bénéfices du CAC40 en 2018, plus de la moitié est partie dans la poche des Etats avec 33 milliards d’euros d’impôt sur les sociétés et 10 milliards de fiscalité sur les dividendes. Soit 43 milliards d’euros au total quand les actionnaires (hors salariés actionnaires) ont touché 36 milliards d’euros de dividendes nets d’impôts. « On voit bien que cette idée que les actionnaires seraient les grands gagnants du système est absolument fausse », décrypte Cécile Philippe. En toute logique, les salariés arrivent en troisième position avec 4 milliards d’euros d’épargne et d’actionnariat salarié collectif et 1 milliard d’euros de dividendes nets.

La réalité des faits, c’est donc que l’entreprise contribue significativement au bien commun. Même en mettant les salaires de côté, l’Etat profite davantage de la réussite des entreprises que les actionnaires. « En favorisant la création de richesses, l’entreprise permet de faire vivre des sociétés de plus en plus prospères », concluent Cécile Philippe et Nicolas Marques.

Les entreprises ne l’ont peut-être pas assez expliqué. La crise des Gilets jaunes a rebattu les cartes. Beaucoup de grands groupes ont communiqué le montant total de leurs prélèvements à l’occasion de leur assemblée générale. Des primes exceptionnelles ont été versées en fin d’année. La loi Pacte de Bruno Le Maire va permettre de soutenir l’intéressement et la participation des salariés aux résultats des entreprises, renforçant le lien entre performance de l’entreprise et rémunération des salariés. Le marxisme a marqué le siècle dernier. Désormais, il serait bon de comprendre que ce qui est bon pour l’entreprise est bon pour la France.
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: La véritable contribution des entreprises du CAC 40.

Message par Kelenner »

UBUROI a écrit : L'important pour informer les gilets jaunes c'est ça:

L'année dernière, les entreprises du CAC 40 ont créé 373 milliards d'euros de richesses à travers le monde. Sur ce total,
- 265 milliards d'euros sont allés dans la poche de leurs salariés : 260 milliards au titre des dépenses de personnels (salaires, primes, protection sociale obligatoire et facultative…), 4 milliards au titre de l'épargne et de l'actionnariat salarié et 1 milliard de dividendes au travers des actionnaires salariés.

- Les États arrivent en deuxième position, selon l'étude de l'IEM. Ils ont empoché 72 milliards via les impôts qu'ils prélèvent sur les entreprises elles-mêmes, mais aussi sur les dividendes distribués aux actionnaires.

- Ces derniers arrivent en troisième position avec 36 milliards d'euros nets d'impôts.


Un autre point de vue que l'analyse récente d'OXFAM qui partait non pas de la "richesse créée" mais des bénéfices nets!
Je trouve tout au contraire que c'est ce point de vue qui est particulièrement biaisé, et ce n'est pas un hasard s'il est mis en avant par les libéraux de droite d'ailleurs. Ca laisse supposer que "l'entreprise" serait une espèce d'entité autonome, qui produirait des "richesses" par sa seule existence, et dont du coup la majeure partie reviendrait aux salariés -qui du coup seraient bien ingrats de se plaindre-, et seulement quelques pauvres miettes aux malheureux actionnaires. Or cette "richesse" provient bien du travail des salariés, les dépenses en personnel ne sont donc du point de vue de l'entreprise qu'un investissement destiné à dégager un bénéfice, mais ils n'ont pas à entrer en ligne de compte dans l'analyse car sans employés pas de richesses, c'est donc un jeu à somme nulle.

C'est uniquement l'analyse de la répartition des bénéfices qui a du sens, tout le reste c'est de l'enfumage destiné à tronquer la vision des rapports de force réels et surtout de l'évolution de la répartition de cet argent entre travail et capital depuis les 20 ou 30 dernières années.
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Re: La véritable contribution des entreprises du CAC 40.

Message par UBUROI »

Kelenner a écrit :
UBUROI a écrit : L'important pour informer les gilets jaunes c'est ça:

L'année dernière, les entreprises du CAC 40 ont créé 373 milliards d'euros de richesses à travers le monde. Sur ce total,
- 265 milliards d'euros sont allés dans la poche de leurs salariés : 260 milliards au titre des dépenses de personnels (salaires, primes, protection sociale obligatoire et facultative…), 4 milliards au titre de l'épargne et de l'actionnariat salarié et 1 milliard de dividendes au travers des actionnaires salariés.

- Les États arrivent en deuxième position, selon l'étude de l'IEM. Ils ont empoché 72 milliards via les impôts qu'ils prélèvent sur les entreprises elles-mêmes, mais aussi sur les dividendes distribués aux actionnaires.

- Ces derniers arrivent en troisième position avec 36 milliards d'euros nets d'impôts.


Un autre point de vue que l'analyse récente d'OXFAM qui partait non pas de la "richesse créée" mais des bénéfices nets!
Je trouve tout au contraire que c'est ce point de vue qui est particulièrement biaisé, et ce n'est pas un hasard s'il est mis en avant par les libéraux de droite d'ailleurs. Ca laisse supposer que "l'entreprise" serait une espèce d'entité autonome, qui produirait des "richesses" par sa seule existence, et dont du coup la majeure partie reviendrait aux salariés -qui du coup seraient bien ingrats de se plaindre-, et seulement quelques pauvres miettes aux malheureux actionnaires. Or cette "richesse" provient bien du travail des salariés, les dépenses en personnel ne sont donc du point de vue de l'entreprise qu'un investissement destiné à dégager un bénéfice, mais ils n'ont pas à entrer en ligne de compte dans l'analyse car sans employés pas de richesses, c'est donc un jeu à somme nulle.

C'est uniquement l'analyse de la répartition des bénéfices qui a du sens, tout le reste c'est de l'enfumage destiné à tronquer la vision des rapports de force réels et surtout de l'évolution de la répartition de cet argent entre travail et capital depuis les 20 ou 30 dernières années.
Vision gauchiste d'une entreprise que celle d'Oxfam.
Il ne me parait pas inepte de raisonner en faisant ressortir les 3 bénéficiaires de l'activité économique, que sont les salariés, les actionnaires et l'Etat
1/ REMUNERATION DU TRAVAIL
- la rémunération des salariés, constituée de salaires, primes, protection sociale obligatoire et facultative… - notez qu'on oublie les primes d'intéressement
2/ REMUNERATION DU CAPITAL
- la rémunération des dirigeants qui pour des raisons sociales et fiscales sont souvent rémunérés que par le biais des dividendes calculés en €/action, les actionnaires non dirigeants
3/ REMUNERATION DE L'ETAT
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Re: La véritable contribution des entreprises du CAC 40.

Message par lotus95 »

UBUROI a écrit :
Kelenner a écrit : ]

Je trouve tout au contraire que c'est ce point de vue qui est particulièrement biaisé, et ce n'est pas un hasard s'il est mis en avant par les libéraux de droite d'ailleurs. Ca laisse supposer que "l'entreprise" serait une espèce d'entité autonome, qui produirait des "richesses" par sa seule existence, et dont du coup la majeure partie reviendrait aux salariés -qui du coup seraient bien ingrats de se plaindre-, et seulement quelques pauvres miettes aux malheureux actionnaires. Or cette "richesse" provient bien du travail des salariés, les dépenses en personnel ne sont donc du point de vue de l'entreprise qu'un investissement destiné à dégager un bénéfice, mais ils n'ont pas à entrer en ligne de compte dans l'analyse car sans employés pas de richesses, c'est donc un jeu à somme nulle.
C'est uniquement l'analyse de la répartition des bénéfices qui a du sens, tout le reste c'est de l'enfumage destiné à tronquer la vision des rapports de force réels et surtout de l'évolution de la répartition de cet argent entre travail et capital depuis les 20 ou 30 dernières années.
Vision gauchiste d'une entreprise que celle d'Oxfam.
Il ne me parait pas inepte de raisonner en faisant ressortir les 3 bénéficiaires de l'activité économique, que sont les salariés, les actionnaires et l'Etat
1/ REMUNERATION DU TRAVAIL
- la rémunération des salariés, constituée de salaires, primes, protection sociale obligatoire et facultative… - notez qu'on oublie les primes d'intéressement
2/ REMUNERATION DU CAPITAL
- la rémunération des dirigeants qui pour des raisons sociales et fiscales sont souvent rémunérés que par le biais des dividendes calculés en €/action, les actionnaires non dirigeants
3/ REMUNERATION DE L'ETAT
Je ne dirai pas mieux que Kelenner qui a très bien exprimé le non sens de cette étude
pour ma part, cette vision me paraît bien curieuse et orientée de façon à faire mentir l'analyse de l'Ofxam qui doit déranger quelque part... mais ça ne tient ni juridiquement, ni comptablement ...
il ne s'agit pas d'additionner des choux et des carottes en l'occurrence, et assimiler la rémunération contractuelle d'un travail fourni pour créer les richesses à la participation aux bénéfices

les mots ont un sens, et la participation aux bénéfices a un statut et une base bien distincts de la rémunération d'un salarié
Dès lors qu'un accord de participation est obligatoire dans toute entreprise de + de 50 salariés, un salarié bénéficie d'un salaire ET d'une participation aux bénéfices ;
le salaire vient en rétribution d'un travail fourni, la participation vient en sus ... de la même manière qu'un commercial percevrait un fixe et un variable sur résultats

l'Oxfam parle de participation aux bénéfices et de rien d'autre, et établit un comparatif qui a plus de sens que la tambouille de Molinari parce que le calcul se fait sur la même base (résultat net) ;
maintenant plutôt que discuter les chiffres de 2017 seuls, c'est plus révélateur de comparer les évolutions de part et d'autre ; et là, il n'y a pas de débat :
La rémunération des actionnaires a progressé plus de 4 fois plus vite que celle des salariés de 2009 à 2016. En 2016, les entreprises du CAC 40 ont ainsi reversé près de 15 fois plus de bénéfices à leurs actionnaire (sous forme de dividendes) qu’à leurs salariés (sous forme d’intéressement et participation).

et avec les salaires des dirigeants
Depuis 2009, les dividendes et les salaires des PDG du CAC 40 ont respectivement augmenté d’environ trois fois et deux fois plus vite que la moyenne des salaires de leurs entreprises.
La part totale des rémunérations des PDG du CAC 40 directement liée au cours de la bourse atteint 54,5 %et les encourage ainsi à aligner leurs intérêts sur ceux des actionnaires et à privilégier les choix de court-terme visant à maximiser leur rémunération.

sur les impôts
Si les bénéfices des entreprises du CAC 40 ont augmenté de 61 % entre 2009 et 201640, les impôts payés par ces dernières n’ont augmenté que de 28 %. Cela signifie que les bénéfices des entreprises ont en proportion augmenté plus de deux fois plus vite que les impôts payés.

sur les risques
L’ensemble de ces chiffres illustre la course aux résultats de court terme pour rémunérer les actionnaires, et la place prépondérante prise par ces derniers dans la gouvernance des grandes entreprises.
Ce modèle économique qui s’est imposé au niveau mondial n’est ni acceptable ni économiquement performant à long terme.
Il nourrit les inégalités et met en péril la capacité d’investissement des entreprises nuisant ainsi à leur bonne santé sur le long terme. Ainsi de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer un système économique qui va dans le mur.
Des fonds d’investissement s’inquiètent de l’hystérie de la culture des résultats de court terme, à commencer par le Norges Bank Investment Management,le plus grand fonds d’investissement au monde, qui a fait de la modération salariale et de la transparence fiscale l’une de ses priorités.
Du côté des institutions internationales, le Fonds Monétaire International dénonce de plus en plus clairement l’impact des inégalités sur la croissance.
La participation est un dispositif prévoyant la redistribution d'une partie des bénéfices de l'entreprise au profit des salariés. Elle est obligatoire uniquement dans certaines entreprises. Le salarié perçoit une prime dont le montant dépend des règles fixées par l'accord de participation. Le salarié peut demander le versement immédiat des sommes. À défaut, elles sont indisponibles pendant 5 ans. L'accord indique comment les sommes peuvent être placées.

Prime de participation

Le montant de la participation est aléatoire, car il résulte des bénéfices réalisés par l'entreprise.
Après la clôture de l'exercice, l'entreprise calcule la part des bénéfices à distribuer aux salariés (la réserve spéciale de participation). Elle doit utiliser une formule de calcul fixée par la loi. Une autre formule est possible à condition d'être au moins aussi favorable.

La répartition de la prime entre les salariés peut être :
uniforme,
proportionnelle au salaire ou au temps de présence du salarié,
ou combiner plusieurs de ces critères.
Le montant de la prime est plafonné.
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Re: La véritable contribution des entreprises du CAC 40.

Message par UBUROI »

Bla bla autant pour toi que pour Oxfam ou plutôt la mélenchonniste Mannon!

Je n'ai entendu personne , sauf moi, ici et au cours du GDN, réclamé une réforme des règles de calcul de la RSP de participation!

- il faut passer de 0.5 à un coefficient plus favorable: 0.6, 0.7 etc...

Or, nos geignards Ruffin, Faure, Le Pen et autres opposants à l'Assemblée... ne pipent mot là-dessus.

Cette évolution d'ailleurs ne toucherait que les entreprises soumises à la participation! Que dalle pour le garçon coiffeur!

Voilà pourtant une révolution sans violence, sans infâmes gilets jaunes etc...!
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: La véritable contribution des entreprises du CAC 40.

Message par Kelenner »

C'est pas du tout à la hauteur des enjeux et tu le sais mieux que personne. D'une part, ça ne concernerait qu'une minorité de salariés, d'autre part il ne s'agit que de miettes sans réel rapport avec les montants de la valeur ajoutée. Depuis le milieu des années 80, la part du rémunération du capital ne cesse de croître alors que celle des salaires, au mieux, stagne, voire diminue dans de nombreux cas. C'est le nerf de la guerre, on peut bien essayer de noyer le poisson tant qu'on veut ou d'acheter quelques salariés avec des cacahuètes généralement prélevées sur le dos des autres (l'inepte défiscalisation des heures supps en étant un exemple presque caricatural) mais de plus en plus de gens sont conscients des vrais questions qui se posent.
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Re: La véritable contribution des entreprises du CAC 40.

Message par jack127 »

Les actionnaires sont comparables que des parieurs ou à des joueurs de casino. La différence est qu'ils choississent le montant du risque en pariant sur telle ou telle entreprise et la somme qu'ils engagent. Pour un gros actionnaire, le risque est limité sachant qu'il ne mettra jamais toutes ses billes dans le même panier et que l'argent qu'il utilise ne lui ai pas nécessaire. Pour un petit actionnaire, le risque est plus important mais au final, les deux n'ont guère de mérite à profiter d'un système trop avantageux et qui encourage la cupidité. Il arrive même parfois que certains perdent toutes notion de l'argent et sombre dans la folie.
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Re: La véritable contribution des entreprises du CAC 40.

Message par estplula »

Ce sont les actionnaires qui décident, qui choisissent les dirigeants des entreprises. Si l'entreprise ne marche c'est à cause de leur incompétence, ce n'est pas un risque comme un pari sur lequel on a aucune influence.
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Re: La véritable contribution des entreprises du CAC 40.

Message par estplula »

Un exemple: Coca-cola crée soit disant des richesses.
Sommes nous plus riche en buvant du coca plutôt que de l'eau?
Le mot richesse est usurpé, bien des entreprises sont même nuisible à la santé ou à l'environnement.
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Re: La véritable contribution des entreprises du CAC 40.

Message par lotus95 »

UBUROI a écrit : Bla bla autant pour toi que pour Oxfam ou plutôt la mélenchonniste Mannon!

Je n'ai entendu personne , sauf moi, ici et au cours du GDN, réclamé une réforme des règles de calcul de la RSP de participation!

- il faut passer de 0.5 à un coefficient plus favorable: 0.6, 0.7 etc...

Or, nos geignards Ruffin, Faure, Le Pen et autres opposants à l'Assemblée... ne pipent mot là-dessus.

Cette évolution d'ailleurs ne toucherait que les entreprises soumises à la participation! Que dalle pour le garçon coiffeur!

Voilà pourtant une révolution sans violence, sans infâmes gilets jaunes etc...!
le rapport Oxfam va beaucoup plus loin qu'une simple réforme de la participation, il pointe du doigt un creusement des inégalités croissant et un modèle économique court-termiste qui s'étend de plus en plus ; tu devrais prendre le temps de le lire, c'est on ne peut plus édifiant

inégalités salariales entre dirigeants/cadres et employés, écarts entre la participation aux bénéfices des salariés et les dividendes aux actionnaires ... à cela s'ajoutent les stratégies d'évitement de l'impôt par la multiplication des filiales dans les paradis fiscaux et des niches fiscales improductives pour l'économie

autrement dit, une augmentation considérable des bénéfices qui ne profite plus qu'aux actionnaires et dirigeants, au détriment des salariés, les premiers créateurs de richesses, de l'investissement et donc de la pérennité des entreprises, et des Etats.

ça n'a pas de sens de ne lutter que vers une participation plus juste, d'autant plus que cela ne concernerait que les entreprises concernées (+ de 50 salariés) ; il faut avoir une vision globale et mettre en oeuvre des politiques publiques de lutte contre les inégalités dans leur ensemble, parce que plus les inégalités se creusent, et plus on va dans le mur ...
encore une fois, l'économie est un cycle, il ne faut pas l'oublier

à titre d'exemple qui abonde dans ce sens, les mesures accordées aux gilets jaunes génèrent un gain de 0.3% de PIB et permettent à la France d'être à contre-courant de la tendance négative constatée en UE sur le premier trimestre 2019
https://lexpansion.lexpress.fr/actualit ... 75616.html

ce qui tend à prouver qu'une politique de la demande par une redistribution plus juste des richesses est bien plus efficace qu'une politique fondée sur des théories fumeuses de ruissellement


pour finir sur les axes d'amélioration préconisés par l'Oxfam :
Partager plus équitablement les bénéfices entre les actionnaires et les salariés
> Encadrer la rémunération des actionnaires : par exemple, après investissement, la part des bénéfices reversée sous formes de dividendes ne pourrait représenter davantage que la part des bénéfices redistribuée aux salariés.
> Mieux associer les salariés aux bénéfices de l’entreprise : une option pourrait être de réformer les dispositifs d’intéressement et de participation de manière à ce qu’ils soient plus équitables et représentatifs de la contribution des salariés..

Limiter les écarts de salaire au sein des entreprises
> Instaurer la transparence sur les écarts de salaire dans les entreprises (rémunération médiane, distribution des salaires par décile, écarts de rémunération entre les hommes et les femmes).
> Appliquer au maximum un facteur 20 entre la rémunération la plus haute et la rémunération médiane de l’entreprise.
> Limiter les rémunérations les plus hautes des dirigeants et cadres supérieurs. Cela pourrait être réalisé en encadrant les éléments de rémunération qui ne s’appliquent qu’à une catégorie privilégiée de salariés (retraites-chapeau, « parachutes dorés » etc.) et en diminuant substantiellement les éléments de rémunération qui incitent les dirigeants à adopter une vision de court-terme et à maximiser leurs propres intérêts en même temps qu’ils maximisent ceux des actionnaires.
> Assurer un salaire décent à l’ensemble des employés de la chaîne d’approvisionnement : les entreprises multinationales peuvent choisir de privilégier le bien être des employés les moins bien payés en s'abstenant de rétribuer les actionnaires par le biais de dividendes ou de rachats jusqu'à ce que l'ensemble de leurs employés reçoivent un salaire décent.
> Combler le fossé salarial entre les femmes et les hommes.

Réformer la gouvernance des entreprises de manière à rééquilibrer les prises de décisions en faveur des salariés et de l’intérêt général
> Augmenter la représentation des salariés dans les instances de décision en rendant par exemple obligatoire, dans les conseils d’administrations, les conseils de surveillance et dans tous les comités annexes, la présence d’au moins la moitié de représentants salariés dans les entreprises de plus de 500 salariés.
> Explorer les leviers pour inci ter aux investi ssements de long terme : cela pourrait inclure de pondérer le droit de vote des actionnaires en fonction du nombre d’années de détention de leurs titres.
> Reconnaître à l’entreprise d’autres finalités que la recherche du profit en élargissant l’objet social de l’en trepri se pou r pren d re en compte les conséquences économiques, sociales, environnementales et sociétales de ses activités tout au long de la chaîne de valeur.
> Respecter les droits humains dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement en soutenant l’adoption d’un traité sous l’égide des Nations-Unies relatif à l’entreprise et les droits humains.
> Soutenir le changement transformationnel des chaînes d'approvisionnement en privilégiant des fournisseurs ayant une structure plus équitable dans leurs chaînes d'approvisionnement.

Mettre un terme à l’évasion fiscale des multinationales
> Etablir une liste crédible et objective de paradis fiscaux.
> Mettre fin au monopole du ministère des finances en matière de poursuite relatives à des faits de fraude fiscale
(verrou de Bercy).
> Accroître la transparence fiscale des grandes entreprises en adoptant le reporting pays par pays public.
> Evaluer l’efficacité des crédits d’impôts et cesser d’accorder des crédits d’impôts qui ne servent pas l’intérêt général.
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Re: La véritable contribution des entreprises du CAC 40.

Message par UBUROI »

Partager plus équitablement les bénéfices entre les actionnaires et les salariés
> Encadrer la rémunération des actionnaires : par exemple, après investissement, la part des bénéfices reversée sous formes de dividendes ne pourrait représenter davantage que la part des bénéfices redistribuée aux salariés.
> Mieux associer les salariés aux bénéfices de l’entreprise : une option pourrait être de réformer les dispositifs d’intéressement et de participation de manière à ce qu’ils soient plus équitables et représentatifs de la contribution des salariés..
ça, ça va dans le sens de ce que je pense être la solution dans les boîtes soumises à la PARTICIPATION.
Je note que l'intéressement n'est pas lié économiquement ET comptablement au "bénéfice"... il est d'ailleurs comptabilisé en "charges de personnel". Et là aussi, je suis intervenu pour "rendre obligatoire l'intéressement dans toutes les boîtes" même et surtout dans les TPE ; pour elles, il suffirait de se référer à des accords type négociés au niveau des branches.

Sur le reste, je suis évidemment en accord avec Oxfam sur
- Limiter les écarts de salaire au sein des entreprises
- Réformer la gouvernance des entreprises de manière à rééquilibrer les prises de décisions en faveur des salariés et de l’intérêt général
- Mettre un terme à l’évasion fiscale des multinationales
...et à la fraude fiscale en général en renforçant les coopérations européennes par exemple sur la fraude à la TVA dite "caroussel"
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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